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Célib

Oriane, 27 ans, célibataire depuis toujours : « J’ai bien plus envie d’avoir mon propre chez moi qu’un gosse et un mari »

Chaque semaine dans Célib, des personnes de tous genres nous racontent les joies et les questionnements de leur célibat, qu’il soit choisi ou subi. Aujourd’hui, c’est Oriane qui doit composer entre son bonheur d’être solo et les pressions de son entourage.
  • Prénom : Oriane
  • Âge : 27 ans
  • Lieu de vie : une ville à taille humaine dans le nord ouest de la France.
  • Orientation sexuelle et/ou romantique : hétéro

Depuis combien de temps êtes-vous célibataire ?

J’ai eu quelques amourettes sans trop d’engagement, mais on peut presque dire que je suis célibataire depuis toujours/longtemps.

Je suis relativement timide et introvertie, j’ai eu des crushs, du flirt, mais longtemps sans relation officielle. Après une première relation qui a duré quelques mois et qui s’est terminée par ma première grande rupture, j’ai vécu une période de flirt sans engagement, puis une autre où je me dis que je n’ai besoin de personne.

Aujourd’hui, je suis toujours un peu dans cette période. Est-ce par résilience ? Par crainte ? Ou est-ce que cela me convient vraiment ? Je ne pourrais pas donner trop de réponse. Ce qui est certain, c’est que je n’ai pas réellement connu la vie en couple.

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Comment décririez-vous votre célibat ?

Cela dépend. Je peux le vivre super bien. Je suis assez indépendante, j’aime avoir mon propre chez moi, mes habitudes, mon propre rythme, mes propres activités, etc. Je fais beaucoup de chose avec mes amis par période. Mais, parfois, je me dis que ces mêmes activités pourraient être bien avec quelqu’un avec qui je suis intime.

Votre célibat a-t-il une incidence sur votre vie amicale ou familiale ?  

Je parle très peu de ces sujets avec ma famille, ils voient depuis presque toujours que contrairement à mes sœurs, je ne leur ai jamais officiellement présenté quelqu’un. Mais ils ne posent pas de question.

Au niveau amical, c’est parfois plus compliqué, on veut sans cesse me caser. Moi-même, j’ai de plus en plus de mal à gérer certains sujets. Beaucoup d’amies autour de moi sont casées, vont se mariées ou le sont déjà, vont avoir des enfants… Je ne suis clairement pas au même stade dans ma vie et je doute de l’être un jour. Cela créé un écart dans la disponibilité, les préoccupations, l’organisation et à terme, j’ai peur que ça éloigne.

Estimez-vous que le célibat a un impact sur votre moral, au quotidien ? 

C’est changeant. Parfois, je suis extrêmement satisfaite de mon indépendance, de ma vie avec moi-même. Parfois je projette ce que je n’ai pas et j’imagine ce qui changerait si j’étais en couple. Quand je lis des livres, regarde des films et qu’il y a des relations de couple super torride, romantique, etc. il peut m’arriver des coups de mou en mode « moi aussi j’aimerais des bras dans lesquel m’endormir ». C’est hyper fluctuant.

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Pensez-vous qu’être célibataire vous permet des choses que vous ne pourriez pas faire en couple ? 

Oui et non, ça dépend du type de relation instaurée dès le début. Si elle laisse la place à des moments solo, qu’il est possible de garder ses propres sorties entre amis, ses propres passions, ses propres voyages, etc. Il y a néanmoins l’agenda qui est simplifié. Pour les fêtes, notamment, pas besoin de se plier en quatre pour satisfaire la belle famille, trouver des compromis pour que les deux côtés soient vus aussi fréquemment que possible, etc.

Aussi, dans les relations hétéros, le problème de la charge mentale se pose souvent. En tant que célibataire, j’ai ma propre charge mentale, mais uniquement la mienne !

À l’inverse, pensez-vous qu’être célibataire vous empêche de faire des choses que vous pourriez faire si vous étiez en couple ? 

Je pense qu’en couple, je ferais plus d’expériences atypiques, mon quotidien serait moins routinier.

Le lieu géographique où vous vivez a-t-il un impact sur votre rapport aux relations amoureuses ?

