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Selon Erika Lust, il faut parler de porno à ses enfants dans une démarche d’éducation sexuelle

La réalisatrice de films X lance une série de guides pour aider les parents à lancer ces conversations.

« Il faut oser parler de porno à ses enfants ! » C’est dans une interview accordée au Parisien le 24 mars qu’Erika Lust, réalisatrice suédoise de films pour adultes féministes, a abordé la question de l’éducation sexuelle.

Cette semaine, avec son mari Pablo Dobner, ils lancent la version française de leur site « The Porn Conversation » (à traduire par « la conversation porno »), un programme construit avec des sexologues et déjà accessible en anglais. Le concept : aider les parents à parler d’éducation sexuelle et de pornographie avec leurs enfants.

Un programme divisé en plusieurs tranches d’âge

Si l’idée peut choquer, elle s’inscrit dans un contexte où la pornographie gratuite en ligne est facilement accessible, puisqu’en 2018, un sondage OpinionWay révélait qu’un enfant sur trois avait déjà été exposé à du contenu pornographique à l’âge de 12 ans.

Ainsi, grâce à son programme, Erika Lust invite tous les parents à oser aborder le sujet avec leur progéniture grâce à trois « guides » destinés à trois tranches d’âge différentes : 8-11 ans, 11-16 ans et 16 ans et plus. La plateforme ne s’adresse pas qu’aux parents, mais peut également être destinée à des professeurs.

« Aujourd’hui, ne pas oser évoquer ce sujet, c’est comme oublier de lui parler des risques de l’alcool, la cigarette ou de la drogue avant sa première sortie en discothèque », affirme la réalisatrice suédoise au Parisien.

Éducation au consentement

Son guide laisse ainsi une grande place à l’apprentissage du consentement. Dans celui destiné aux enfants entre 8 et 11 ans, elle éclaire les adultes sur les différentes façons d’expliquer « le consentement et les limites » mais aussi « l’image du corps » ou « la sexualisation des adolescents ». Le tout, en abordant des cas concrets et en élaborant des scénarios de conversations.

Pour les adultes les plus maladroits ou embarrassés, une alternative à la discussion est possible : elle leur propose d’envoyer un e-mail, un lien vers un article ou même d’installer à son domicile une « boîte à questions » où l’enfant pourra, s’il le souhaite, déposer une question écrite.

À lire aussi : À quand une vraie éducation sexuelle ? Le Planning familial interpelle les candidats

Pour les adolescents, la réalisatrice prévoit dans son guide des conversations sur le type de porno qu’ils consomment, afin, de développer leur regard critique sur la manière dont la vidéo a été réalisée, sur les messages et la potentielle violence véhiculés, les clichés sexistes, comme l’analyse le Parisien.

Pour rappel, en France, si l’éducation sexuelle fait partie des programmes scolaires à raison de trois séances par an, très peu d’élèves en bénéficient, faute de moyens.


Et si le film que vous alliez voir ce soir était une bouse ? Chaque semaine, Kalindi Ramphul vous offre son avis sur LE film à voir (ou pas) dans l’émission Le seul avis qui compte.

Les Commentaires

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Avatar de Budgies
30 mars 2023 à 14h03
Budgies
Je rejoins @Bloem , j'ai vraiment du mal avec la rhétorique du "le porno, ce n'est pas la vraie vie". Parce que si, c'est la vraie vie, dans tous les sens de l'expression. Les actes filmés sont réels, ils sont vraiment arrivés à de vraies personnes, dans la vraie vie. Les personnes qui les regardent sont de vraies personnes aussi. Les pratiques qui y sont montrées sont reproduites et banalisées dans la vraie vie.
Donc qu'est-ce que ça veut dire "le porno, c'est du cinéma, ce n'est pas la vraie vie" ? Est-ce que ça veut en fait dire "ne faites pas vous-même ce que vous voyez dans le porno" ? "la vraie vie ne doit pas ressembler au porno" ? Si c'est ça, pourquoi ne pas le dire comme ça, et surtout pourquoi ce serait OK dans la vraie vie des vraies personnes qui font du porno, juste pas chez les consommateurs ? C'est bien qu'il y a un problème avec ce qu'on y voit et y fait, si on estime que ça ne devrait pas être reproduit. Pourquoi c'est OK si c'est filmé ?
Je n'ai pas été exposée au porno particulièrement jeune, je n'en ai consommé qu'un petit peu à la fin de l'adolescence, de mon propre gré, et je n'estime pas avoir eu de conséquences négatives de ces visionnages volontaires.
Mais j'ai, comme la plupart des gens je pense, été exposée à la culture porno qui va avec très, très jeune.
Contenu caché du spoiler.
Le pire, c'est que ce n'étaient pas des pervers pour la plupart, c'était des gars normaux, qui trouvaient juste ça normal. Parfois c'étaient des amis, parfois ça me faisait rire (j'avoue toujours pouffer quand je repense à un pote qui s'était tellement conditionné au porno que le bruit de l'ordinateur qui s'allume l'émoustillait ). C'est la vie, c'est comme ça, les garçons regardent du porno, c'est normal, il n'y a rien à y faire. Ben merde, non. Non, ça ne devrait pas être normal ou banal, c'est désastreux. C'est désastreux pour les relations hommes-femmes dans toutes leurs formes, pour la construction de la personne, pour le développement de la sexualité. C'est désastreux pour ce que ça dit de notre société que l'exploitation sexuelle des femmes soit un aspect ordinaire et accepté de la sociabilité masculine, et ça commence avec le porno.
Venir leur parler des formats, des genres, leur dire que c'est du cinéma et que c'est chacun ses goûts, comme si c'était normal, je n'approuverais jamais. Que ça devienne tellement banal que des jeunes pensent que c'est bien et attendu de se faire cracher dessus et étrangler quand on baise, je n'approuverais jamais. Laisser penser qu'on a le droit d'exploiter sexuellement les autres, et surtout les femmes, pour son propre plaisir, c'est non.
"On aime ou on aime pas", oui, et il y a plein de gamins qui aiment lécher les vitres du bus, et on leur dit quand même que c'est dégueu ! Plein d'ados aiment se battre, on leur fait quand même comprendre que c'est pas l'idée du siècle. Il y a plein de choses que les gens aiment auxquelles la société dit stop parce que c'est nuisible aux autres.
Donc oui, parlons de porno aux enfants, qu'ils sachent s'en détourner, pour eux et pour les autres.
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