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Source : Marie Rouge / Binge
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Judith Duportail : « Associer maternité et couple est une manière de maintenir les femmes dociles » 

Journaliste et autrice féministe, Judith Duportail s’est lancée il y a quelques mois dans l’aventure de la PMA « hors couple ». Aujourd’hui enceinte de jumeaux, elle porte le financement de son essai Maternités Rebelles, dans lequel elle invite à repenser notre rapport à la maternité et à la famille. Interview.

Entre le spectacle Bliss Stories, les multiples podcasts à la parole décomplexée et les comptes Instagram de militantes féministes, un vent nouveau souffle depuis quelque temps déjà sur la maternité et la parentalité. L’objectif ? Bouleverser les codes et nous faire réfléchir toutes et tous à la manière dont on pense et on investit le champ de la famille. 

Journaliste et autrice féministe, Judith Duportail est décidée, elle aussi, à apporter sa pierre à l’édifice. Depuis plusieurs mois, les abonné·es à son compte Instagram peuvent suivre sa grossesse hors couple, depuis son aventure de la PMA qu’elle a entreprise en solo jusqu’à l’annonce de l’arrivée prochaine de « Merveille » et « Trésor », ses jumeaux. 

De la notion surdramatisée d’horloge biologique aux injonctions au body positivisme, en passant par la nécessité de déconstruire les modèles d’amour romantique et de famille nucléaire, Judith Duportail décortique sur Instagram ses réflexions sur la maternité et la famille au sens large. 

Elle développera encore davantage dans Maternités Rebelles, un essai incarné et documenté dont la campagne de crowdfunding se termine le vendredi 30 juin. Publié au printemps 2024 aux éditions Binge, l’essai se veut, selon l’autrice, être une réflexion politique autour de la place des femmes dans la société à travers son parcours personnel. Judith Duportail a accepté de nous livrer son parcours de future mère sola (elle préfère sola à solo) et de répondre à nos questions sur Maternités Rebelles

Interview de Judith Duportail, autrice de Maternités Rebelles (éd. Binge, à paraître au printemps 2024). 

Madmoizelle. Peux-tu nous raconter brièvement ton parcours de PMA solo ?

Judith Duportail. Je préfère dire que j’ai fait une PMA hors couple plutôt que PMA solo parce que je n’aime pas cette idée selon laquelle si on n’a pas de mec, on est forcément seule ou esseulée et qu’on n’a personne autour de soi pour être aidée. Je pense que, comme beaucoup de femmes, j’ai commencé à baliser de l’horloge biologique quand je suis arrivée à la trentaine, et encore plus quand je me suis séparée de mon ex vers 34 ans.

Et là, je me suis retrouvée dans les limbes du monde du célibat. Se retrouver sur le marché de la drague quand tu veux être maman un jour, ça n’est pas facile. Et c’est un peu tabou de parler de ça, car on nous répète qu’il ne faut surtout pas montrer qu’on est anxieuse à cause de cette saleté d’horloge biologique. Il faut avoir l’air cool mais en même temps on nous dit « dépêche-toi ». Or, pour tomber amoureux·se, je pense qu’il faut être un peu léger·ère dans son esprit, il faut être capable de lâcher prise, il ne faut pas être terrorisé.e ! Et on nous dit qu’il ne faut pas montrer aux mecs qu’on est stressée parce que ça n’est pas sexy. Mais ça n’est surtout pas sexy pour soi d’avoir très peur de manquer sa chance pour être mère.

Je voyais le temps passer, et je me disais que ça n’allait pas marcher, qu’il fallait que je réfléchisse à une autre façon de faire. Mon premier réflexe a été de vouloir faire congeler mes ovocytes. Mais je me suis dit que je ne voulais pas attendre 5 ans pour être mère. J’étais prête, je voulais le devenir maintenant. J’ai donc décidé rapidement d’entamer une PMA. 

Pourquoi avoir choisi un parcours de PMA « semi-légal » ? Qu’est-ce que cela implique ? 

