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Au Danermark, les parents ne peuvent pas choisir le prénom de leurs enfants // Source : Unsplash
Daronne

Au Danemark, les parents ne sont pas entièrement libres de choisir le prénom de leur enfant

Les prénoms inventés ou déclinés sont courants en France. Au Danemark, on considère qu’ils sont contraires à l’intérêt de l’enfant. Pour nommer son bébé, il faut donc piocher dans la liste « officielle » de prénoms autorisés. Mais pas de panique : il existe plus de 40 000 possibilités.

Elayala, Lyesanddro, Jennya-Leloo, au Danemark, c’est non. La loi de ce pays scandinave impose aux parents de choisir le prénom de leur enfant parmi ceux figurant sur une liste approuvée par les autorités. Il en existe 22 000 pour les filles, 18 000 pour les garçons, ainsi qu’un millier de prénoms mixtes. Il est impossible de modifier l’orthographe de ces prénoms, ni d’utiliser des lettres qui ne figurent pas dans l’alphabet danois.

À lire aussi : Voici les prénoms qui feront les tendances de 2023

Éviter les prénoms embarrassants et imprononçables

Ces régulations strictes servent à protéger les enfants et à leur éviter les potentielles conséquences de prénoms embarrassants, imprononçables ou impossibles à écrire. Si ces règles ne sont pas nouvelles, elles attisent la curiosité depuis que l’Instagrameuse Annie Samples, mère de famille américaine expatriée au Danemark, a partagé leur existence avec sa communauté lors d’une série de Reels intitulés Things that are normal in Denmark that I’m scared to tell my american friends (« Les choses qui sont normales au Danemark, mais que j’ai peur de raconter à mes amis américains »).

Mais, rassurez-vous : les parents qui ont l’âme créative et ne trouvent pas leur bonheur dans la liste officielle peuvent toutefois soumettre une demande afin de valider le prénom de leur enfant. Si celui-ci est approuvé, il pourra alors rejoindre le Panthéon des prénoms autorisés au Danemark. Les indécis ont tout de même jusqu’aux six mois du bébé pour faire leur choix, sans quoi, le nom de famille de la mère sera automatiquement attribué comme prénom et les retardataires recevront une amende.

En 2022, les prénoms les plus donnés au Danemark étaient Ella, Alma, Nora, Alfred, Oscar et Carl.

Que prévoit la loi française en matière de prénoms ?

La liste de prénoms pré-approuvés n’est pas une spécialité danoise. Le Portugal, la Hongrie ou encore l’Islande ont également adopté ce système de liste officielle. En Allemagne et en Suède, tout prénom doit être approuvé par l’administration au préalable.

En France, chaque parent est, au contraire, libre d’exprimer sa créativité. Comme le précise le site du service public : « – Les parents peuvent choisir un prénom déjà utilisé ou créer un nouveau prénom. » Ils « – peuvent ainsi choisir les prénoms connus étrangers ou certains diminutifs. » La seule condition étant que le prénom ne menace pas l’intégrité de l’enfant.

En outre, si l’enfant porte seulement le nom de famille d’un seul de ses parents, il ne peut pas recevoir l’autre nom de famille comme prénom. Par exemple, une Magalie Bertrand et un Jacques Martin ne peuvent pas appeler leur fils Bertrand Martin, ou Jacques Bertrand.

En France, l’officier d’état civil peut refuser le prénom souhaité par les parents

Enfin, même s’il n’existe pas de liste de prénoms proscrits, les officiers de l’état civil peuvent refuser un prénom s’ils jugent que celui-ci est compromettant ou qu’il porte atteinte à la vie privée d’une tierce personne. Par exemple si ce nom est aussi le nom de famille (peu commun) d’une célébrité.

La légende raconte que sans l’intervention de ces officiers, des petits Nutella et des petits Mbappé auraient pu se promener parmi nous…


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Les Commentaires

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Avatar de Eleonore Or
19 mars 2023 à 08h03
Eleonore Or
Bonjour il y a une grosse erreur dans l'article : en France les officiers d'état civil n'ont plus le droit de refuser un prénom, iels sont obligé•es d'enregistrer la déclaration de naissance avec le prénom choisi. Par contre ils peuvent saisir le procureur si ils considèrent que c'est contraire à l'intérêt de l'enfant et le procureur engage ou non une procédure.
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