5 actions concrètes de l’UE pour aider la planète

Les politiciens n'en ont-ils vraiment rien à carrer de la préservation de l'environnement ? Marie s'est intéressée à 5 mesures initiées par l'Union européenne qui ont un impact direct sur ta consommation et ta vie quotidienne.

5 actions concrètes de l’UE pour aider la planèteMarkus Spiske / Pexels

En partenariat avec la Commission européenne (notre Manifeste)

Pour moi, il y a deux façons de changer le monde.

D’un côté, on peut remettre en question nos modes de consommation en veillant à réduire nos déchets, en prenant moins l’avion ou en achetant des trucs locaux par exemple.

De l’autre, on peut développer des politiques à grande échelle qui obligent les grosses entreprises et institutions à éviter de niquer la planète.

Tes actions + des mesures politiques = un vrai changement

Personnellement, même si je suis convaincue que mes petits gestes (+ ceux de ma pote, de mon frère, de ma collègue…) sont importants, je sais au fond de moi que tant que les grands groupes ne joueront pas le jeu, mon acte restera un grain de sable dans le désert.

J’entends parfois autour de moi des réactions désabusées à ce sujet. Pour plein de gens, rien ne sert à rien et les politiciens français et européens pensent plus au profit économique qu’à préserver notre environnement.

Le partenariat que nous avons en ce moment avec la Commission européenne est une super opportunité pour moi de creuser ce sujet : que fait vraiment l’Union européenne pour l’écologie ?

Et surtout, quel impact ça a sur notre vie quotidienne ?

Voici 5 mesures prises par l’Union européenne qui ont de véritables retombées sur notre environnement.

Mieux recycler les déchets pour la planète

Quand on veut agir pour le climat à notre petite échelle, on passe souvent par la case tri et réduction des déchets.

En Union européenne, nous créons plus de 2,5 milliards de tonnes de déchets par an.

10% de ces déchets sont des déchets « municipaux » qui proviennent de nos foyers, des petites entreprises et des institutions publiques.

La bonne nouvelle, c’est qu’en 2015, l’Union européenne a adopté un plan assez ambitieux qui préconise qu’en 2030, 65% de nos déchets soient recyclés.

Pour te montrer la marge de progression : en 2001, seuls 26% de nos déchets étaient recyclés, et en 2015, 40%.

Même si la route est lente et longue, la gestion des déchets est dans le collimateur de la Commission qui rappelle régulièrement aux États leurs engagements.

Manger local pour la planète

As-tu déjà entendu parler des circuits courts ?

Quand tu achètes quelque chose directement à un producteur sans passer par un intermédiaire ou quand tu t’inscris à une AMAP pour récupérer toutes les semaines un panier de légumes, eh bien tu y participes !

Ce fonctionnement a un gros avantage pour nous puisqu’il nous permet de payer moins cher des produits.

Mais en plus, il est bon pour la planète car il réduit considérablement l’émission des gaz à effet de serre causés par les transports !

Entre 2014 et 2020, l’Union européenne a injecté pas moins de 800 millions d’euros pour favoriser ces pratiques qui se développent de plus en plus.

Moins de plastique pour la planète

Te souviens-tu de l’époque où les sacs plastiques étaient distribués comme des petits pains quand nos parents faisaient leurs courses ?

En 2015, l’Union européenne a voté de nouvelles règles pour limiter la propagation de ces sacs, et par la même occasion éviter qu’en 2030, les océans contiennent plus de plastique que de poissons, comme le prévoient les experts.

Objectif : moins de 40 sacs par an et par personne d’ici 2025.

Alors que 10,5 milliards de sacs de caisse étaient distribués en 2002, nous sommes descendus à 500 millions en 2014. Encore un petit effort pour parvenir aux objectifs !

C’est aussi à l’Union européenne que l’on doit l’interdiction des pailles, touillettes et autres couverts en plastique d’ici 2021. Si tu veux creuser le sujet, je t’invite à lire ce rapport très complet.

Des animaux et des plantes mieux protégés pour la planète

Peut-être as-tu déjà eu la chance de contempler la nature luxuriante de la forêt de Fontainebleau, de la baie du Mont Saint-Michel, de l’île de Ré ou dans les gorges de l’Ardèche ?