La PMA pour toutes les femmes – enfin presque toutes car en sont encore exclues les personnes trans et les personnes grosses – est en théorie légale aujourd’hui. Mais dans les faits, c’est encore très compliqué parce que la loi vient d’être votée, tous les décrets n’ont pas encore été appliqués…

Quelque chose qui était très important pour moi, c’était que mes enfants soient conçus avec un donneur ouvert. Cela signifie que quand ils auront 18 ans, ils pourront lui écrire ou lui proposer de les rencontrer s’ils le souhaitent. Alors attention, dans 20 ans, cet homme aura peut-être changé de vie, il n’aura peut-être pas du tout envie de répondre ou il sera peut-être mort. Donc ce n’est pas du tout comme une rencontre avec un père. Mais je ne voulais pas que ce soit l’obscurité totale quant à l’autre personne grâce à qui j’ai pu être mère.

Aujourd’hui, selon la loi française, les donneurs ne sont plus anonymes, mais dans les faits, comme la loi vient d’être votée, il y a certains CECOS (les centres de PMA, ndlr) qui écoulent encore leurs stocks de petits spermatozoïdes anonymes. Je ne me sentais pas rassurée par le bordel qu’était l’application de cette loi. Il y avait en plus des délais d’attente d’un an, un an et demi minimum… J’estimais que je n’avais pas ce temps à perdre.

Je me suis donc tournée vers une méthode semi-légale. J’ai bénéficié de la générosité d’un gynécologue très engagé, qui fait partie des médecins qui prennent des risques pour nous aider dans nos démarches de PMA. Cela se passe en collaboration avec des cliniques, on ne fait pas ça n’importe comment. Ce sont des gynécos qui pratiquent les PMA dans leur cabinet. Ça peut être dangereux parce que c’est un peu moins encadré que les pratiques à l’hôpital. Cela devrait selon moi faire réfléchir à comment rendre réellement plus accessible la procréation médicalement assistée pour toutes, à l’hôpital, dans les cadres les plus sécurisants possibles, pour qu’on ne se retrouve pas à bidouiller. 

Tu as parlé rapidement de ta grossesse sur Instagram. Pourquoi as-tu fait ce choix ? 

Je partage mon vécu, ma grossesse, mes questionnements dans mon livre Maternités Rebelles et sur mes réseaux sociaux parce que je me considère comme féministe. Et que j’espère, en faisant ce choix, tendre la main aux autres femmes qui sont dans les limbes dans lesquelles j’étais il y a quelques années, pour leur dire de ne pas s’inquiéter, qu’il y a plein de façons d’être mère, plein de façons d’être heureuse, et que l’amour viendra quand il viendra.

Je le partage aussi car ma famille est l’une des choses les plus rebelles, les plus politiques que j’ai faites dans ma vie. Je ne pensais pas que la vie m’emmènerait là. En parler me permet de réfléchir à comment j’en suis arrivée là. Si j’ai pu prendre la décision de faire une PMA hors couple, c’est grâce au travail de toutes les femmes avant moi. Je pense à Aline Laurent-Mayard, à Johanna Luyssen… Et puis à toutes les lesbiennes qui se sont battues dans les manifs pour que ce droit à la PMA soit ouvert à toutes. Je veux moi aussi apporter ma petite pierre à l’édifice.

Est-ce que c’est difficile aujourd’hui d’entreprendre une PMA hors couple ?

Oui, c’est encore difficile de faire une PMA hors couple. Il y a d’abord beaucoup d’attente, il y a de la sélection sur le poids, sur les tests sanguins, sur les niveaux d’hormones… Ceux qui disent que c’est un « caprice » de faire un enfant hors couple ne savent pas à quel point c’est difficile, ni toutes les étapes que l’on doit dépasser.

Et puis, c’est aussi difficile parce qu’on est encore jugées pour ce choix. J’ai, par exemple, une voisine qui est venue me voir pour me dire « Vous êtes enceinte, félicitations ! » et qui a ajouté « Mais vous habitez seule ? » Et quand je lui ai répondu que oui, qu’on était une famille de 3, mes enfants et moi, elle m’a rétorqué « Je trouve que c’est hyper égoïste ce que vous faites ». Je ne m’y attendais tellement pas ! Je pensais qu’elle allait me proposer de l’aide.

