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Une femme souffrant de règles douloureuses // Source : pexels-andrea-piacquadio
Société

1 femme sur 3 a déjà été humiliée à cause de ses règles : quand on vous dit qu’il faut lever le tabou…

Les règles sont douloureuses… de bien des façons. Bien que la parole se libère sur le sujet, une étude de l’IFOP révèle qu’une femme sur trois a déjà été humiliée par son partenaire pendant ses menstruations.

Que ce soit les douleurs physiques, les syndromes prémenstruels, les changements hormonaux… C’est rarement facile d’avoir ses règles.

Une étude menée par l’IFOP en mai 2021 est actuellement relayée sur plusieurs médias. Elle révèle qu’une femme sur trois a déjà été humiliée par son partenaire car elle avait ses règles.

Comme cette période est déjà assez pénible, si l’on rajoute à ça des conflits, du jugement ou une totale incompréhension de la personne avec qui nous vivions, on ne s’en sortira pas.

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Crédit photo : Pexels – Karolina Grabowska – 7692268

Moqueries et remarques désobligeantes autour des règles

L’enquête de l’IFOP, en partenariat avec Intimina, a rassemblé les témoignages de 1010 femmes âgées de 15 à 49 ans. À la question : « Au cours de votre vie, avez-vous déjà fait l’objet de moqueries ou remarques désobligeantes à cause de vos règles ? », 33% d’entre elles par l’IFOP répondent que oui. Ces moqueries proviennent :

  • À 21% de la part de leur conjoint ou partenaire
  • À 16% d’un ami
  • À 15% d’une amie
  • À 14% d’une femme de leur famille
  • À 13% d’un homme de leur famille

Il est intéressant de constater qu’après les moqueries du conjoint, le cas le plus fréquent, il y a aussi un problème d’empathie venant des amis et de la famille — ici sans une large différence entre les hommes et les femmes.

Ce genre de comportement renforce la honte autour des règles, ce qui se vérifie dans l’enquête : 83% des femmes interrogées cachent leurs protections hygiéniques lorsqu’elles vont se changer dans un lieu public, par exemple.

Les conséquences bien réelles des règles et de leurs symptômes

48% des sondées ont déclaré avoir des règles douloureuses. On rajoute à ça 80% d’entre elles se sentant fatiguées, 71% irritables et 64% émotives.

En plus de tout ça, une bonne partie d’entre elles se sont retrouvées forcées de revoir leurs plans durant cette période du mois :

  • 83% ont été amenées à renoncer à un rapport sexuel.
  • 31% ont renoncé à un rendez-vous galant.
  • 28% ont renoncé à sortir entre amis ou amies.
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Crédit photo : Pexels Anna Shvets – 5218033

À la question : « De manière générale, la gêne et/ou la douleur de vos règles vous paraît-elle sous-estimée, estimée à sa juste mesure ou surestimée par… ? », les réponses sont alarmantes.

  • 46% estiment que la douleur est sous-estimée par leurs amis
  • 42% par les membres masculins de leur famille
  • 37% par leur manager ou collègue de travail
  • 31% par leur conjoint ou partenaire

Même si l’étude date de mai 2021, ce n’est pas de l’histoire ancienne : le tabou autour des règles continue d’exister à ce jour.

Des solutions existent pour atténuer les douleurs — le CBD a le vent en poupe ces temps-ci. Mais il n’y a pas de remède miracle adapté à tous et toutes : chaque personne gère différemment cette période qui peut être compliquée pour le corps comme le moral.

Si on ajoute aux désagréments des règles les moqueries, l’ignorance voire le jugement de l’entourage, en premier lieu le partenaire amoureux, impossible de vivre sereinement cette période du mois. Il est donc essentiel de continue à lever le tabou autour des règles, pour que les choses évoluent !

Crédit photo : Pexels – Andrea Piacquadio


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Les Commentaires

17
Avatar de Chaponc
6 février 2022 à 17h02
Chaponc
"Non, il ne faut pas dire humiliée mais machinchose"... Quelle est l'utilité de discuter de la forme alors que c'est le fond de l'article qui compte ? Encore une silenciation d'une problématique féminine, SUR ce forum en plus ?...
Sinon, j'aurais aimé que l'article aille un peu plus loin et propose des pistes : recadrer le partenaire ou le membre de la famille qui pose problème. Comprendre qu'il s'agit d'un"red flag" de la part d'un potentiel partenaire, et considérer cela comme un signal suffisamment grave (ne pas le minimiser).
Et l'éducation des garçons comme des filles au sujet des règles : d'où ça vient, ce n'est pas sale, c'est un signe que l'appareil reproducteur féminin fonctionne, toutes les femmes peuvent être confrontées à un problème de protection hygiénique, ça a un coût non négligeable....
Je ne chipote pas, ce que je veux dire par là c’est que le titre emploi un terme fort, mais que dans l’article, je ne retrouve pas de faits. Ni les chiffres de l’article. Et que du coup je trouve que ça fait un peu titre accrocheur pour ne pas creuser le fond. Qui, moi aussi, m’intéresse. Non, c’est n’est pas tabou, oui, il faut en parler et je le fais au max (je bosse dans un milieu masculin avec des collègues qui refusent même de savoir si leurs filles ont leur règles ou non, donc j’ai du taff). Il faut pas me faire dire ce que j’ai pas dit.
le terme, en gros, je m’en fou. Ce que j’aurais aimé avoir, c’est un lien plus clair entre le titre et l’article.
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