Live now
Live now
Masquer
1984-theatre-broadway
Pop culture

Quand une adaptation de 1984 provoque bagarres, vomissements et évanouissements…

27 juin 2017
À Broadway, une adaptation de 1984 engendre de houleuses réactions dans le public. Évanouissements, vomissements et bagarres sont le lot quotidien de cette salle de spectacle.

Certains épisodes de Friends et How I Met Your Mother m’auront appris qu’on peut voir des pièces de théâtre vraiment expérimentales à Broadway.

C’est le cas d’une adaptation de 1984, qui est actuellement à l’affiche à New York.

La pièce est si bizarre et dérangeante qu’elle a déjà provoqué des vomissements, des évanouissements et même des bagarres dans l’assistance. Et certains spectateurs considèrent que la représentation va trop loin.

1984 d’Orwell, une œuvre dérangeante

Parce que le livre est quand même sorti en 1949, il est fort possible que certain•es d’entre vous ne l’aient jamais lu.

Si c’est le cas, je vous le conseille fortement parce que la plume d’Orwell est vraiment fascinante. Et d’ailleurs je vous recommande aussi son ouvrage La Ferme des Animaux, que j’ai préféré.

1984 est une dystopie : elle raconte l’histoire d’un monde gouverné par une dictature omniprésente du nom de Big Brother. Les citoyens n’ont aucune vie privée, aucune liberté, et doivent se consacrer entièrement au bon fonctionnement de leur nation.

À lire aussi : « Black Mirror », le futur en forme de cauchemar réaliste

Et fun fact : l’album The Resistance de Muse est directement inspiré du livre. Si c’est loin d’être le premier groupe ou artiste à s’inspirer de cette œuvre, je trouve quand même que les musiques de cet opus mettent vraiment dans l’ambiance du bouquin.

La pièce 1984, très loin dans l’horreur

La pièce de théâtre à Broadway s’inspire donc du bouquin et la réinterprétation est tellement dérangeante qu’elle suscite des réactions extrêmes au sein du public.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : il y a de véritables scènes de violence.

Olivia Wilde (Dr House), l’une des actrices principales de la pièce, s’est blessée à la lèvre et au coccyx au cours de certaines représentations. Tom Sturridge (Good Morning England), un autre acteur, s’est carrément cassé le nez.

Cela explique les réactions de colère dans l’assistance : voir des personnes souffrir en direct, c’est difficilement acceptable, même si elles sont consentantes. Olivia Wilde a mis les points sur les i :

« J’envoie mon amour aux quatre personnes qui se sont évanouies pendant la pièce. Avertissement : ce n’est pas le Broadway de votre grand-mère. J’espère que vous allez bien ! »

Jezebel rapporte les explications de Robert Icke et Duncan Macmillan, les metteurs en scène :

« Il n’y a rien ici ou dans le dérangeant roman qui n’est pas en train d’arriver maintenant, quelque part dans le monde.

Des gens sont détenus sans procès, torturés et exécutés. On peut le cacher et faire en sorte que les personnes se sentent bien, ou le montrer sans commentaire, parce que ça parle de soi-même. »

Pour les metteurs en scène, la pièce de théâtre n’est qu’une illustration de ce qui se passe dans la vraie vie.

Une façon de mettre en avant ce terrible constat : dans certaines parties du globe, ce qui n’était qu’une dystopie est devenu une réalité.

Citons par exemple le cas d’Otto Warmbier, étudiant américain retenu prisonnier pendant 17 mois en Corée du Nord, revenu aux États-Unis dans un état critique et décédé quelques jours plus tard.

Face aux réactions choquées, Robert Icke a ajouté :

« Vous pouvez rester ou vous pouvez partir. C’est une réaction parfaitement compréhensible quand on regarde quelqu’un subir des violences.

Mais si ce spectacle est la partie la plus bouleversante de la journée de quelqu’un, c’est que cette personne ne lit pas les journaux. »

La souffrance peut-elle servir un but artistique ? Une vraie question qui crée des débats houleux. D’ailleurs dans la salle pendant les représentations, des vigiles sont postés afin de séparer les gens qui iraient jusqu’à se battre dans le public.

À lire aussi : 1984 version romantique avec Kristen Stewart et Nicholas Hoult

Les Commentaires
11

Avatar de Chloe P.
30 juin 2017 à 09h06
Chloe P.
Personnellement je ne comprends pas l'intérêt. Le principe du métier de comédien.ne ou acteur.trice est de SIMULER. Quel intérêt de faire vraiment les actes en question pour ces professionnels ? Ça sous-entend presque qu'ils et elles ne seraient pas capables d'être assez crédibles en simulant...
Et je ne parle même pas du dilemme pour celui ou celle qui doit réellement frapper ses collègues...
4
Voir les 11 commentaires

Plus de contenus Pop culture

spotify wrapped 2022 jewel ham story
Musique

L’histoire cachée de Spotify Wrapped, coup de génie qui nous fait partager notre top un peu honteux

Maëlle Le Corre

04 déc 2022

3
Sexo
Sponsorisé

Quatre choses à savoir sur les orgasmes multiples

Humanoid Native
films famille
Cinéma

4 films à regarder en famille pour les fêtes de fin d’année

Maya Boukella

03 déc 2022

netflix
Pop culture

Paramount+ : une (énième) plateforme de streaming débarque en France

Maya Boukella

02 déc 2022

3
indiana jones 5
Pop culture

Indiana Jones 5 a sa bande-annonce ! Comment on fait pour patienter ?

Maya Boukella

02 déc 2022

2
brune feuillle se marie talents hauts livres pour enfants hongrie
Société

Ce livre de contes a fait un scandale en Hongrie, et il est enfin disponible en France

Maëlle Le Corre

02 déc 2022

2
nikon film festival
Pop culture

Envoyez vos courts-métrages au Nikon Film Festival !

Maya Boukella

01 déc 2022

Films_Decembre_Netflix_H
Pop culture

Netflix en décembre 2022 : les nouveautés films et séries

Maya Boukella

01 déc 2022

3
ruban rouge VIH – canva
Quizz et Tests de personnalité

Êtes-vous bien informée sur le VIH/sida ? Testez vos connaissances, ça ne fait jamais de mal !

Maëlle Le Corre

01 déc 2022

10
90’s show
Pop culture

That ’70s show : la série culte revient, version années 1990 !

Maya Boukella

01 déc 2022

fumer fait tousser 4
Cinéma

Quentin Dupieux est au sommet de son art avec Fumer fait tousser

Maya Boukella

30 nov 2022

1

La pop culture s'écrit au féminin