À quoi ressemble mon job à la SNCF, loin des idées reçues

Pourquoi choisir de travailler à la SNCF ? Trois femmes répondent à cette question et racontent leur expérience, et pourquoi elles s'épanouissent dans leur job au quotidien !

À quoi ressemble mon job à la SNCF, loin des idées reçues

En partenariat avec la SNCF (notre Manifeste)

Publié le 19 mai 2020

madmoiZelle et la SNCF

Connais-tu toutes les professions qu’il est possible d’exercer à la SNCF ? Tu te dis qu’en tant que jeune femme, les métiers qui gravitent autour du rail ne sont pas faits pour toi ? Ou tu n’y as peut-être tout simplement jamais songé ?

C’est bien là l’objet du partenariat entre madmoiZelle et la SNCF !

La société nationale des chemins de fer français recrute 4 500 personnes en CDI chaque année, et tous les postes à pourvoir sont tout à fait accessibles aux hommes comme aux femmes.

Chez madmoiZelle, nous avons donc saisi cette opportunité de partenariat pour t’ouvrir un peu plus le champ des possibles.

Si tu souhaites lire tous nos contenus en partenariat avec la SNCF et la découvrir sous de nouvelles coutures, tu peux lire les articles suivants :

Pour moi, la SNCF, c’est l’entreprise qui me permet d’aller travailler tous les jours à Paris en ayant le plaisir de garder comme lieu de résidence une petite ville de banlieue au milieu de la nature.

C’est aussi celle qui me permet d’aller rejoindre mon copain chez lui un week-end sur deux et de survivre à la distance.

Pour d’autres, la SNCF c’est un environnement de travail, des perspectives de formation et de progression, ou l’entreprise qui leur a permis de trouver leur voie et la sécurité de l’emploi !

J’ai donc décidé de donner la parole aux principales concernées, des femmes travaillant à la SNCF qui m’ont expliqué pourquoi elles ont fait le choix d’y bosser.

Pas de routine dans le métier technique de Mathilde à la SNCF

Mathilde a 24 ans, elle travaille à la SNCF dans le secteur de la circulation ferroviaire en tant qu’aiguilleure.

Pour Mathilde, l’orientation n’a pas toujours été facile ; ses choix ne lui ont pas forcément permis de s’épanouir.

Mais quand elle est rentrée pour la première fois dans un poste d’aiguillage, elle a su que c’était ce qu’elle devait faire !

« Depuis le début de ma scolarité, je n’ai jamais réellement su vers quel métier m’orienter. J’ai intégré un lycée général sans que ne se pose réellement la question d’une autre orientation.

Le choix du bac littéraire en première s’est également « imposé » à moi compte tenu de mes résultats assez faibles en mathématiques, malgré un vif intérêt pour la filière « Sciences de l’Ingénieur » au sein de mon établissement.

Après l’obtention de mon bac, je ne savais toujours pas vers quel secteur m’orienter.

Sur conseil de mes parents, et souhaitant intégrer rapidement le milieu du travail, j’ai opté pour un BTS Assistant de Manager.

Je prévoyais de poursuivre mes études dans le domaine administratif en m’orientant par la suite vers une licence professionnelle en communication ou management.

Une partie de moi se sentait frustrée par ce cursus et par ces choix, j’avais le sentiment de choisir mes études non pas par conviction ou passion, mais par une certaine forme d’obligation.

J’ai intégré le service administratif et managérial du poste d’aiguillage de la gare de Bordeaux-St-Jean dans le cadre de mon BTS en alternance.

Après la journée d’accueil des nouveaux embauchés au sein de notre direction, j’ai été accompagnée jusqu’à mon nouveau service pour procéder à sa visite et à la rencontre de mes nouveaux supérieurs.

Lorsque j’ai pénétré dans le poste d’aiguillage de la gare, la salle opérationnelle, je me souviens avoir été extrêmement impressionnée : les agents sont face à une douzaine d’écrans, c’est une grande pièce assez spectaculaire.

Immédiatement, j’ai été saisie par cette atmosphère et cela m’est apparu comme une évidence : « il faut que je fasse ça » !

Après m’être renseignée sur le métier d’aiguilleure, ce sont les responsabilités, l’aspect très technique et « concret » finalement de faire circuler à proprement parler les trains qui m’ont réellement séduite.

