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Cinéma

Les 12 meilleurs films à voir sur Netflix

Parce qu’il n’y a pas que des documentaires sur des serial killers sur Netflix, voici une sélection de films splendides disponibles sur la plateforme, qui combleront toutes vos envies de cinéma.

Alors que le monde entier se fascine pour la petite dernière de la famille Addams, on a plutôt envie de grand cinéma et de grands sentiments.

Vous aussi ? Ça tombe bien : voilà une sélection des plus beaux films disponibles sur la plateforme au sigle rouge.

Get Out, de Jordan Peele

Tout simplement, le meilleur film sur Netflix.

Aux petites chanceuses qui n’ont pas encore vu Get Out et qui ont encore tout à découvrir du film, laissez-nous vous mettre dans l’ambiance. À mi-chemin entre thriller psychologique, comédie et film d’horreur, le film suit Chris, un jeune homme noir qui rend visite à la famille de Rose, petite amie blanche dans leur maison isolée. D’abord frappé par une atmosphère tendu, Chris va être confronté à une série d’incidents de plus en plus inquiétants, qui lui feront découvrir l’inimaginable.

De la micro-agression, du fétichisme à l’insulte, Get Out nous fait éprouver la violence pernicieuse du racisme systémique, sans rien perdre de son goût pour le suspens, l’horreur et l’humour.

De loin l’un des meilleurs films de la décennie.

Entergalactic de Kid Cudi (réalisé par Fletcher Moules)

Simple et passionnant, romantique et sensuel, drôle, visuellelement éblouissant et porté par une bande-originale parfaite, Entergalactic, le film d’animation de Kid Cudi est l’un des meilleurs films de la plateforme.

Il raconte l’histoire de Jabari (une sorte d’alter ego de Kid Cudi). Graffiste, Jabari a été embauché par une grande boite New-Yorkaise pour l’adapter une bande dessinée. Alors qu’il emménage dans l’appartement de ses rêves à Manhattan, il rencontre sa voisine, Meadow. Peur d’être trahie, blessée, de perdre le contrôle, besoin de se concentrer sur soi-même… Tous deux tenteront de résister à l’attirance et à l’affection fulgurante qui les foudroient.

Œuvre incandescente rythmée par la musique de Cudi (Entergalactic est aussi le nom de son album), le film est une véritable osmose visuelle, sonore guidée par le désir, la chaleur et la romance. On vous prévient : vous aurez envie de le regarder en boucle.

Cléo de 5 à 7, d’Agnès Varda

Voici un film qui se déroule en temps réel, entre 17 heures et 19 heures, et qui nous reste en tête pour toujours.

Dans le deuxième film d’Agnès Varda (déjà à l’apogée de son génie), réalisé en 1962, on suit Cléo (Corinne Marchand) une jeune et belle chanteuse frivole. Mais ce jour-là, Cléo est rongée par l’anxiété : elle attend des résultats médicaux et craint d’être atteinte d’un cancer. Il est 17 heures et elle doit récupérer les résultats de ses examens médicaux dans 2 heures. Pour tromper sa peur, elle cherche un soutien dans son entourage. Elle va se heurter à l’incrédulité voire à l’indifférence et mesurer la vacuité de son existence, avant de se tourner plutôt vers l’errance.

De son noir et blanc éblouissant, à son héroine lumineuse, amusante et souvent bouleversante, en passant par son scénario d’une richesse folle, Cléo de 5 à 7 est facilement dans le top 5 des meilleurs films sur Netflix. C’est aussi une très bonne façon de comprendre en 1h30 à peine à quel point, même si l’on ne cesse d’en parler, Agnès Varda mériterait que l’on parle de son cinéma encore dix fois plus.

Les Autres, d’Alejandro Amenábar

Un thriller passionnant avec juste ce qu’il faut de frissons, avec un plot-twist que personne n’a vu venir ? Avec Les Autres, on tient une pépite.

En 1945, dans une immense demeure victorienne isolée sur l’île de Jersey au large de la Normandie, vit Grace, une jeune femme pieuse, et ses deux enfants, Anne et Nicholas.

Les journées sont longues pour cette mère de famille qui passe tout son temps à éduquer ses enfants en leur inculquant ses principes religieux. Atteints d’un mal étrange, Anne et Nicholas ne doivent en aucun cas être exposés à la lumière du jour. Ils vivent donc reclus dans ce manoir obscur, tous rideaux tirés. Un jour d’épais brouillard, trois personnes frappent à la porte du manoir isolé, en quête d’un travail. Grace, qui a justement besoin d’aide pour l’entretien du parc ainsi que d’une nouvelle nounou pour ses enfants, les engage. Dès lors, des événements étranges surviennent dans la demeure…

Searching : portée disparue, d’Aneesh Chaganty

Malgré son titre ringard, Searching – portée disparue est un thriller exceptionnel. Mention spéciale à son twist final stupéfiant mais possible à deviner, à condition d’être attentive aux détails. Du point de vue de la forme, on peut parier que vous n’avez jamais rien vu de semblable à la télé ou au ciné. L’expérience est extrêmement immersive.

