Pourquoi il ne faut pas chercher à oublier les pires moments de la maternité, selon la militante Illana Weizman


L'autrice et militante féministe Illana Weizman a partagé sur son compte Instagram un post particulièrement touchant et vrai, pour parler de l'importance de se rappeler aussi des mauvais souvenirs dans la maternité.

Pourquoi il ne faut pas chercher à oublier les pires moments de la maternité, selon la militante Illana WeizmanKristina Paukshtite / Pexels

C’est fou, cette faculté que peuvent avoir les parents à oublier. Je ne parle pas de l’oubli de son enfant à la crèche, ou de l’oubli de prendre un rendez-vous pour le rappel des vaccins chez le pédiatre, mais bien de l’oubli des pires moments que peuvent traverser les parents, et surtout les mères, après la naissance de leur enfant.

Illana Weizman, autrice du livre Ceci est notre post-partummilitante féministe et sociologue, ne veut pas oublier.

Dans un post Instagram très touchant, elle écrit une lettre à son fils de trois ans, pour lui raconter ce qu’elle ressent en faisant défiler les photos de son enfant depuis la naissance, et, en seulement quelques phrases, décrit toute l’ambivalence de la maternité.

L’amnésie sélective décrite par Illana Weizman

Dans son texte, l’autrice se rappelle les premières fois de son fils, que tous les parents ont pu connaître : les premiers mots, les premiers pas, les premières purées, les premiers sourires, les premiers rires, les premiers anniversaires, les premières découvertes.

D’abord émue et nostalgique, elle est également rapidement frappée par tout ce qu’elle a pu oublier, maintenant que le temps a passé. Les peurs, les doutes, la frustration, les pleurs, les nuits hachées, tout ce qui entourait cette période du début de la vie de son fils.

Comme elle le dit très justement, elle se sent frappée par « l’amnésie sélective », mais aussi par sa « maternité complexe et ambivalente ». Plus elle regarde les photos, plus elle se souvient qu’il n’y avait pas que des bons moments, pas que des instants doux et pleins de plénitude.

Nous oublions, peu à peu, les pires moments. Nous oublions le post-partum, nous oublions les angoisses, nous oublions les peurs.

Et tout cela, Illana Weizman ne veut pas l’oublier, même si notre cerveau et notre corps peuvent nous y pousser. Elle veut se souvenir, par « respect pour elle, pour son fils et pour les mères ». Se souvenir de toutes les étapes, de tous ces moments bons, comme mauvais, qui constituent l’histoire entière avec notre enfant.

 

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Manon Portanier

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