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Un couple de femmes face à face
Témoignages

Journal de bord d’une PMA, épisode 2 : « À partir de maintenant, la stimulation ovarienne peut commencer »

Mathilde et Amélie ont décidé de se lancer dans un parcours de procréation médicalement assistée pour avoir un enfant. Mois par mois, elles racontent les étapes, les difficultés et les joies de ce grand projet.

Ceci est le deuxième article d’une série qui suit le quotidien d’Amélie et Mathilde dans leur projet de PMA. C’est un cheminement qui peut être long, avec des moments de pause : la régularité de ce carnet de bord suit celle de leurs évolutions dans la vraie vie !

Pour retrouver le début de leur carnet de bord (janvier — juillet 2022), c’est par ici.

Août 2022, une facture qui met en joie

1ᵉʳ août. Ça y est ! Nous avons reçu la facture qui confirme la commande d’une paillette de sperme. En tout, cela nous coûte 975 € : 600 € de paillette, et 375 € de conservation. Nous n’avons jamais été aussi contentes de recevoir une facture aussi élevée !

Petit bémol tout de même : les 375 € de conservation correspondent à 3 ans de conservation et nous ne pouvons pas choisir de ne payer que pour un an.

Quelques jours après, la facture est payée et la paillette est commandée ! Mais tout le processus paraît encore loin : nous n’y pensons pas trop.

Septembre 2022, la paillette est arrivée

22 septembre. Aujourd’hui est un grand jour ! Deux nouvelles importantes dans notre parcours. 

Pour commencer, nous avons eu rendez-vous avec notre médecin traitant. Nous étions stressées à l’idée qu’elle ne veuille pas (ou ne puisse pas) nous prescrire les médicaments et les prises de sang dont nous avons besoin pour avancer dans le processus. Finalement, tout s’est bien passé : nous sommes reparties avec une prescription pour des médicaments (notamment des hormones qui stimulent et bloquent l’ovulation, pour préparer les follicules à la ponction) et des prises de sang pour suivre le cycle de Mathilde.

Seul couac : il faut un médicament qui n’est pas exactement le même en France qu’en Belgique, où nous sommes suivies pour la PMA. Il faudra donc vérifier que tout soit en ordre !

Deuxième nouvelle, la paillette de sperme que nous avions commandée est arrivée en Belgique ! Il aura fallu un mois et demi pour la recevoir. C’est une très bonne nouvelle, car cela signifie qu’à partir de maintenant, la stimulation ovarienne peut commencer quand on le veut. On est très heureuse de ces événements, et on a hâte de commencer les traitements !

Il n’y a plus qu’à regarder nos agendas pour savoir sur quel cycle nous allons commencer. Ce sera probablement en novembre. Mathilde est en train de reprendre une ferme, et comme les traitements hormonaux peuvent être éprouvants pour le corps, elle veut être disponible et ne pas avoir trop de travail physique pendant la stimulation. Ça tombe bien : entre novembre et février, elle travaille beaucoup moins, voire pas.

Octobre 2022 : allers et retours d’ordonnances

Armée des ordonnances françaises fournies par notre médecin traitant, nous allons à la pharmacie. Là, la pharmacienne nous informe qu’elle ne peut pas nous donner les médicaments, car ceux-ci ne peuvent être prescrits que par des gynécos… Retour à la case départ ! 

Sur le coup, nous ressentons un mélange de déception et d’agacement. Cela nous a semblé bizarre que notre médecin ne sache pas qu’elle n’avait pas le droit de nous prescrire ce genre de médicament.

Novembre 2022 : Tutos YouTube et injections

Il faut quelques semaines pour retourner chez notre gynéco afin d’obtenir ces ordonnances, puis retour à la pharmacie.

On commande les médicaments, car ils ne les ont pas en stock. Deux jours plus tard, nous apprenons que l’un d’entre eux est en rupture de stock nationale. Il nous faut alors reprendre contact avec la clinique belge, qui nous donne le nom d’un médicament équivalent.

La boucle repart : on rappelle notre gynécologue pour avoir les bonnes ordonnances, et nous repartons de la pharmacie quelques jours après avec tout ce qu’il nous faut. C’est un vrai soulagement !

Dans la pratique cependant, nous avons quelques doutes. Les médicaments de Mathilde sont à prendre par injection et lorsqu’elle a demandé des informations à la pharmacienne sur la manière de procéder, celle-ci lui a répondu de manière floue et inexacte. Le soir, nous avons donc dû regarder des vidéos tutos sur YouTube pour savoir comment mélanger poudre et solvant, doser, puis injecter avec une seringue.

27 novembre. À quelques jours du début du traitement, qui correspond au premier jour des règles, nous prenons conscience que deux analyses (qui doivent êtres effectuées au jour 2 et jour 9 du cycle) tomberont un dimanche. Sauf que pour chaque examen, nous devons envoyer les résultats à la clinique belge avant 13 heures.

Lundi, 28 novembre. C’est le stress. On appelle les labos, hôpitaux et cliniques autour de chez nous, tous sont fermés le dimanche… On est à cinq jours du début du traitement, et c’est un peu la panique : est-ce que cela va nous obliger à tout décaler ? On espère que le cycle de Mathilde va arriver avec un ou deux jours de retard.

Stressées, nous appelons la clinique belge dans la journée pour savoir comment procéder. On nous a répondu avec beaucoup de calme et de gentillesse que ce n’est pas grave : nous pouvons faire les prises de sang et échographies la veille ou le lendemain du jour prévu. Ils savent que les services médicaux sont fermés le dimanche et ont l’habitude de procéder ainsi avec les couples étrangers !

C’est Mathilde qui va subir les traitements, et elle n’est pas très sereine à l’idée de devoir se faire ses injections seule. Ce sera le challenge du mois de décembre ! Amélie essaie de trouver des solutions et des informations, de la rassurer… Heureusement, ces moments parfois stressants ne créent pas de tensions entre nous.

Nous sommes rassurées, et attendons le début du prochain cycle avec impatience ! 

Les ressources de Mathilde et Amélie

À chaque article, Mathilde et Amélie partagent les ressources qui leur ont été le plus utiles dans leur parcours des derniers mois.

Et, comme le mois dernier, l’association Les enfants d’arc-en-ciel et le compte Instagram Demande à tes mères.

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Les Commentaires
6

Avatar de Giogio
1 décembre 2022 à 17h58
Giogio
Perso mes injections elles sont faites par une infirmière ou ma femme, je stressais de ouf au début mais en fait l'aiguille est vraiment giga fine mais je sens rien (sauf quand le produit est vraiment trop froid ça me chatouille un peu et j'ai eu mal pour la première piqure d'ovitrelle) mais sinon tranquille. L'infirmière l'a fait une fois avec ma femme mais le petit papier qui explique est top et il y a plein de tutos en ligne.
Bon courage à vous, perso ici c'est la deuxième, je suis fatiguéee des allers retours et des médocs, mais à la fin ça en vaudra le coup !
4
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