J’ai laissé carte blanche à ma coiffeuse, je l’ai amèrement regretté

Récemment, Philou a décidé de changer de tête. Ne sachant pas trop pour quelle couleur opter mais tentée par un changement radical, elle a décidé de faire confiance à sa coiffeuse. Grosse erreur...

J’ai laissé carte blanche à ma coiffeuse, je l’ai amèrement regretté

Je suis une personne plutôt raisonnée et qui a tendance à réfléchir pas mal avant de prendre une décision importante.

Seulement voilà de temps en temps, un élan d’impulsivité s’empare de mon esprit et il m’arrive de faire des actions plus moins débiles sur un coup de tête.

La dernière en date ? Un changement capillaire radical qui a viré à la catastrophe.

L’origine de mon drame capillaire

Après avoir décoloré mes cheveux en blond polaire et en avoir perdu la moitié, avoir survécu à un atroce balayage râté, ou encore avoir essayé une coloration de supermarché qui a viré au roux délavé ignoble… je m’étais promis il y a quelques mois de ne plus jamais faire subir un tel sort à mes cheveux.

Mais une idée me trottait tout de même dans la tête ces dernières semaines : m’essayer au rose pastel.

Cette envie de transformer ma chevelure en barbapapa était telle que j’ai fini par remettre ma promesse de ne plus rien infliger à mes cheveux en question.

Je me confortais dans cette idée en me disant que :

« D’un côté si je ne le fais pas à 21 ans, je ne le ferai jamais. »

La tentation était d’autant plus grande qu’avec mon nouveau boulot et ma nouvelle vie, j’avais vraiment envie de changement.

C’est ainsi que je me suis rendue dans un premier temps au supermarché pour acheter une coloration temporaire que je me suis empressée de m’appliquer sur le crâne en rentrant du boulot.

Mais à ma grande déception, la coloration n’a absolument pas tenue et mes cheveux ont gardé l’exacte même teinte qu’avant.

Ni une, ni deux, j’ai profité de la perspective de mon retour chez moi, pour prendre rendez-vous chez le coiffeur.

Le rendez-vous chez le coiffeur : de l’excitation…

Moi juste avant de rentrer chez le coiffeur

Excitée comme une puce, j’ai tapé « coiffeur coloration cheveux roses » dans la barre de recherche et ai pris rendez-vous dans un salon réputé pour le samedi midi.

C’est avec la même excitation que je me suis rendue à mon rendez-vous, le jour venu, et que j’ai expliqué à la coiffeuse mon projet. Mais je suis rapidement redescendue.

La coiffeuse m’a expliqué que pour m’assurer un rose qui tienne plusieurs mois, il fallait prendre plusieurs rendez-vous pour décolorer mes cheveux jusqu’au plus clair de leur capacité avant de les teindre.

Or, je n’avais pas le temps, l’argent, la patience, ni l’envie de me (re)niquer les cheveux, ce que ce processus nécessitait. Je me suis alors laissée convaincre de changer de projet.

J’ai d’abord pensé repartir sur un blond, mais après réflexion je me suis dit que j’avais vraiment envie de changer de tête. Je n’avais en revanche aucune idée sur la couleur que je voulais.

Très professionnelle, la coiffeuse m’a fait une liste de mes options.

« Tu as les yeux verts, ok, donc voilà ce qui pourrait bien t’aller. Tu portes plutôt quelle couleur ? Tu te maquilles plutôt comment ? Ça, ça te plaît ? Et ça ? »

Après m’avoir posé une série de questions pointilleuses et montré quantité de photos modèles pour savoir ce qui pourrait me convenir, la coiffeuse semble avoir trouver la couleur qu’il me faut.

Elle paraît hésiter entre un blond très clair et un caramel chaud aux reflets cuivrés pour mettre mes yeux en valeur. J’étais ravie.

Joueuse, je lui dis que je lui fais tout à fait confiance, lui donnant pour seule contrainte :

« Pas de brun et pas de couleur trop wtf. »

Je crois même lui avoir dit :

« Régale-toi. »

GROSSE ERREUR.