Et bien figure-toi que c’est aussi un des points de vigilance de l’Union européenne qui porte une attention toute particulière à la protection de la faune et la flore françaises.

Le programme Natura 2000 permet depuis plus de 19 ans de veiller à la préservation de 1 779 sites, ce qui représente tout de même 12,9 % de la surface terrestre et marine du territoire de la France !

Des produits plus sains et respectueux de l’environnement

Tu ne le sais peut-être pas mais en France par exemple, les agriculteurs peuvent bénéficier d’aides financières pour développer leurs productions.

En 2013, la Politique agricole Commune portée par l’Union européenne (PAC) a introduit le concept de « paiements verts ».

Cette idée de « paiement vert » est une excellente nouvelle pour nous, les consommatrices de leurs produits, car elle encourage les agriculteurs à se tourner vers des méthodes bio ou plus respectueuses de l’environnement et du climat.

Au bout de la chaîne, nous avons donc des produits meilleurs pour notre santé et plus doux pour les sols.

Un bilan européen mitigé mais efficace

Bien entendu, l’Union européenne a parfois du mal à mettre tout le monde en marche.

Les États restent souverains et certains galèrent à tendre vers l’utilisation d’énergies plus respectueuses de l’environnement, comme la France qui persiste à subventionner les énergies fossiles.

C’est là qu’intervient la Commission européenne : en faisant le bilan de chacune des mesures, pays par pays, année après année, elle permet à tous les États de garder le cap et de globaliser le mouvement. 

Une dynamique plutôt utile pour que nous ayons de vrais changements au-delà de nos petites actions quotidiennes, non ?

madmoiZelle et la Commission européenne

Ton avis compte !

Jusqu’au 11 novembre, madmoiZelle t’invite à répondre à témoigner sur ton mode de vie et tes aspirations.

En janvier, tes réponses au questionnaire et tes idées pour améliorer la vie des personnes vivant en Union européenne seront envoyées aux députés.

Climat, justice, droits humains, emploi… La parole est à toi !

Marie

Marie

Quand Marie ne jongle pas entre les box madmoiZelle, elle t'invite à chanter (faux et fort) aux Grosse Teuf, à te marrer aux One mad show et à t'émerveiller aux CinémadZ. Fière Poufsouffle, elle est incollable sur les actus de Daniel Radcliffe grâce à sa Google Alert quotidienne (à 18h).

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Commentaires

grenouilleau

Un peu HS, mais pas tant que ça vu le lien entre notre système économique et l"écologie :

Pour celles que ça intéresse, Romaric Godin (journaliste Médiapart) décortique la différence entre capitalisme et néo-libéralisme de façon très précise dans cet entretien. J'en cite un bout :

"Ce néolibéralisme se définit donc par la prise en compte de l’État. La grande leçon de la pensée autrichienne, de Hayek et Mises, c’est de dire que le marché est le lieu de la justice – là-dessus il n’y a pas de doute – mais que si on le laisse aller tout seul, il crée des excès, il crée du chaos. On a donc besoin de la puissance publique pour, d’une part, encadrer le marché, et d’autre part le développer pour que toutes les sphères de la société soient marchandisées, puisque ce marché reste, une fois qu’il est encadré, le porteur de la justice. Cette idée a été beaucoup développée par les ordo-libéraux allemands, plus encore que par les Autrichiens : l’État doit être au service de la marchandisation du monde et, dans le cadre du marché, du capital contre le travail puisque le travail n’est qu’une matière première au service du marché"

edit : ajout : "Les États aident à la marchandisation et en même temps, par la pression de la liberté de circulation des capitaux, des biens et des services, se retrouvent dans une obligation de mener cette politique néolibérale. Il y a donc un cycle qui se met en place, qui est le propre du néolibéralisme, ce qui n’était pas forcément le cas dans les phases précédentes de la pensée libérale et on voit d’ailleurs qu’il y a des libéraux qui s’opposent à cette vision du néolibéralisme qui est considérée comme un étatisme par certains."
 

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