Estée Lauder s’offre The Ordinary sur un plateau, et on se pose des questions


Estée Lauder passe de 29% à 76% de parts au sein du groupe canadien Deciem qui détient notamment la marque The Ordinary. Une nouvelle qui ne nous ravit pas franchement...

Estée Lauder s’offre The Ordinary sur un plateau, et on se pose des questions

Après avoir annoncé clore définitivement le chapitre Becca Cosmetics il y a quelques jours (à notre grand désespoir), Estée Lauder augmente sa part d’investissement dans le groupe multi-marques Deciem.

Si ce nom ne vous est pour l’instant pas très familier, vous connaissez probablement celui de l’une de ses marques phares, The Ordinary.

Fondé en 2013 à Toronto par Brandon Truaxe, le groupe Deciem dispose de ses propres laboratoires de fabrication, de ses sites de e-commerce, de ses magasins et de ses infrastructures marketing — des éléments rassurants pour Estée Lauder Companies, qui espère devenir incubateur de marques de cosmétiques ciblant les millénials.

 

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Estée Lauder x Deciem, une bonne nouvelle ?

Si Estée Lauder se lance pleinement dans l’aventure Deciem, cette décision n’est pas au goût de toutes les aficionados de la marque. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que le groupe américain n’a pas toujours très bonne réputation. 

Clamant faire partie des premières sociétés de cosmétiques à supprimer les tests sur les animaux, elle ne dispose pourtant que de 6 marques identifiées comme étant vraiment cruelty free : Aveda, Becca (snif), Bumble and bumble, LE LABO, Smashbox et Too Faced.

Pour toutes les autres (notamment commercialisées en Asie) la marque écrit noir sur blanc sur son site Internet : 

« Les essais sur les animaux pour les produits cosmétiques existent si un organisme de réglementation en exige l’évaluation de l’innocuité ou réglementaire. »

Des règles encore trop laxistes selon certaines et qui, on l’espère, n’auront pas de conséquences sur l’intégrité de The Ordinary, dont la réputation est encore très clean de ce côté là ! Affaire à suivre.

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Barbara Olivieri

Barbara Olivieri


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Commentaires

mailiseli

Je suppose qu'ils n'iront pas se tirer une balle dans le pied en changeant les procédures de contrôle d'un groupe qui "dispose de ses propres laboratoires de fabrication" pour les rendre cruelty-pas-free, si ?
 

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