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Angus & Julia Stone // Source : Presse
Musique

Angus & Julia Stone : « Évidemment que toute notre musique parle d’amour »

Le duo australien Angus & Julia Stone présente ce 10 mai « Cape Forestier », leur sixième album. De passage à Paris, le frère et la sœur rembobinent sa création, la force de leur lien, leur attachement à leur pays natal et leur fascination pour la culture française.

Ils évoquent en nous une douce nostalgie, celle de l’adolescence, des étés innocents à fredonner « Big Jet Plane », « Grizzly Bear », « Chateau »… S’ils ont tous les deux une carrière solo, Angus et Julia Stone, le frère et la sœur, finissent toujours par se retrouver. En témoigne « Cape Forestier », un nouvel album où le duo convie ses racines folk et multiplie avec efficacité les belles histoires amoureuses intemporelles.

Madmoizelle les a rencontrés lors de leur passage à Paris, en avril, dans un appartement du 3e arrondissement. Toujours souriants, généreux et amoureux de la capitale française, où ils ont d’ailleurs volontiers passé quelques jours avant d’enchaîner le marathon promotionnel, ils seront de retour pour plusieurs dates dans l’Hexagone à la fin du mois et en juin.

C’est votre sixième album ensemble. Qu’aviez-vous envie de raconter en commençant la création de « Cape Forestier », l’un de vos disques les plus épurés ?

Angus Stone. L’idée était de rentrer chez nous, où nous avons commencé. À nos débuts, nous étions jeunes, nous avions quitté l’école, nous apprenions dans le salon comment écrire
enregistrer un morceau, avant de partager ce que nous avions créé avec un public. En débutant l’enregistrement de ce disque, nous avons retrouvé ce sentiment dans notre nouveau studio, Sugarcane Mountain Studios. Julia et moi avons toujours été ancrés dans ce que nous faisons, et c’est en quelque sorte ce qui nous a conduit au chemin actuel.

Angus & Julia Stone (1)

À quoi correspond le titre, « Cape Forestier » ?

Julia Stone. « Cap Forestier » est le nom d’un bateau, un chalutier de pêche appartenant à
l’un de nos amis. Nous avons écrit la chanson en guise de remerciement. Elle parle de nos
parents et grands-parents, marins et aventuriers. C’est un hommage à cette lignée de gens qui ont pris des risques et sont partis avec du courage, sans savoir ce qui les attendait.

Encore une fois, les chansons d’amour sont au cœur de votre musique. Parlons de « The Wedding Song », une très belle ballade que vous jouez depuis plusieurs années en concert, et que vous partagez enfin sur un album. Quelle est l’histoire de ce morceau ?

Julia Stone. C’est un titre que l’on jouait toujours en live, qu’on partageait avec les fans.
Beaucoup nous ont envoyé des images de leurs mariages, avec cet enregistrement en fond
pendant qu’ils marchaient dans l’allée. Dans l’enregistrement, vous pouviez entendre la foule
applaudir et nous avons pensé qu’il faudrait vraiment donner aux fans un enregistrement avec un son plus agréable. Puis nous avons décidé de faire un clip avec des vidéos de fans. C’était incroyable, nous avons reçu des vidéos de célébrations de l’amour venant de différentes cultures. Sur les 500 vidéos reçues, nous avons pu en intégrer 80. Évidemment que toute notre musique parle d’amour…

Vous avez chacun vos carrières solo, mais vous finissez toujours par vous retrouver. Quel plaisir particulier avez-vous à jouer ensemble ?

Julia Stone. Nous collaborons tous les deux avec tellement de musiciens, d’artistes et de
producteurs incroyables, mais avec Angus, ce n’est pas pareil que de travailler avec quelqu’un
d’autre. Je ne sais pas si c’est parce que nous sommes frère et sœur, je pense qu’il y a autre
chose… Nous nous sommes vus à travers tant d’expériences. Personne ne me connaît comme Angus me connaît, c’est unique. Il y a peut-être aussi quelque chose de génétique dans nos voix. Quand nous chantons en harmonie ensemble, c’est très spécial, j’ai la sensation que les vibrations bougent ensemble.

Vous avez voyagé aux quatre coins du monde, vous avez même habité à l’étranger, mais vous êtes désormais ancrés chez vous, en Australie. Qu’y a-t-il de si spécial là-bas que vous ne retrouvez pas ailleurs ?

Angus Stone. Je pense que la beauté de l’Australie réside dans son aspect naturel, c’est très
vaste.

Julia Stone. L’Australie, c’est un peu une leçon d’humilité. En traversant le Nullarbor, vous
pouvez conduire quatre heures sans croiser personne, c’est le désert avec un ciel ouvert à 180
degrés devant vous. Des tempêtes traversent le ciel, sans qu’elle soient proches de nous. Je
rejoins ce que dit Angus sur la nature : nous sommes qu’un tout petit point dans le monde.
C’est pareil avec la navigation, lorsque vous êtes sur l’océan, vous êtes si vulnérable et vous
n’avez aucun contrôle, vous devez simplement accepter et être courageux.

Vous avez toujours beaucoup tourné en France. En 2017, vous avez donné le nom du
poète Baudelaire à l’un de vos morceaux. Qu’aimez-vous dans la culture française ?

Angus Stone. Le poème de Baudelaire, « Enivrez-vous », dit qu’il faut être ivre de tout, de la
musique, de l’amour… J’aime beaucoup cette idée. J’adore aussi Paris, que je trouve très belle
avec ses parcs dans lesquels on peut voir des gens faire du tai-chi, d’autres venus chercher un moment de paix. Il y a un croisement des cultures.

Julia Stone. Nous avons l’impression que la culture française est très immersive. Je ressens
cette sensation chez les Français, et je sais que c’est un stéréotype, mais il y a comme une
sensualité et une façon d’être pleinement en contact avec la vie. Sydney est une ville très
différente. Quand on sort le soir, on voit surtout des jeunes qui vont en club. À Paris, on peut
croiser des gens de 75 ans assis dehors à minuit en train de boire un verre de vin rouge. Il y a
un aspect culturel important dans la culture française qui dit que la vie est pour tout le monde. Nous nous sentons vraiment connectés à cette culture et à la passion des Français pour l’art, la musique et l’amour.

« Cape Forestier » d’Angus et Julia Stone. Disponible le 10 mai. En concerts à Nantes le 23
mai, à Lille, le 22 mai, à l’Olympia (Paris), le 14 juin et au Grand Rex (Paris), le 15 juin.


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