Les gens se permettent parfois de porter leur jugement sur la façon dont on mène notre vie, et c’est difficile. Si un jour un de mes enfants a un problème à l’école, s’il est un peu turbulent, je suis sûre qu’il y aura toujours monsieur ou madame-tout-le-monde pour me dire que c’est parce qu’il n’y a pas de mec à la maison. Mais il faut que les gens apprennent, car nous, on ne va pas s’arrêter ! S’ils ne peuvent pas suivre, c’est leur problème. 

As-tu mis en place des stratégies pour te protéger de ces avis non sollicités ?

Ce qui m’aide, pour me blinder, c’est de me rendre compte que toutes ces petites réflexions sont politiques. Il y a ma voisine, mais aussi un infirmier, une vieille tante… Je les appelle « l’armée de la bien-pensance ». Ils viennent pour te ramener à ta place dans l’ordre hétéro-normatif sexiste qui est de dire qu’une femme ne peut pas déroger à la règle, qu’elle ne peut pas faire un bébé en dehors du couple, qu’elle ne peut pas être libre.

Je sais que je me bats pour un message politique. Ma démarche dérange, comme celle de toutes celles avant moi et de mes sœurs qui font pareil. Non pas parce qu’on est moins bien que les autres femmes, mais parce qu’on montre qu’un autre monde est possible. Et ça, il y en a que ça dérange. Et donc me souvenir de ça, ça me donne de la force. 

Je pense aussi beaucoup aux camarades lesbiennes, qui doivent se coltiner ces remarques depuis l’adolescence. Je veux m’inspirer d’elles et lever la tête encore plus haut. 

Quels mots te donnent du courage, te font du bien ? 

Si vous avez autour de vous une femme qui fait une PMA hors couple, il vaut mieux lui dire « Je serai là pour toi », « On peut t’aider », « Tu n’es pas seule »… Parce que c’est ça qui est important à questionner : pourquoi s’organise-t-on dans la société autour du couple ? C’est statistiquement prouvé qu’une fois qu’on est maqué·e, on voit 5 fois moins ses ami·es, notre cercle social rétrécit comme peau de chagrin… C’est tragique que notre société et notre vie soient organisées comme ça, et que tout ce qui nous tire vers l’extérieur, toutes nos passions, on doit les mettre au second plan sous prétexte qu’on est amoureux. Je n’ai pas du tout envie de vivre comme ça. Ce que nos familles montrent, c’est que l’on peut aussi faire communauté, faire corps, faire solidarité autrement. Et je trouve ça extrêmement enthousiasmant. 

Qu’est-ce qui te fait peur en tant que future mère de 2 enfants ? Et qu’as-tu mis en place pour contrer ces peurs ? 

Je suis à quelques semaines, voire jours, de mon accouchement, donc c’est une période de la vie qui est un peu étrange : on sait qu’il va se passer quelque chose d’énorme, mais on ne sait pas quand ni comment. Et comme à peu près toutes les futures mamans, j’espère que je serai à la hauteur, que je serai une bonne maman. J’espère que je serai à l’écoute de mes enfants, que je leur donnerai de la force, que je ne vais pas trop les traumatiser. Et j’espère ne pas faire une dépression post-partum.

L’avantage c’est qu’on a tant parlé de cette période, il y a eu une telle libération de la parole sur sa difficulté, c’est qu’on peut bénéficier de toutes ces connaissances et de toute cette sagesse pour s’organiser le mieux possible. J’ai un calendrier Excel des deux prochains mois pour ne pas passer plus de deux jours sans qu’il y ait de visites chez moi, entre la famille, les ami·es, et les professionnel·les comme les sages-femmes… Je pense qu’on peut s’organiser ! J’ai mis en place un réseau de soutien autour de moi.

Ce que disent beaucoup de femmes, paradoxalement, c’est que le couple isole. Quand on est en couple hétéro classique, le père reste à la maison pendant 18 jours et puis très vite il retourne au boulot. Et les proches viennent une fois, deux fois, mais n’osent pas trop s’immiscer dans l’intimité. On se dit que les jeunes parents sont dans leur bulle. Paradoxalement, nous, comme on fait autrement, on n’a pas d’autre choix que de demander de l’aide, que des gens s’investissent autour de nous.