J’ai eu un coup de cœur pour l’environnement de la Circulation Ferroviaire et plus particulièrement pour ces métiers si peu connus du grand public. »

Pour Mathilde, postuler au job qu’elle voulait obtenir fut un vrai challenge, puisque selon son entourage (et à cause des préjugés parfois accolés aux métiers techniques de la SNCF), cela ne correspondait pas à son profil :

« Je me heurtais à des réponses assez sexistes, peu encourageantes comme par exemple :

– Ce n’est pas plutôt un métier d’homme, ça ?

– Tu n’auras pas la force de manœuvrer les leviers, c’est un truc de mec.

– Le milieu technique, ce n’est pas vraiment fait pour les femmes.

Et tous ces échanges m’ont fait douter de mes capacités à exercer dans ce secteur.

Ce sera grâce à la découverte du réseau interne SNCF au Féminin que j’ai finalement repris confiance en moi et décidé de réellement me lancer.

J’ai rencontré par le biais de ce réseau des femmes évoluant dans ces secteurs techniques, ce qui m’a rassurée, et j’ai décidé d’utiliser toutes ces réflexions négatives et sexistes comme une force. »

Ce qu’elle aime le plus dans son travail, c’est qu’il l’éloigne de la routine et qu’il lui permet une stabilité non-négligeable :

« L’entreprise SNCF regorge d’une multitude de postes différents, techniques ou non.

À l’heure où, je pense, de plus en plus de jeunes veulent exercer des métiers différents, l’entreprise permet de changer de métier en interne.

De plus, le déroulé de carrière est possible : il est tout à fait envisageable d’intégrer l’entreprise avec un niveau bac et de passer en interne les examens supérieurs pour évoluer plus rapidement vers des postes de cadres.

J’aime énormément l’aspect changeant de ce travail. Chaque journée est différente : cela peut être la circulation d’un train militaire ou de surveillance du réseau, de gros travaux…

Chaque saison apporte également ses particularités !

En hiver, il faut dégivrer les caténaires ou déneiger les aiguilles. En automne, il faut surveiller le risque de patinage avec les feuilles mortes. En été, il faut être attentive aux rails compte tenu de la chaleur.

Notre réglementation est en constante évolution et nous devons continuer de nous former, conserver nos compétences sur des procédures peu souvent appliquées. »

Marion, commerciale dans la grande famille des cheminots

La deuxième personne à témoigner est Marion, 27 ans, agente commerciale en gares en Île-de-France.

Ses missions sont nombreuses : accueillir, informer, assister les voyageurs en situation normale et perturbée (incidents, travaux…), gérer les flux voyageurs, vérifier et maintenir les équipements en gare, veiller à la régularité et à la sécurité…

Bosser à la SNCF, ce n’était pas son premier choix, mais elle y a largement trouvé son compte :

« Je n’avais pas d’orientation définie : à la base je souhaitais continuer dans la voie artistique mais les études supérieures y sont trop onéreuses. Je cherchais encore ma voie quand j’ai découvert l’entreprise SNCF.

J’ai postulé pour travailler en tant que saisonnière l’année de l’obtention de mon bac en 2011. J’ai tenu un poste d’agente commerciale en gare après avoir eu une formation.

Ensuite je suis rentrée à l’université mais après 3 mois, j’ai arrêté mon cursus car ça ne me plaisait pas et j’ai recontacté la SNCF pour y travailler le temps de trouver un autre cursus ou formation…

Du moins c’était mon idée de base. Au final, j’ai souhaité y rester après quelques mois en poste en tant que remplaçante.

Le poste, l’entreprise, le contact client, les responsabilités, tout ça me plaisait, et après avoir fait mes preuves, ainsi qu’un entretien, j’ai pu signer mon CDI le 31 janvier 2013 ! »

Pour elle comme pour Morgane, électricienne haute et moyenne tension, Mathilde citée précédemment et deux autres personnes qui ont témoigné, l’avantage principal de ce secteur tient dans les horaires décalés et la stabilité de l’emploi :

« C’est un rythme de vie à prendre mais cela permet d’organiser son quotidien différemment et plus facilement que des horaires classiques de travail.

La sécurité de l’emploi est aussi rassurante et il y a aussi les possibilités d’évolution.

Il y a aussi l’esprit « cheminot » dont on entend tant parler : la SNCF c’est une grande famille et on y fait des rencontres formidables, on peut compter sur ses collègues.