Elle me propose alors de faire une expérience « à l’aveugle », la laissant me teindre sans voir ce qu’elle fait et découvrir mon reflet dans le miroir une fois terminé.

Petit extrait de mes stories Instagram

…au désespoir

Eh oui, je sais, je t’entends d’ici, chère lectrice, t’épouvanter devant ma naïveté.

Et c’est vrai, j’ai été naïve et bien trop optimiste en laissant carte blanche à une coiffeuse que je ne connaissais pas.

Mais que veux-tu ? J’aime ce genre de frissons et j’avais vraiment confiance en cette coiffeuse qui avait l’air de savoir parfaitement ce qu’elle faisait.

Pendant les deux heures de pose, je ne tenais pas en place, je la gratifiais de mes plus beaux sourires et lui répétais régulièrement à quel point j’avais peur mais hâte de découvrir son chef-d’oeuvre.

Je trompais l’ennui en faisant des stories Instagram, m’amusant à partager des photos de coupes et couleurs complètement farfelues, loin de me douter que j’allais subir un ascenseur émotionnel astronomique quelques instants plus tard.

30 secondes avant de découvrir le résultat

La découverte de la catastrophe capillaire

Car au moment où la coiffeuse a retiré la serviette, ma mâchoire s’est décrochée. Ah pour changer de tête, j’avais bien changé de tête, oui.

Voici donc une idée du chef-d’oeuvre, sachant que le orange descendait jusqu’aux pointes pour la couche de cheveux du dessus et que le brun tirait plus vers le noir et était présent sur quatre bon centimètres de racines.

AU SECOURS.

Un mélange entre la coiffure de Billie Eilish, de Dua Lipa et d’une perruque d’Halloween de mauvaise qualité, en PIRE.

Pour info : j’avais expliqué à la coiffeuse que j’avais une soirée importante le soir et que je voulais sortir du salon en me sentait aussi fraîche que Bilal Hassani.

Visiblement on ne s’était pas comprises…

À cet instant, plusieurs choses ce sont passées dans ma tête.

« T’as joué, t’as perdu. Maintenant, assume-tes conneries »

Disait une voix.

« Pète un câble, pleure toutes les larmes de ton corps, fais quelque chose, tu ressembles à rien, la honte. »

Me disait une autre. Et c’est plutôt la deuxième qui parlait le plus fort.

Mon visage était toujours figé dans une expression d’horreur, ma bouche n’avait pas prononcé le moindre son.

« C’est très moderne, ça te va très bien. »

Pardon ??? J’avais joué avec le feu mais je ne pensais pas que le-dit feu (et la suie) serait le thème de ma nouvelle couleur.

« Ça te plaît pas, c’est ça ? »

Duh ! En effet ! Je sais que je lui avais dit de se régaler mais je n’avais pas assimilé qu’elle se croyait dans les Sims

Du drame capillaire au rattrapage

Tout en essayant de garder mon calme, je lui ai demandé pourquoi elle avait fait quelque chose pareil. Il était hors de question que je sorte du salon avec ça sur la tête.

Je te rappelle, chère lectrice, que j’avais exclu le brun et les couleurs wtf, et je te rappelle également que j’avais une soirée importante quelques heures plus tard.

J’essayais quand même de relativiser, ce ne sont que des cheveux après tout, ce n’est pas très grave, et puis je l’avais bien cherché.

Mais c’était trop ! Je me détestais comme ça !

Sentant la panique me gagner, je lui ai demandé de trouver une solution pour arranger ça. Tant pis, elle pouvait teindre l’intégralité de ma chevelure en brun foncé s’il le fallait, je ne pouvais pas rester comme ça.

Alors c’était reparti, elle m’a fait repasser au bac, m’a appliqué de nouveau quantité de produits sur les cheveux et a laissé poser. Mais rien n’à faire, c’était toujours aussi visible et moche.

Elle avait beau teindre en foncé, le orange restait visible. J’étais désespérée.

