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Cinéma

Les 7 meilleurs films et séries féministes à voir sur Netflix

Vous n’avez pas trop d’inspi pour vos soirées en solitaire, en couple ou entre amies ? On vous aide à vous repérer dans le labyrinthe infernal du catalogue Netflix en vous proposant cette semaine quelques jolis films estampillés féministes.

Si Netflix n’est pas avare en productions horrifiques et autres thrillers des familles un peu bourrins, elle n’oublie pas non plus de faire la part belle au progressisme à travers des fictions mettant en avant des femmes. Voilà notre sélection de films et séries aussi divers et variés que féministes.

Le film Fair Play

Luke et Emily sont employés dans un fonds d’investissement. Chaque jour, plusieurs millions de dollars sont entre leur main, qui déterminent une partie de l’économie mondiale. Parrallèlement à leur travail en commun, ils filent aussi le parfait amour et sont sur le point de se fiancer. Mais lorsqu’Emily est promue parmi les cadres de l’entreprise, leur relation déraille, jusqu’à la destruction.

Imprévisible, subversif et féministe, Fair Play est devenu un vrai phénomène en festival, avant que Netflix ne débourse des millions de dollars pour se l’offrir. Ce film signé par Chloé Domont n’évoque pas des concepts flous et consensuels mais nomme les vrais ennemis du féminisme, en évoquant notamment la misogynie intrinsèque au capitalisme. C’est un film qui montre des hommes boursoufflés par une masculinité face à laquelle ils s’avouent vaincus au lieu de se battre, comme les femmes.

Fair play // Source : Netflix
Fair play // Source : Netflix

La mini-série Captive

Captive est considérée comme l’une des meilleures mini-séries sur Netflix. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que la série est adaptée d’une œuvre de l’autrice Margaret Atwood, à qui on doit notamment The Handmaid’s Tale. Écrivaine incontournable dans le domaine des ambiances délicieusement sinistres et palpitantes, Atwood a publié Alias Grace, un roman psychologique tiré d’une histoire vraie, en 1996.

En 1843, Grace Marks, jeune immigrée irlandaise travaillant comme domestique au Canada, est reconnue coupable du meurtre de ses employeurs, Thomas Kinnear et Nancy Montgomery. Quinze ans après sa condamnation, le Dr Simon Jordan tente de comprendre ses agissements en réalisant avec elle une série d’entretiens, qui plongent le spectateur dans une série de flashback. Mais un élément ne pas aider le docteur : Grace n’a aucun souvenir des meurtres. Le dénouement de la série fait partie des plus appréciés par les spectateurs sur Netflix. En bref, vous ne verrez pas passer les 6 épisodes.

Captive

Le film Moxie

Moxie lève un poing timide, mais un poing tout de même.

Dans cette fiction inspirée par le roman éponyme de Jennifer Mathieu paru en 2015, Hadley Robinson est Vivian Carter, une lycéenne connue pour ne pas faire de vagues. Vivian est bonne élève, pas très fêtarde, et dédie le plus clair de son temps à refaire le monde avec sa meilleure amie Claudia sur les bancs de son lycée en mangeant des sandwichs triangle.

Vivian rêve d’amours transpirantes avec Seth Acosta, qui a pris sept centimètres pendant les vacances d’été, passant de « crevette » à love-interest principal. Mais pas seulement.

Vivian se cherche, veut repousser les contours des cases qui la définissent depuis toujours, désire avoir des opinions moins étriquées.

La faute sans doute à Lucy, la nouvelle élève, bien décidée à ne pas se laisser faire par les garçons du lycée. Parce qu’il faut dire qu’ils ont une attitude plus que répréhensible, ces mecs à l’égo surdimensionné.

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© Netflix

Ils harcèlent les nouvelles, mettent en ligne des « awards » de la fille qui a le meilleur cul, celle qui est la plus « baisable », celle qui est la plus fayote ; ils se permettent des gestes déplacés, des propos lourds de sens, lourds tout court. Pour ne pas dire franchement graves.

Bref, ils règnent en maîtres incontestés sur un institut qui ne les punit jamais. Pire encore, ces bourreaux imberbes sont glorifiés, car capitaines de l’équipe de foot, athlètes, ou simplement détenteurs de pénis !

Ces injustices, ce sexisme primaire, Vivian, encouragée par les révoltes de Lucy et par l’engagement passé de sa mère, a décidé de ne plus leur laisser de place. 

Pour ce faire, elle publie une revue anonyme dénonçant le sexisme dans son établissement scolaire et en dispose des dizaines d’exemplaires dans les toilettes des filles. Dedans, elle incite les meufs à se dessiner des étoiles et des cœurs sur les mains, en signe de coalition.

Exit le patriarcat, bonjour l’égalité et la considération. En tout cas, la lutte pour elles.

Celle-ci sera douce d’abord, plus sévère ensuite, elle sera portée par des héroïnes aux profils très divers, et aussi par Seth, un allié à la cause féministe.