Il y a peut être un peu de ça, je suis revenue dans ma ville de naissance et j’ai pas mal de réticence à revoir des personnes du lycée/collège.

Cherchez-vous activement à trouver une relation amoureuse ? 

Non, mais je ressens la pression de mes proches, qui essayent de me caser. Des ami·es qui sont aussi célibataires qui sont dans la recherche et qui en parlent, demandent conseil. Les ami·es qui sont casé·es qui ont l’air d’avancer vingt fois plus vite que moi dans leur vie (une vie normée avec mariage, enfant, maison, etc.). Et plus largement, je ressens une pression de la société. Je suis jeune adulte, mon employeur me demande si je suis en couple avec enfant pour adapter mon salaire. L’accès à la propriété est aussi plus difficile pour une personne célibataire car le foyer n’a qu’un seul revenu. Or, j’ai actuellement bien plus envie d’avoir mon propre chez moi qu’un gosse et un mari.

Le célibat amoureux a-t-il un impact sur votre vie sexuelle ?

Je n’ai pas eu de relation sexuelle approfondie malgré mes anciennes relations. Je suis hyper complexée par ce « manque d’expérience » ce qui est extrêmement handicapant pour débuter une relation à mon âge. À me demander si je suis du spectre asexuel, car en discutant avec des ami·es sur ma situation de célibat, souvent me vient l’interrogation mais « tu n’as pas envie ? ». Et la réponse est « pas tant », c’est plus un manque affectif qu’un manque sexuel que je ressens.

Ressentez-vous une forme d’injonction à être en couple ?

Comme dit plus haut : mon manque d’expérience, de confiance. Aussi, je fais de l’endométriose, ce qui n’aide en rien dans la confiance et l’attrait de toute cette zone dans mon corps. Ainsi qu’un sentiment de manque d’énergie à investir dans cela.

Estimez-vous que le célibat a un impact sur vos finances ? 

Oui, notre société normative est basée sur une organisation familiale à minimum deux. L’accès à la propriété, notamment, est vraiment compliqué en tant que célibataire.

Quels sont vos projets pour le futur ?

Être propriétaire (maison ou appartement), à voir selon le budget car je dois d’abord finir de rembourser mon prêt étudiant. Je veux avoir la satisfaction d’avoir mon propre chez moi, avec ma propre décoration. Et peut-être aussi adopter un animal.

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Les Commentaires

1
Avatar de BravoCharlie
7 juin 2024 à 11h06
BravoCharlie
Note @Charlotte Arce : la réponse à la question "ressentez-vous une forme d'injonction à être en couple" ne colle pas trop, non?
Ca m'énerve tellement qu'Oriane, si jeune, ressente tant de pression à rentrer dans la "vie normée' mariage/enfants/maison (ordre non contractuel). Elle est jeune, elle est indépendante, elle a des projets, je ne comprends pas qu'on souhaite lui imposer un modèle dont on sait qu'il est impossible qu'il convienne à tout le monde. Et puis que cette pression normative soit en plus exercée sur des gens dont la vie / les projets sont déjà plutôt valorisés dans la norme (ex : devenir propriétaire), ça me rend ouf. Que doivent ressentir celleux qui ne veulent rien de tout ça, qui travaillent à créer de nouveaux modèles familiaux, affectifs, de mode de vie ou de travail ?
En fait, la norme mariage/enfants/maison c'est le boss final de la norme, mais on se rend compte que parfois, même celleux qui n'y répondent pas sont quand même vachement dans la norme eux-mêmes et pourtant sont pressurisés.
Ca laisse tellement peu de place à autre chose. C'est tellement limitant sur les possibles vies que l'on peut mener, je sais pas pourquoi mais ça me rend un peu triste, même.
Courage, Oriane, en tout cas. Moi qui ai enfant, mariage et propriété, je ne ressens aucune forme de victoire, de supériorité ou d'accomplissement ultime et j'ai aussi des pressions (réussir la vie pro en bonne cadre d'entreprise, avoir un deuxième bébé...), c'est dire si ces pressions n'ont aucun foutre sens, sois heureuse et fière de tes choix
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