On vit donc des grossesses et des maternités un peu plus ouvertes vers le monde. Il y a plus d’air dans nos familles. Je suis allée à mes échographies avec des amies différentes, j’ai parlé des prénoms avec ma nièce, je serai accompagnée d’une doula pour mon accouchement… Il y a de la vie autour de moi, c’est joyeux. 

Je ne veux pas romantiser, parfois, j’ai des coups de blues, comme toutes les femmes enceintes. Mais je ne veux pas nourrir ce cliché du fait que si tu n’es pas en couple, tu es forcément une mère célibataire désespérée, toute seule, que plus personne n’appelle. Ce n’est pas vrai. On peut aussi faire les choses différemment. 

C’est pour cette raison que tu n’aimes pas l’expression « faire un enfant toute seule » ? 

Je n’aime pas cette expression car d’abord elle est inexacte. Il n’y a aucune femme sur cette planète qui peut biologiquement faire un enfant toute seule. Il y a quelqu’un qui m’a aidée : le donneur, il a sa place dans notre histoire. Ce n’est pas un père, mais j’ai beaucoup de gratitude pour lui, il m’a permis de réaliser ce rêve de devenir mère. Et puis, comme le dit Johanna Luyssen dans son livre Si je veux (éd. Grasset, 2022), cette expression sous-entend qu’on est seules au monde. Mais c’est faux. 

Tu souhaites dissocier la maternité du couple. Pourquoi la société continue-t-elle aujourd’hui à les associer alors qu’une famille sur quatre est monoparentale ?

Quand j’ai commencé à me renseigner avant de me lancer dans le processus de PMA, c’est que lorsque tu regardes les statistiques, c’est que le modèle qu’on nous présente comme majoritaire – la famille nucléaire – ne représente que 50 % des familles. Mais on reste accrochés à cet idéal. Moi, ce que je crois – et c’est ce que je développe dans Maternités Rebelles – c’est que c’est une façon de limiter le pouvoir des femmes, et que c’est une façon de leur dire « Attention, tu peux bien être libre, mais tôt ou tard, il faudra te ranger car tu ne pourras pas utiliser ton pouvoir suprême d’enfanter ». Je pense que c’est une façon, quelque part, de nous maintenir dociles. 

Que gagnerait notre société en sortant de ce modèle de la famille nucléaire ?

Quand on se plonge dans les modèles de famille et ce qu’ils disent de notre société, c’est très intéressant de voir que la famille nucléaire est un modèle très récent, qui est arrivé avec les Trente Glorieuses, avec la montée du capitalisme. Je pense qu’une des pistes pour penser un autre futur qui ne nous emmène pas droit vers la catastrophe écologiste, c’est de repenser la société, notamment de déconstruire cette famille nucléaire. Nous, les autres familles, nous repensons la notion de communauté, de partage, de vivre ensemble… Nous repensons, par nos modes de fonctionnement, cette utopie consumériste. 

Tu es donc d’accord avec l’adage selon lequel « il faut tout un village pour élever un enfant » ? 

Oui bien sûr ! Je la trouve très belle et très juste. On s’est un peu leurrés de croire qu’il ne faut que deux personnes pour élever un enfant. Il faut un ou des parents bien sûr, mais aussi des oncles, des tantes, des ami.es… Il faut une multiplicité de figures autour d’un enfant. 

Tu évoques aussi sur ton compte Instagram la question de « l’horloge biologique ». Pourquoi est-elle erronée ? 

Il y a toute une partie de Maternités Rebelles que je veux consacrer à cette terreur de l’horloge biologique qui est en fait une notion grandement dramatisée. Notre corps n’est pas une bombe à retardement où, quand on arrive à 35 ans, c’est foutu. C’est un processus à prendre avec beaucoup de pincettes car il ne faut pas dire n’importe quoi. C’est vrai que c’est plus facile de faire un bébé à 20 ans que d’en faire un à 45. Mais pour autant, ça n’est pas impossible d’en faire un passé 35. Quand on se plonge dans les travaux, ou quand on voit comment est présentée de manière dramatique l’horloge biologique dans les médias, on peut se poser la question de « pourquoi » : pourquoi cherche-t-on à nous terroriser ? Elle a commencé à émerger dans les médias dans les années 60, quand les femmes ont commencé à travailler.