La mini-série Unbelievable

Voici une série aussi révoltante que bouleversante, dotée d’un score faramineux sur les plateformes de notation. Sur Google, Unbelievable recueille 4.9 étoiles sur 5. On y suit l’histoire vraie et terrible de Marie Adler (un pseudonyme dans la série), une jeune femme victime d’un viol dans son appartement. Marie appelle la police. Elle était loin de se douter que ces derniers remettront en doute sa parole à cause du manque de traces laissées par l’agresseur sur le lieu du crime.

De fil en aiguille, la police va faire pression sur la victime jusqu’à ce qu’elle retire sa plainte. Dès lors, le retour de bâton se fera violent et tout l’entourage de Marie, de ses amis à sa famille en passant par ses collègues, la rejettera. Mais la série ne s’arrête pas là, et prend les allures d’une traque sur plusieurs années…

Unbelievable // Source : Netflix
Unbelievable

Le film The Lost Daughter

On change totalement de registre avec ce beau drame multi-nommé aux Oscars, qui évolue dans un décor de carte postale. Une île grecque, sur laquelle on se projette aisément, munie d’un grand chapeau, de lunettes de soleil, d’un bouquin sous le bras. Voilà les vacances qu’une professeure de littérature comparée, Leda (interprétée par la fantastique Olivia Coleman), a décidé de passer.

Seule, elle est bien décidée à se faire plaisir, à lire sur la plage, manger au restaurant ou sur sa terrasse de bons plats grecs. Mais c’était sans compter sur une famille américaine dont les rassemblements perturbent le calme apparent de la plage, et dont certains membres n’ont pas envie de s’encombrer de la présence de cette touriste mystérieuse.

Leda commence à développer une légère obsession pour une jeune mère de cette tribu bruyante, Nina (Dakota Johnson), en laquelle elle se reconnaît. Cette dernière n’est que peu libre de ses mouvements, sa fille étant sans cesse pendue à son cou.

Quand la petite perd sa poupée, sorte de doudou duquel elle ne peut se passer, les choses commencent à se gâter pour tout le monde…

Les mères disséquées par The Lost Daughter sont tout en nuances et révèlent la complexité et l’ambivalence de la maternité. Ce film nous indique que même les femmes avec des enfants peuvent être autre chose que des mères : des intellectuelles, des amoureuses, des personnes qui veulent profiter de ce qu’offre la vie…

À lire aussi : Biberonnée à l’hétérosexualité, le lesbianisme m’a sauvée

Le film Elisa y Marcela

Il est rare que l’on parle des romances ibériques, et pourtant les Espagnols ne sont pas les derniers quand il s’agit de faire appel aux grands sentiments.

La preuve avec le tout délicat Elisa y Marcela de la réalisatrice Isabel Coixet, qui s’inspire d’une histoire vraie.

Celle d’une Galicienne prénommée Elisa Sanchez Loriga qui se fait passer pour un homme afin d’épouser celle qu’elle aime à la folie, Marcela Gracia Ibeas.

Un film trop méconnu et qui mériterait pourtant toute l’attention du public.

Au même titre qu’il s’est attiré les faveurs de plusieurs grands festivals, parmi lesquels la Berlinale où il a été nommé pour l’Ours d’or (s’il vous plaît), le Grand prix du jury, et l’Ours d’argent du meilleur réalisateur.

Une romance lesbienne, qui dresse le portrait intime de femmes nuancées, complexes et passionnantes.

Le documentaire : Les féministes, à quoi pensaient-elles ?

Pour savoir où l’on va, il vaut mieux savoir d’où l’on vient.

Voilà l’une des raisons pour lesquelles les archives féministes sont précieuses. Justement, ce documentaire dispo sur Netflix leur fait la part belle. La réalisatrice Johanna Demetrakas propose une immersion dans le mouvement féministe des années 1970 aux Etats-Unis.

Le gros plus du film, c’est qu’il est en partie illustré par les photographies de Cynthia MacAdams. Connue pour ses clichés en noir et blanc, cette photographe américaine a capturé le portrait de nombreuses féministes en étant particulièrement attentive à leur regard. « Je cherchais des femmes qui avaient de la force et de la douceur dans les yeux », écrit-elle dans l’un de ses livres

Au programme du docu : des archives montrant par exemple des cours d’« économie domestique », où on apprend à cuisiner et s’occuper d’un bébé, de nombreux témoignages évoquant notamment les femmes dans l’industrie du cinéma ou encore l’afroféminisme.

à quoi pensaient les féministes netflix
© capture d’écran Youtube

Et si le film que vous alliez voir ce soir était une bouse ? Chaque semaine, Kalindi Ramphul vous offre son avis sur LE film à voir (ou pas) dans l’émission Le seul avis qui compte.

Les Commentaires

3
Avatar de MissWeird
22 octobre 2023 à 15h10
MissWeird
L'échange est un très beau film mais il est méga dur, je l'ai découvert y'a quasiment dix ans suit à une diffusion sur France 2, faut s'accrocher quand on a le cœur sensible
1
Voir les 3 commentaires

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