On vous laisse juger par vous-même en explorant le labyrinthe du film.

En attendant, voici le topo : Searching se situe au moment où Margot, une ado de 16 ans, disparaît. Malgré un CV brillant, l’inspectrice chargée de l’affaire n’a pas le moindre indice et l’enquête n’avance pas. David, le père de Margot décide de prendre les choses en main en commençant par là où personne n’a encore regardé : l’ordinateur de sa fille.

The 13th, d’Ava DuVernay

L’esclavage et la ségrégation sont les produits d’un racisme si mortifère que l’on ne le tue pas du jour au lendemain.

Dans The 13th, dirigé par Ava DuVernay nous plonge dans le système de justice pénale américain en explorant le lien étroit entre l’esclavage et la persistance du racisme systémique. Le titre fait référence au 13e amendement de la Constitution américaine, qui abolit officiellement l’esclavage, mais laisse une porte ouverte à l’oppression en cas de condamnation pénale. DuVernay dévoile comment cette clause a été exploitée pour maintenir la suprématie blanche à travers l’histoire, conduisant à la criminalisation disproportionnée des communautés noires. Le documentaire croise des interviews et des images d’archives, pour dévoiler les racines profondes de l’injustice raciale dans le système carcéral américain.

Paris, Texas, de Wim Wenders

Un pull rose et un carré blond iconique. Un grand film qui n’a rien perdu de sa puissance émotionnelle.

Dans Paris, Texas, un homme réapparaît subitement après quatre années d’errance, période sur laquelle il ne donne aucune explication à son frère venu le retrouver. Ils partent pour Los Angeles récupérer le fils de l’ancien disparu, avec lequel celui-ci il part au Texas à la recherche de Jane, la mère de l’enfant. Une quête vers l’inconnu, une découverte mutuelle réunit ces deux êtres au passé tourmenté…

Roma, d’Alfonso Cuaron, sur Netflix

ll en a fait du bruit, en début d’année 2020, ce film édifiant en noir et blanc d’Alfonso Cuaron, déjà connu pour avoir réalisé Gravity (et le meilleur film Harry Potter).

Roma, c’est l’histoire d’une famille mexicaine de la classe moyenne qui s’écharpe, s’aime et lutte pour une vie meilleure au début des années 70.

Et pour cause, il s’est envolé jusqu’aux Oscars et y a remporté quelque trois trophées, dont celui du Meilleur réalisateur. 

Personnellement, j’ai vu Roma quelques mois plus tard, et ça a été une vraie claque.

Tout y est beau et émouvant, du regard des membres de cette famille de Mexico aux paysages qui courent vite sur l’écran.

The Power of the Dog, de Jane Campion

Il est passionnant d’observer les transitions dans les filmographies des auteurs et cinéastes, de comprendre comment et où glissent leurs obsessions.

Ainsi, Pedro Almodóvar, surtout connu pour filmer les femmes comme le font peu de réalisateurs masculins, a abandonné ses héroïnes habituelles en 2019 pour présenter au monde Douleur et Gloire, un film essentiellement tourné sur une histoire d’amour dévorante entre deux hommes. Une œuvre spectaculaire, tant dans sa mise en scène que dans le traitement de son propos, qui valait bien un détour de son chemin habituel.

Jane Campion fait cette année de même. Elle quitte quelques instants ses héroïnes bousculées par la vie (et surtout par les hommes) pour explorer un monde très testosteroné.

Dans The Power of The Dog, nommé cette année aux Oscars, la cinéaste explore les relations conflictuelles de Phil et George Burbank, deux frères que tout oppose.

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Autant Phil est raffiné, brillant et cruel, autant George est flegmatique, méticuleux et bienveillant. À eux deux, ils sont à la tête du plus gros ranch de la vallée du Montana. Une région loin de la modernité galopante du XXe siècle, où les hommes assument toujours leur virilité et où l’on vénère la figure de Bronco Henry, le plus grand cow-boy que Phil ait jamais rencontré.

Lorsque George épouse en secret Rose, une jeune veuve, Phil, ivre de colère, se met en tête d’anéantir celle-ci. Il cherche alors à atteindre Rose en se servant de son fils Peter, garçon sensible et efféminé, comme d’un pion dans sa stratégie sadique et sans merci.

