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Trois assos attaquent l’État pour que l’éducation sexuelle soit systématique à l’école

Sidaction, SOS Homophobie et le Planning Familial ont porté plainte contre l’État pour le contraindre à rattraper son retard en matière d’éducation sexuelle, alors que les adolescents sont de moins en moins bien informés sur ces sujets.

Une annonce, ça n’a d’intérêt que si elle est suivie d’effets. En septembre dernier, le ministre de l’Éducation nationale déclarait que les cours d’éducation sexuelle prévus par la loi depuis 2001 devaient être honorés. Six mois plus tard, le renforcement prévu ne s’est pas mis en place. Pour dénoncer ces manquements et s’assurer que les mesures soient enfin respectées, Sidaction, SOS homophobie et le Planning Familial ont porté plainte contre l’État auprès de la justice administrative.

Sidaction, SOS homophobie et le Planning Familial ont porté plainte contre l’État

Depuis 2001, tous les élèves de France doivent suivre au moins trois séances par an d’éducation à la sexualité et de sensibilisation aux violences sexistes et sexuelle. L’objectif n’a jamais été atteint et SOS Homophobie déplore dans un communiqué que 15 % seulement des élèves en général et 20 % des collégiens aient bénéficié du nombre de séances prévues.

L’éducation sexuelle à l’école fait l’objet de nombreux fantasmes et idées reçues. Ses détracteurs lui reprochent de vouloir pervertir les enfants et savent un peu trop bien se faire entendre. Selon Lucile Jomat, de SOS Homophobie, le gouvernement serait « frileux », notamment depuis la polémique qui avait éclaté autour des ABCD de l’égalité en 2014. Ce programme d’enseignement qui devait permettre de sensibiliser les enfants aux questions d’égalités avait alors été soupçonné de « promouvoir la théorie du genre » et abandonné en l’état.

Beaucoup d’idées reçues et de nombreuses violences sexistes et LGBTphobes

Cette absence d’éducation sexuelle et de sensibilisation a des conséquences néfastes visibles sur les adolescents. Toujours selon le communiqué publié par SOS Homophobie, les violences sexuelles ont augmenté de 33 % en 2021. En 2022, une femme sur cinq entre 18 et 24 aurait déjà été agressée sexuellement ou victime d’un viol, alors que 33 % des jeunes de cette tranche d’âge pensent qu’une femme peut prendre du plaisir quand elle est forcée.

Les agressions LGBTphobes ont doublé en cinq ans, tandis que 50 % des jeunes personnes homosexuelles ont déjà fait l’objet de discriminations au cours de leur scolarité. Par ailleurs, les personnes homosexuelles ou bisexuelles ont deux à trois fois plus de risques de subir des violences sexuelles, physiques ou verbales.

SOS homophobie déplore de manière générale une méconnaissance des jeunes en ce qui concerne la sexualité et la prévention des risques : 66 % des adolescents qui ont eu un rapport au cours des 12 derniers mois n’auraient pas utilisé le préservatif à chaque fois. Les élèves sont par ailleurs 30 % à se sentir mal informé au sujet du VIH, et des IST en général. Un constat alarmant qui a poussé les associations à se mobiliser.


Les Commentaires

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Avatar de eLLuLa
4 mars 2023 à 09h03
eLLuLa
J'entendais hier dans une vidéo de Major Mouvement avec Charline Vermont qu'une étude de l'OMS (ou je sais plus qui) avait conclut que plus un pays favorisait l'éducation sexuelle des enfants et des adolescents, moins il y avait de risques d'IST, de violences sexuelles et de grossesses précoces. Il faudrait peut-être faire plus de pédagogie auprès des parents... Parce que sinon ça veut dire que la majorité des jeunes, leur premier contact avec la sexualité, c'est le porno mainstream quoi...
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