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Développement personnel

Pourquoi personne ne m’a dit que c’est HORRIBLE d’avoir 20 ans ?

Après la débâcle de son adolescence, Queen Camille pensait qu’elle allait enfin kiffer l’existence. Mais la vie de jeune adulte recèle aussi bien des tourments !

Je pensais qu’après ma période appareil dentaire/satanisme/teknival d’hormones, le plus dur de ma vie serait derrière moi.

Mais personne ne m’avait prévenue qu’il existe un âge bien plus ingrat que l’adolescence : LA VINGTAINE.

L’adolescence, cette période pourrie célèbre

Mon adolescence a été un savant mélange de rébellion (poster de Marilyn Manson, baggy, T-shirt Che Guevara), de déprime absolue et d’expériences nouvelles incroyablement excitantes.

Je me souviens réaliser tout à la fois le fait que mes parents n’étaient que des personnes, l’injustice du capitalisme, la vanité de l’existence et la nécessité de ne pas mélanger Pastis et vin rouge.

Je me jurais intérieurement de ne jamais devenir une adulte aigrie et blasée et pensais sincèrement avoir tout compris à la vie.

Je me trouvais moche, je me sentais seule, les relations avec mes parents se tendaient et je n’étais pas du tout satisfaite de mon quotidien, entre cours obligatoires et sorties interdites.

Mais à la fois… je m’y attendais. Depuis toujours, j’entendais mon entourage ironiser sur l’inéluctable crise d’ado et la folie que les hormones était censées provoquer chez les jeunes personnes, sans qu’on puisse y faire grand chose.

Je m’étais faite à l’idée que l’adolescence était une période pourrie pour tout le monde. J’attendais donc que ça passe…

Avoir 20 ans : comment c’était dans ma tête

Dans ma tête d’ado, tous mes problèmes seraient réglés en atteignant la majorité.

Mes parents n’auraient plus leur mot à dire, j’aurais mon permis de conduire, mon bac et je pourrais quitter mon bled pour vivre en ville, faire des études et des pool parties.

La vie d’adulte m’apparaissait comme un Eldorado : c’était la liberté.

J’avais pour référence ma mère qui, à 24 ans, était déjà mariée et maman. Je me disais que j’aurais un appart avec du parquet et un travail passionnant.

En fait, je pensais que toutes les questions qui me torturaient au sujet de mon avenir seraient réglées et que je n’aurais purement et simplement plus de problèmes.

Ahahahahah. C’était faux.

Avoir 20 ans : comment c’était vraiment

À 20 ans, j’avais effectivement une vie d’adulte. Une adulte pauvre, mais une adulte quand même.

J’habitais seule depuis 3 ans déjà, je faisais mes courses, je sortais avec un mec beaucoup plus vieux que moi

, j’avais un sac à main, je prenais mes rendez-vous chez le dentiste et je faisais la fête quand j’en avais envie.

Pourtant figure-toi que mes questions existentielles étaient toujours là. EN PIRE.

À 22 ans, diplômée de mon Master Journalisme, j’eus la sensation de devoir sauter dans le vide sans aucun filet.

Après des années passées dans le cadre scolaire, à suivre un chemin bien balisé, je devais choisir quelle direction donner à ma vie dans un contexte de crise économique plutôt angoissant qui n’avait rien à voir avec les débuts de la vie d’adulte de mes parents.

Je flippais terriblement de faire les mauvais choix, de me fermer des opportunités à tout jamais, de passer à côté de ma vie. 

La crise de la vingtaine, personne ne m’en avait parlé

Lorie avait menti en disant qu’à 20 ans on est invicible.

J’étais au chômage et je m’étais déjà fait briser le cœur trois ou quatre fois. Je commençais à comprendre que les relations amoureuses demandaient beaucoup plus de maturité et de travail que je ne pouvais en fournir, et que je n’étais pas près de me poser.

Pour mes parents, j’étais lancée, j’atteignais enfin le but vers lequel j’avais tendu toute ma scolarité et dégoté un boulot de journaliste.

Pourtant mes premiers tafs m’emmerdaient au plus haut point. Je n’aimais pas vivre à Paris, alors que j’avais passé mon adolescence à en rêver. 

Je démissionnais de deux CDI, en me disant que ça commençait mal cette histoire de vie professionnelle, et que le temps allait être long.

Je devais tout construire sans expérience ni confiance en moi et ça me paraissait beaucoup trop difficile à gérer.

Personne ne m’avait parlé des difficultés que je rencontrerais en tant que jeune adulte. Pour tout le monde, il semblait que j’étais maintenant apte à me débrouiller, alors que j’avais terriblement besoin de guides. 

À 25 ans, je revivais ma crise d’ado fois mille, complètement perdue et étouffée par la culpabilité de ne pas arriver à être l’adulte épanouie que j’avais imaginée.

Moi cherchant un sens à ma vie. 

Ce que j’ai retenu de ma vingtaine

C’est le post Instagram d’une jeune fille qui m’a récemment replongée dans les tourments de la vingtaine.

Aujourd’hui, votre vieille Tata Camille a dix ans de plus. Hé oui, 30 ans, bravo, t’as fait math spé ?

Une décennie plus tard, ces tourments existentiels me semblent bien loin, même si, je te rassure, je n’ai pas fini de me prendre la tête avec des questions aussi impossibles que : Qui suis-je ? Où vais-je ? Pk la vi ? 

Mais à présent, comme Cindy, je n’ai plus peur. 

Je mets BEAUCOUP moins de pression, que ce soit sur mon apparence, dans mes relations avec les autres, dans mon travail ou en amour.

À lire aussi : Comment tirer profit d’une crise existentielle (sans trop de dégâts) ?

Je me connais mieux qu’il y a 10 ans, je me fais davantage confiance, j’ai appris à m’écouter et je sais que, quels que soient les chemins que je choisis d’emprunter, je suis capable de retomber sur mes pattes.

Je ne flippe plus de me tromper de direction car je sais maintenant qu’il n’y a pas de mauvaises directions (juste, ne prenez pas d’héroïne svp).

Alors si j’avais un conseil à te donner, toi qui erres peut-être dans les méandres de la vingtaine, ce serait d’apprendre au plus vite à gérer les trucs de la vie d’adulte (tu en es capable et ça n’est pas si compliqué) et de ne pas te coller la pression ou d’exigences surréalistes.

Donne-toi le temps d’avancer comme tu le ressens, comme Jenifer, et tout ira bien.

Et toi, comment tu vis ou imagines tes 20 ans ? 

À lire aussi : J’ai le syndrome de la provinciale : je me sens « plouc » à Paris


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Les Commentaires

32
Avatar de Lilodo
10 juin 2020 à 10h06
Lilodo
Chaque âge a ses challenges et ses difficultés.
Il convient de se focaliser sur le positif.
Personnellement, j'ai eu des moments de merde dans ma vie, mais j'ai aussi eu de supers moments.
Je ne pense pas qu'une décennie soit pire qu'une autre, les pressions sociales qui s'y attachent sont juste différentes et il faut soit s'en foutre, soit les accepter.
J'ai fait le choix de mener ma vie comme je l'entends, et ce qu'en penses les autres ne m'affectent pas et je le vis très bien ainsi Faites vous plus confiance et observez la vie du bon côté =)
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Voir les 32 commentaires

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