Si bien que la féministe Susan Faludi, qui a théorisé le phénomène de « Backlash », estime que pour nous punir de cette liberté nouvelle de pouvoir travailler, produire, être autonome financièrement, cette notion d’horloge biologique est arrivée comme un retour de bâton pour nous maintenir dans un état d’anxiété, et nous donner l’impression que notre corps féminin est en déclin permanent. Par exemple, on parle toujours que les femmes « perdent leurs oeufs », qu’à 30 ans, elles n’en ont déjà presque plus, etc. Or, cette corrélation entre le fait de perdre des œufs et une présupposée infertilité reste à prouver. Car quand on a 15 ans, au début même de sa puberté, on a déjà perdu presque 80 % de ses œufs. Donc laissez-nous perdre nos oeufs, ça ne veut rien dire ! 

Et quand on se plonge dans les études scientifiques, on voit qu’on présente la fertilité féminine comme en déclin permanent car on calcule la probabilité de tomber enceinte par mois. Cela donne des chiffres ubuesques : à 25 ans, on a 25 à 27 % de chances de tomber enceonte par mois, on a 20 % à 30 ans et à 40 ans, c’est moins de 10 %. Dit comme ça, on se dit que tomber enceinte, c’est presque un miracle. Mais si on prend ces mêmes chiffres et qu’on les rapporte à une année, on voit qu’à 30 ans, on a 95 % de tomber enceinte sur une année, on a 90 % à 35 ans et encore 50 % à 40 ans. 

On se rend compte que l’air est moins lourd à respirer autour de soi et c’est ce que je veux développer dans mon livre  : une des entraves au pouvoir féminin dans notre société, c’est de nous maintenir dans cette anxiété et dans notre sentiment que notre corps échoue à maintenir notre fertilité alors que le temps n’aurait pas de prises sur le corps des hommes. Virginie Despentes dit que « les hommes n’ont pas de corps », et je trouve que ça se vérifie vraiment dans la question de la fertilité. Ça se vérifie tellement qu’on est en train de laisser les hommes s’empoisonner. En raison des perturbateurs endocriniens, de la pollution, la qualité de leurs spermatozoïdes est en chute libre, mais tout le monde s’en fout. 

Le crowdfunding de Maternité Rebelles se termine le 30 juin. Peux-tu nous en dire plus sur cet ouvrage à paraître ?

Maternité Rebelles est un essai incarné dans lequel je pars de ma PMA solo pour bâtir une réflexion politique autour de la place des femmes dans la société, de comment on les oblige par l’anxiété à rentrer dans le rang. J’y réfléchis aussi autour de la notion de famille, des limites de la PMA. Pourquoi certaines en sont-elles exclues ? Qu’est-ce que cela veut dire de notre société ? Qui aide-t-on à faire des enfants et qui n’aide-t-on pas ? C’est un livre qui s’adresse à toutes celles  et ceux qui ont envie de mener leur vie librement, qui ont envie de réfléchir à la notion de famille. Et bien sûr à mes sœurs qui ont envie de devenir mères un jour mais n’ont pas envie de rentrer dans le rang. J’espère leur tendre la main. 

Quels conseils donnerais-tu à une personne qui souhaite devenir parent en dehors du modèle du couple traditionnel ?

Je lui conseillerais de consulter toutes les ressources, d’aller sur les groupes Facebook – par exemple « Maman solo » qui est extrêmement bien fait. On n’est pas tous·tes seul·es et il y a énormément de personnes qui se posent ces questions aujourd’hui, il est donc possible de se trouver ses frères et sœurs de pensée ou de combat autour de soi. Et lire mon livre !

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Les Commentaires

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Avatar de hellopapimequepasa
1 juillet 2023 à 23h07
hellopapimequepasa
ces propos sur l'isolement des personne en couple c'est tellement vraians mon club de gr cette années on a pas mal fait de sortie et celle que je retrouvais tous le temps était les célib!d'ailleurs ça fait flipper pour plus tard (oui j'ai pas l'intention de me mettre en couple)
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