Avec une maîtrise singulière d’un récit dont elle est a priori très éloignée, Jane Campion explore les affres de la masculinité toxique.

The Lost Daughter, de Maggie Gyllenhaal

Imaginez un décor de carte postale. Une île grecque, sur laquelle on se projette aisément, munie d’un grand chapeau, de lunettes de soleil, d’un bouquin sous le bras. Voilà les vacances qu’une professeure de littérature comparée, Leda (interprétée par la fantastique Olivia Coleman), a décidé de passer, dans le somptueux The Lost Daughter.

Seule, elle est bien décidée à se faire plaisir, à lire sur la plage, manger au restaurant ou sur sa terrasse de bons plats grecs. Mais c’était sans compter sur une famille américaine dont les rassemblements perturbent le calme apparent de la plage, et dont certains membres n’ont pas envie de s’encombrer de la présence de cette touriste mystérieuse.

Leda commence à développer une légère obsession pour une jeune mère de cette tribu bruyante, Nina (Dakota Johnson), en laquelle elle se reconnaît. Cette dernière n’est que peu libre de ses mouvements, sa fille était sans cesse accrochée à son cou.

Quand la petite va perdre sa poupée, sorte de doudou duquel elle ne peut se passer, les choses vont commencer à se gâter pour tout le monde…

Un film splendide et effrayant sur l’ambivalence d’une mère face à la maternité qui a été primé à la Mostra de Venise et est nommé aux Oscars 2022.

Annihilation, d’Alex Garland

Un peu d’horreur dans cette sélection avec Annihilation, qui lors de sa sortie en salles le 23 février 2018 aux Etats-Unis, Annihilation a fait sensation.

The Guardian en a parlé comme « l’un des meilleurs films de l’année » — ce qui ne l’a pas empêché d’être privé d’une distribution en salles en France. Ainsi, c’est directement sur Netflix qu’a atterri cet OVNI signé Alex Garland, le réalisateur d’Ex machina, qui promettait déjà au réalisateur une carrière soignée et pointue.

Natalie Portman y campe Lena, une biologiste et ancienne militaire dont le mari a disparu depuis un an, et que personne ne réussit à localiser. Lorsqu’il finit par rentrer, il se met à souffrir d’un mal étrange, qui lui fait cracher tout son sang.

Pour lever le voile sur ce qui est arrivé à son époux, Lena participe à une mission top secrète, dans une zone où un mystérieux et sinistre phénomène se propage le long des côtes américaines.

La zone d’où son mari revient.

Une fois sur place, toutes les femmes de l’expédition souffrent d’une sévère désorientation. Elles découvrent vite que les créatures qui hantent les lieux ont subi d’importantes mutations.

En dépit de la beauté des paysages, le danger règne. Elles le savent. Il peut venir de partout mais aussi d’elles-mêmes…

Sans doute l’un des meilleurs films de genre de ces dernières années.

Call Me By Your Name, de Luca Guadagnino

Italie. Été 1983.

Un jeune homme passe ses journées dans la demeure familiale, sorte de villa du XVIIème siècle perdue dans les pins parasols.

Elio Perlman a 17 ans ; il aime lire, flirter avec son amie Marzia, écouter et jouer de la musique classique. Elio a les boucles romantiques ; chez lui, on parle anglais, italien et français. Fils d’un professeur de culture gréco-romaine, et d’une éminente traductrice, il a reçu une très bonne éducation et dispose d’une grande culture générale.

Autant d’atouts qui font de lui un garçon charmant, et surtout très mûr pour son âge.

Un jour, Oliver, un Américain aux qualités physiques indéniables, vient travailler auprès du père d’Elio pour préparer son doctorat. Entre les deux corps réchauffés par le soleil sec de l’Italie, le désir monte…

Call Me By Your Name est un récit initiatique né de la plume de James Ivory (Chambre avec vue) et Luca Guadagnino (A Bigger Splash).

Une sorte de Première Éducation sentimentale, à la Flaubert, tellement brûlante que les draps s’en souviennent (sorry). Car Oliver et Elio vont s’aimer partout et tout le temps, sans se poser beaucoup de questions.

Un film qui a sans doute échauffé plus d’un corps depuis sa sortie en 2018 — bien que depuis, l’un de ses deux acteurs principaux, Armie Hammer, est au cœur d’une affaire ultra-malsaine de harcèlement sexuel et de cannibalisme


Écoutez Laisse-moi kiffer, le podcast de recommandations culturelles de Madmoizelle.

Les Commentaires

1
Avatar de Iridis
26 février 2024 à 09h02
Iridis
J'avais beaucoup aimé Les autres. Et The power of the dog , Get out et Entergalactic sont dans ma liste et j'attend d'avoir assez d'espace mental pour les voir.
0
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