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Des personnes trans posent pour la marque de sous-vêtements d'affirmation de genre Be Who You Are
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Transidentités : « Avant Be Who You Are, il n’existait pas de marques de sous-vêtements d’affirmation de genre en France »

Fondée en 2018, la petite marque française indépendante Be Who You are propose des sous-vêtements gender-affirming comme des tucking panties (pour masquer un pénis), des binders et des transtape (pour compresser la poitrine). Interview de son fondateur et son chargé·e de communication pour en finir avec les mythes autour des sous-vêtements compressifs.

« Il est absolument nécessaire aujourd’hui de faire de la pédagogie et d’aider la jeunesse trans », clame Charly, chargé·e de communication de Be Who You Are, auprès de Madmoizelle. Bien plus qu’une marque française qui propose des sous-vêtements d’affirmation de genre inclusifs (dans différentes couleur de carnation, et des tailles XS au 4XL, ainsi que la possibilité de faire des modèles quasi sur-mesure en cas de besoin), cette entreprise fondée en 2018 par Aleksy fait aussi beaucoup de pédagogie et d’action en faveur des personnes trans et queer. Notamment en distillant plein de bons conseils sur leur compte Instagram, mais aussi en organisant des ateliers drag king, des moments d’essayage-vente dans des lieux communautaires comme le bar lesbien La Mutinerie, ou encore des cagnottes pour financer l’envoi de binders et de tucking panties à des personnes qui n’ont pas les moyens de s’en procurer. À l’heure où la transphobie explose en France, Madmoizelle a posé quelques questions à Aleksy et Charly de Be Who You Are.

Interview de l’équipe de Be Who You Are, marque de sous-vêtements d’affirmation de genre pour les personnes trans et queer

Madmoizelle. Quel a été votre parcours avant de créer Be Who You are ?

Aleksy (fondateur) : À la base, mon parcours n’a aucun rapport avec la couture ou la création de vêtement. J’ai fait un cursus STAPS à la fac (licence entrainement sportif et management métiers de la forme), j’ai toujours travaillé en parallèle de mes études, et ayant identifié un manque d’accessibilité aux produits destinés aux personnes trangenres, je me suis toujours dit qu’il y avait certainement quelque chose à faire. En 2eme année j’ai donc créé la marque Be Who You Are et ai commencé à me former dans les différents domaines (création de site web, com, design, couture etc).

Quelle est votre relation personnelle aux transidentités ?

Aleksy (fondateur) : Je suis moi-même transgenre, ayant rencontré des difficultés pour acquérir les produits nécessaire à mon bien-être quotidien (les binders) je me suis dit qu’il fallait venir en aide à la communauté queer en France pour répondre à un besoin en rendant ses produits accessibles en France.

Charly (chargé·e de communication) : Quand j’ai fait mon “coming-in”, que je me suis rendu compte que j’étais trans, j’ai fait comme tout le monde : j’ai tapé des questions sur Google. Même s’il existe des supers ressources comme le Wiki Trans et Fransgenre par exemple, on se rend vite compte avec le peu de résultats disponibles qu’on doit avoir le sens de la débrouille pour trouver le contenu trans dont on a besoin, qui nous aide et fait du bien. C’est ce que j’essaye de créer avec les réseaux sociaux de Be Who You Are. Nous sommes un des très rares comptes français à créer du contenu informatif sur les transidentités.

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Comment avez-vous décidé de créer votre marque Be Who You Are ?

Aleksy (fondateur) : J’ai créé la marque en 2018 en 2ème année de fac, j’avais pour ma part fini mon parcours de transition, mais avec toujours cette incompréhension de pourquoi il n’y avait aucune marques proposant des produits destinés aux personnes trans/ queer * en France / Europe.

C’était important pour moi de répondre à un besoin, celui de soulager la dysphorie de genre qui a un impact très important sur la santé mentale des personnes trans. Je voulais faciliter et améliorer le quotidien de personnes trans et queer ainsi que contribuer à éduquer et informer la communauté. Surtout la jeunesse trans.

J’ai donc pris contact avec des connaissances, travaillant dans le milieu de la couture. Elles m’ont aidé à créer mes premiers patronnages, puis je me suis adressé à des couturières indépendantes pour lancer les premières collections.

