Comment j’ai survécu à ma relation à distance

Lucie et son copain ont passé 3 ans à distance, et pourtant leur couple en est sorti indemne ! Voici ce qui leur a permis de tenir le coup.

relation à distance

— Publié le 5 juillet

Je suis avec mon mec depuis bientôt 5 ans, dont 3 passés à distance. Rennes-Paris, c’est pas le bout du monde tu me diras. Mais ça reste plutôt relou de ne pas se réveiller chaque jour à côté de la personne qu’on aime.

Alors effectivement, c’est pas la période de notre relation que j’ai préférée. Mais maintenant que mon copain a emménagé chez moi, je peux te confirmer que si, c’est possible de survivre à une relation à distance.

Et je vais essayer de t’expliquer comment ça a marché pour nous.

Relation à distance : accepter que tout le monde ne le vit pas de la même façon

Ce qui m’a beaucoup fait souffrir au début de ma relation à distance, c’est que mon mec n’avait pas l’air de particulièrement mal le vivre, alors que moi si.

Il sortait régulièrement avec ses potes, il faisait des activités avec son coloc’. Moi, je pleurais tout le temps, je me sentais terriblement seule, d’autant plus que je venais d’arriver à Paris et que je ne connaissais personne.

J’avais tout le temps envie de l’appeler pour lui raconter ma journée, et je crois que ça lui pesait un peu par moments. C’était vraiment dur de voir qu’il réussissait à vivre sa vie normalement sans moi.

J’avais l’impression que ça ne changeait rien pour lui de ne pas me voir au quotidien. « Loin des yeux loin du cœur », comme on dit.

Et puis j’ai fini par comprendre que le manque, chacun le gère à sa façon. Ce n’est pas parce qu’il n’avait pas constamment besoin de m’appeler qu’il ne pensait pas à moi.

C’est juste qu’il arrivait mieux à se focaliser sur autre chose parce qu’il était entouré.

Relation à distance : toujours avoir un objectif

Un autre point qui m’a permis de tenir tout au long de ces 3 ans, c’est qu’il n’est pas arrivé une seule fois où j’ai dit au revoir à mon mec sans savoir quand j’allais le revoir à nouveau.

C’est un truc qu’on s’était promis, pour ne pas vivre en permanence dans l’expectative. Ça nous donnait du courage, à chaque fois qu’on reprenait le train, de pouvoir se dire : « À dans deux semaines ».

Mon mec a moins de barbe qu'Hagrid, je te rassure

Et de manière plus globale, on a toujours eu une idée approximative du moment où on finirait par habiter ensemble. C’était l’objectif : pour son stage de fin d’études, il allait venir à Paris.

Voir le bout du tunnel, ça a été essentiel pour tenir le coup au quotidien.

Relation à distance : s’intéresser au quotidien de l’autre

Pendant ces trois années, mon copain et moi, on s’est appelés tous les soirs.

Bien sûr, il y a eu quelques exceptions à la règle mais dans la mesure du possible, on prenait toujours un moment pour se raconter notre journée de vive voix.

 

Là encore, ça a parfois été difficile parce qu’on avait chacun un rapport assez différent au téléphone.

Moi, j’ai tendance à beauuucoup trop parler, à base de « et dans mon panini j’ai eu qu’un seul morceau de poulet, abusé quoi » et autres infos absolument cruciales ; lui, son récit de la journée se résumait souvent à « je suis allé en cours et voilà ».

Mais on a bossé là-dessus chacun de notre côté, en continuant de partir du principe qu’on ne s’appelait que si on en avait envie, et non par habitude ou pour faire plaisir à l’autre.

Et puis ça nous permettait de rester en contact avec le quotidien de l’autre : parler de nos amis respectifs, des restau qu’on découvrait, des films qu’on allait voir au cinéma…

Finalement, c’est ce qui a fait que chacun a continué d’exister dans la vie de l’autre malgré la distance, plutôt que d’évoluer chacun de son côté et de finir par s’éloigner.

Relation à distance : ne pas se mettre la pression

Il faut que je parle de sexe aussi, parce que je te cache pas qu’en relation à distance c’est pas le point le plus facile à gérer.

Le manque, évidemment qu’il existe et qu’il casse les couilles au quotidien. Mais pour moi (enfin pour nous) ça n’est pas vraiment ce qui a posé le plus de problèmes.

Le vrai problème, c’est la pression qui y était liée. On se voyait un week-end toutes les deux semaines, et au début c’était un peu comme si, sans vraiment que ce soit explicite, on essayait de baiser un maximum.

 

On ne se forçait pas vraiment parce qu’on était quand même évidemment contents de se retrouver. Mais c’était un peu comme si on donnait tout pour ne pas regretter une fois qu’on serait de nouveau séparés.

Alors qu’objectivement, si on n’avait pas été à distance, on n’aurait sans doute pas fait l’amour tous les jours. En plus à force, on tombait dans une routine un peu relou et pas très fun, c’était parfois la course à l’orgasme alors que toi-même tu sais, c’est pas le but.

Du coup, au bout de quelques mois, on en a parlé et on s’est mis d’accord sur une chose : quand on nique, il faut que ce soit par envie, pas par peur de regretter. Et how surprising, d’un coup ça allait beaucoup mieux.

Fou comme le fait de communiquer ça aide !

Relation à distance : par-dessus tout, communiquer

Eh oui, la communication, c’est finalement ce qui nous a permis de tenir pendant ces trois longues années.

Que ça soit parler de notre vie, de nos inquiétudes, de nos bonnes nouvelles, de nos doutes, de quand on allait se revoir de la façon dont on faisait l’amour, on a toujours pris le temps de communiquer pour ne pas laisser la distance physique devenir de la distance tout court.

Je sais bien que beaucoup de personnes vivent des distances bien plus importantes que la nôtre, par exemple d’un pays à l’autre, et que chaque relation est différente.

Mais j’espère que ces quelques conseils t’aideront si toi aussi tu vis une relation à distance. C’est une période chiante, mais ça ne dure pas si longtemps que ça. Même 5 ans, qu’est-ce que ça représente dans une vie entière ?

Tiens le coup, et parle-moi en commentaires de ta relation à distance si tu en as vécu ou que tu en vis une en ce moment-même !

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Commentaires

Seii

Le décalage horaire ça peut être extrêmement épuisant. S'appeler tous les soirs devient difficile à la longue. Mon copain se couchait souvent vers 1-2h du mat quand on s'appelait.
Pour une amie dont le copain était au Japon, ils ne pouvait s'appeler qu'entre midi et deux, ce qui n'est pas toujours évident avec les cours.
 

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