Et il y aussi les classiques billets offerts (8 par an) pour voyager en train, mais je ne les utilise quasiment pas ! »

Dans la multitude de missions qu’elle remplit à son poste, Marion apprécie de se sentir utile auprès des usagers et usagères :

« J’aime le contact humain, aider les voyageurs, me sentir utile et au cœur de l’action et du besoin.

J’aime aussi la diversité de nos missions, chaque jour n’est jamais pareil, mais aussi le travail en équipe : pouvoir compter et s’entraider entre collègues. »

Travailler à la SNCF, des avantages qui surpassent les préjugés

Dianeba a 34 ans, elle est agente de la sûreté ferroviaire, et elle partage le point de vue de Mathilde et Marion sur certains avantages à bosser à la SNCF.

La stabilité de l’emploi, la possibilité de reconversion et la pluralité de métiers proposés, et elle rajoute cependant une donnée : la possibilité d’avoir une activité bénévole via l’entreprise :

« La SNCF essaie de mettre en avant l’engagement de ses agents. À côté du métier que l’on occupe, nous pouvons nous engager de manière bénévole avec les mécénats de compétences par exemple.

L’engagement est très important pour moi, j’ai pu intervenir dans des missions locales afin de présenter mon métier et de sensibiliser la jeunesse.

J’ai eu l’opportunité de participer à une opération humanitaire où l’on devait recueillir des denrées alimentaires pour les redistribuer aux plus démunis.

En 2019, j’ai également eu la chance de participer au Rallye Aicha des Gazelles.

J’ai passé les tests de sélection proposés par la SNCF au féminin. Et j’ai pu représenter mon entreprise durant cette course en étant une ambassadrice de la mixité et de la diversité à la SNCF.

Tout ceci pour pour vous dire que mon entreprise ne m’a pas proposé qu’un simple emploi mais elle m’a permis de m’engager dans des opérations qui me tiennent à cœur. »

Comme tout travail, aussi épanouissant soit-il, comporte des inconvénients, Mathilde cite la mobilité géographique qui ne permet pas de choisir le premier lieu d’affectation et la durée d’attente pour le connaître.

Marion, elle, parle des idées reçues et clichés des personnes extérieures à la SNCF sur son milieu :

« Se faire traiter de fainéante quand on se lève à 4h30 et qu’on est debout sur les quais durant la pointe depuis 2h sous la pluie par exemple, c’est difficilement entendable. »

Dianeba quant à elle voit dans les horaire décalés une donnée qui rend parfois le rythme de vie difficile, mais elle partage le point de vue de Marion et elle souhaite casser un autre cliché tenace :

« J’aimerais casser cette idée que la SNCF ne recrute que des enfants de cheminots.

Je suis la seule dans ma famille et mon entourage à être cheminote, j’ai postulé et ma persévérance a fait que j’ai pu atteindre mon objectif ! »

Pour creuser un peu plus la multitude de métiers que propose la SNCF, un autre article spécialement dédié sortira bientôt ! D’ici là, si tu veux postuler ou obtenir plus d’informations, tu peux te rendre sur emploi.sncf.com !

À lire aussi : Comment ne pas trouver sa voie, jamais

Oceane

Oceane

Océane est chargée des témoignages sur madmoiZelle ! Sa passion, c’est vos vies, surtout quand elles lui font réfléchir à la sienne. Elle aime aussi le froid, les arbres et les avocats.

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Commentaires

Nastja

" elle paye pour la valeur qu’elle attribue au travail réalisé (et non à la valeur de la richesse produite)"
Assez logique quand on voit le nombre de métiers qui ne produisent rien niveau richesse. Je ne dis pas ça avec mépris mais comme une bonne partie des métiers dans le capitalisme ne produisent rien, si on devait payer ces gens selon la valeur qu'ils produisent ils toucheraient 5€/mois.

Par contre cette façon de rémunérer ne se retrouve pas seulement dans un système libéral. Les salaires des fonctionnaires ne sont pas forcement calqués sur la valeur de la richesse produite. Ils ont tendance même à être assez arbitraires sans aucune possibilité de négociation. C'est dans un système libéral que tu peux faire varier le salaire selon la "richesse produite" grâce au variable. Les commerciaux ont une part de variable justement en fonction des clients ou des achats qu'ils arrivent à rapporter.
 

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