Au bout de plusieurs fois, le résultat a commencé à ressembler à quelque chose d’acceptable. C’était loin, TRÈS LOIN, de ce que j’avais imaginé en passant les portes du salon.

Mais au moins, je ne trouvais plus ça affreux.

6h30 plus tard, voilà donc à quoi je ressemblais.

Là je faisais la star mais en vrai c’est plus roux/rouge à la lumière et le dessous est très foncé.

Les réactions de mes proches quant à ma mésaventure

Franchement, je ne me plains pas, parce que vu sur quoi on était parties, le résultat est franchement ok. J’irai pas jusqu’à dire sublime mais au moins ça ne semble pas « raté ».

Mes amis ont pu suivre mes mésaventures en temps réel via ma story Instagram dans lesquels je faisais des updates à chaque étape en riant de ma situation (histoire de ne pas sombrer dans le désespoir).

Et au final, mes proches trouvent que la couleur me va plutôt super bien. Seul mon meilleur ami m’a dit à quel point il trouvait cela affreux (quel amour), mais dans l’ensemble les retours sont positifs et ça me rassure.

Encore une fois, il ne s’agit que de cheveux, donc pas d’un drame en soit même si ça avait été raté, mais mes cheveux sont vraiment un élément de mon physique qui joue sur ma confiance en moi alors le fait que les retours soient positifs m’a vraiment fait du bien.

Pour l’instant, moi je n’aime pas du tout car j’ai beaucoup de mal à m’approprier cette nouvelle tête. Mais je pense que je vais finir par m’habituer et peut-être même par me kiffer comme ça !

Les leçons que je tire de cette mésaventure

La première leçon que je retiens de cette mésaventure est simple : je me trouve carrément mieux en blonde !

Je trouve que le foncé ne va pas très bien avec mon teint et me fait perdre un peu mon côté « solaire », mais je ne regrette pas d’avoir tenter l’expérience, car au moins je le sais !

Maintenant que j’ai testé des couleurs foncièrement différentes les unes des autres, je sais exactement ce qui me plaît et ce qui me plaît moins.

La deuxième leçon est la suivante.

Si je regrette amèrement d’avoir fait confiance à cette coiffeuse inconnue, je pense honnêtement que cette expérience ne va pas m’arrêter dans mes élans d’impulsivité.

Bien sûr que je ne prendrais plus le risque de confier ma chevelure à n’importe qui — une fois pas deux. Mais est-ce que cette mésaventure va me calmer et cesser de me mettre dans ce genre de situations un peu irréfléchies ? Peut-être pas.

Je vais arrêter de crier sur les toits que c’est la dernière fois que je me laisse tenter par ce genre de choses, parce que je sais (et tout le monde sait) que je suis susceptible de recommencer dans quelques mois.

Je me rends compte que j’aime le frisson qu’agir sur un coup de tête en croisant les doigts pour ne pas regretter me procure. J’aime ces élans d’impulsivité qui me font me sentir hyper libre de mon corps et de mes choix.

Néanmoins, je ne pousserai jamais personne à faire de même si le goût du « danger » n’est pas présent.

Oser faire des trucs un peu fous, c’est cool mais parfois, les expériences ne finissent pas comme on l’avait espéré et c’est un risque qu’il faut accepter avant de se lancer.

Ce foirage capillaire me fait aujourd’hui bien plus rire que pleurer, et c’est sûrement une histoire que je pourrais raconter pour amuser la galerie pendant des années.

Je me demande bien quelle sera ma prochaine connerie du même style. Des idées ?

À lire aussi : Je me suis rasé le crâne pour redécouvrir mes cheveux frisés

Philippine M.

Philippine M.


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Commentaires

Rainbow Girl

@pikalovescoke
C'est super gentil ! Mais je vois que je n'ai plus l'âge d'être une madz quand je suis découragée rien qu'à l'idée de devoir chercher la perle rare :rire: J'ai passé toute ma vingtaine à avoir les cheveux bleus, noirs, bruns, rose ou roux, mais à ce stade de ma vie je peux honnêtement passer plusieurs jours sans me regarder un seul instant dans un miroir, donc bon ‍!
 

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