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Amours

Bipolaires, séropositifs, en surpoids… les invisibles du « marché de la séduction » se livrent

Comment date-t-on quand on est séropo, asexuel ou bipolaire ? L’émission de dating Comment tu dates ? interroge des personnes invisibilisées par le marché de l’amour ou trop souvent réduites à leur différence.

Je me considère comme une experte en drague — et ce depuis que j’ai écrit à un gars qui posait avec deux caniches royaux sur Tinder « Cherches-tu une 3è chienne à promener ? ». Bon finalement, c’était l’ex d’une pote, donc le plan « promenade » est tombé à l’eau. La vie est mal faite.

Cela dit, je ne me plains pas : pour moi ça va. Je suis une femme hétérosexuelle qui rentre « dans la norme », ce qui rend la pêche au chaland relativement simple.

Mais quid des personnes « hors-normes », rejetées, invisibilisées par le marché de la séduction ?

C’est la question qu’explore la journaliste, podcasteuse et comédienne Marie de Brauer, dans son émission Instagram Comment tu dates ? — à voir absolument.

Comment tu dates, l’émission qui donne la parole aux invisibilisés du marché de l’amour

Comment date t-on quand on est transgenre ? Asexuel ? Bipolaire ? Comment date t-on quand on est un ancien détenu ? Quand on est séropo ? Quand on est gros ?

C’est la question que Marie de Brauer, 26 ans, s’est posée.

Pour lui répondre, ce sont bien sûr des personnes concernées qui se sont pressées à son micro, dans un décor fuchsia et crémeux, pour une émission dont les 12 épisodes seront diffusés à raison d’un épisode toutes les deux semaines, à partir du 16 février.

L’occasion pour la jeune femme de tendre la perche (qu’on voit littéralement dans le champ du premier épisode) à celles et ceux qu’on entend peu, pour qu’ils lui racontent leur rapport à l’amour, au cul et globalement à l’existence. Car ce qui est personnel est en réalité universel.

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Marie, très à l’aise face à la caméra pour avoir déjà incarné le programme La Grosse vie de Marie, sur France TV Slash, avait toujours eu envie d’avoir un programme à elle, mais qui mettrait en lumière les autres :

Ça faisait longtemps que je voulais animer une émission. Ma première intuition, ça a été de parler de grossophobie et globalement des personnes discriminées, des gens qu’on oublie, dont on entend peu parler, ou dont on entend toujours parler de la même manière.

Ainsi, la journaliste a décidé d’utiliser sa popularité pour rendre visibles ceux qui ne le sont pas :

Une fois que La grosse vie de Marie [son émission sur la grossophobie, ndlr] est sortie, j’ai eu la chance d’être un peu exposée. Du coup, j’ai commencé à faire des vidéos sur YouTube et sur Twitch. J’ai pu être moi-même, faire des blagues sur mon célibat, et ça m’a fait du bien.

Tout le monde est lié de près ou de loin à la rencontre et à la sexualité. Alors j’ai eu l’idée de donner la parole à des personnes auxquelles on ne la donne pas ! L’idée c’était de visibiliser des gens en parlant de quelque chose qui concerne tout le monde. Et l’amour, justement, ça concerne tout le monde. 

L’amour et ses pluralités colorent donc, à partir de ce mercredi 16 février, Instagram.

Et c’est Nicolas, jeune homme séropositif (dont je vous conseille le compte Instagram Supersero), qui vient le premier déconstruire les clichés dont il est l’objet autour d’un jus et face à l’éclatante Marie de Brauer.

Un petit bonheur en forme cœur toujours altruiste et jamais misérabiliste dont on a hâte de souper toutes les deux semaines !

Comment tu dates ?, tous les 15 jours sur l’Instagram de Marie de Brauer

À lire aussi : Comme des forceurs, les candidats à la présidentielle vous draguent sur Tinder


Écoutez Laisse-moi kiffer, le podcast de recommandations culturelles de Madmoizelle.

Les Commentaires

4
Avatar de Maadge
22 février 2022 à 23h02
Maadge
Je ne peux pas m'empêcher de trouver ça exagéré de voir en titre que les personnes en surpoids sont invisibilisées... Et quand bien même ce mot représenterait pour celle qui écrit l'article l'équivalent de "obèse" (ça n'est pourtant pas la même chose), je me demande si le terme "invisibilité" ne reste pas tout aussi sévère.
Aujourd'hui 50% de la population est considérée en surpoids dont 17% en obésité. Est-ce que vraiment ces personnes, si nombreuses, peuvent être dites "invisibles" aux yeux de la séduction ou de l'amour ? Ça ne serait pas un peu plus matérialisé concrètement autour de nous ? Je ne sais pas vous mais mon entourage gros a exactement la même vie que les autres du point de vue de la vie sexuelle et sentimentale...
J'ai été obèse et je suis maintenant plutôt en surpoids, et je n'ai pas été sans histoires, sans séduction, sans amour, au contraire... Peut-être que ça me réduit mon nombre de matchs, mais il m'en reste assez pour tenter des aventures, pas besoin d'être dans le top de Tinder pour trouver un prétendant de couette. Et en retour, l'obésité ou le surpoids d'un homme ne me repousse pas du tout et j'ai laissé leur chance à beaucoup d'entre eux. Je ne dis donc pas que notre poids ne compte pas dans nos rapports de séduction, mais que je ne vois pas en quoi cela peut aller jusqu'à être considéré comme absolument "rejetant", "invisibilisant", comme si les personnes grosses étaient forcément ultra malheureuses en amour...
Et finalement, je crois que ça me touche parce que je pense que ce genre de discours, même s'il part de bonnes intentions, renforce des croyances limitantes. Il y a peut-être un déséquilibre, une défaveur a être gros dans un monde où sont encensées les personnes minces, mais ça ne rend pas les choses impossibles, surtout quand on sait combien d'autres personnes grosses il y a sur terre. Et combien d'autres facteurs sont importants dans la séduction. Au final, je trouve ce genre de parole contre productive.
Quand la fille dit qu'elle pécho facilement mais qu'elle est chanceuse par rapport aux gros parce qu'elle est dans la norme, bah ça me vexe. Hé ho, moi aussi je chope hein, et c'est plutôt ce genre de regard misérabiliste qui ne me fait pas de bien ou me fait douter de moi.
Et tiens, pas plus tard que la semaine dernière, un ancien plan cul s'est inquiété quand j'ai dit que j'avais perdu du poids, car il adorait mes formes. unno:
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