Il n’y avait vraiment aucune marque française de sous-vêtements gender-affirming avant vous ?

Charly (chargé·e de communication) : Avant la création de Be Who You Are, il n’existait pas de marques de sous-vêtements d’affirmation de genre en France. Il était nécessaire de commander sur internet et de les faire importer depuis les États-Unis, ce qui posait principalement deux problèmes : celui de ne pas pouvoir les essayer (or sur un sous-vêtements compressant, il est rassurant de pouvoir trouver la bonne taille dans laquelle on est confortable), ni de favoriser leur accessibilité financière (les frais de ports étant bien plus cher d’un continent à l’autre).

Il y a également des avantages écologiques, humains et sanitaires à faire fabriquer ces sous-vêtements en France : le coût environnemental du transport est moindre, nous pouvons choisir un atelier de couture qui respecte les droits de ses travailleur·ses. Nous en profitons également pour créer des modèles inclusifs en terme de couleur (adaptés aux peaux claires et foncées), de taille (du XS au 4XL), de besoin spécifique (en cas de situation de handicap qui nécessite un modèle sur mesure par exemple) et pour nous assurer du confort de ces sous-vêtements. En effet, certaines formes de binder ne sont pas « safe » pour le corps (à cause des agraphes sur le côté par exemple) et sont pourtant proposés par certaines marques low cost.

Les binders ont la mauvaise réputation de trop compresser les chairs quand ils sont portés trop longtemps. Mais d’où vient vraiment ce sous-vêtement ?

Charly (chargé·e de communication) : Le fait que ce sous-vêtement soit compressif a effectivement tendance à faire peur. À ce sujet, il est intéressant de regarder du côté de l’histoire de la création du binder par exemple.

Comme beaucoup d’éléments permettant la modification corporelle utilisés par les personnes trans (les hormones, certaines opérations chirurgicales comme la mammectomie, etc.), le binder est à l’origine un dispositif médical prescrit pour certaines pathologies comme le syndrome d’Elhers-Danlos. C’est un syndrome qui implique un dérèglement du collagène dans le corps et rend nécessaire le port de sous-vêtements compressifs afin d’éviter de se déboiter une partie du corps lors d’un mouvement trop brusque par exemple. À l’origine, le binder est donc pensé par des médecins pour répartir la compression équitablement sur le torse, et rendre ainsi son port « safe ». Les premiers binders étaient ainsi vendus par des marques spécialisées dans le médical.

Quels conseils donnez-vous pour une bonne répartition de la compression par un binder, et ainsi éviter qu’il n’abime les chairs ?

Il existe quelques règles à suivre pour que la compression ne devienne pas néfaste pour le corps :

  • Ne pas porter son binder plus de 8h d’affilée, penser à faire des pauses en le retirant parfois dans la journée si le besoin se fait sentir et ne pas le porter toute la semaine (alterner avec des jours sans port de binder).
  • S’assurer de prendre un binder à sa taille, car si celui-ci est trop petit, il risque d’être trop compressif.
  • Positionner sa poitrine correctement dans le binder, afin qu’elle soit comprimée de manière centrée, et non sur les côtés.
  • Bien s’hydrater, car les vêtements moulants ont tendance à faire davantage transpirer.
  • S’étirer le dos après avoir porté son binder.
  • Ne pas dormir ou faire un sport intense en le portant.

Qu’en est-il pour les transtapes : qu’est-ce que c’est vraiment, d’où est-ce que ça vient, et quels sont vos conseils pour s’en servir au mieux ?

Charly (chargé·e de communication) : Le transtape est un dérivé très proche des bandes de kinésiologies. Et oui, encore du matériel médical ! Il a donc les mêmes avantages et les mêmes inconvénients.

Ce sont des bandes élastiques adhésives qui permettent de maintenir une partie du corps en place (ici, la poitrine ramenée sur le côté pour rendre le torse plus plat) tout en accompagnant les mouvements, sans limiter la mobilité du corps.

Cependant, comme pour toute matière adhésive, certaines personnes supportent mal la matière. C’est pourquoi il est important de tester une petite partie du transtape sur le dos de sa main avant d’en appliquer sur son torse. Si la peau devient rouge et irritée, alors il vaudra mieux se tourner vers d’autres techniques de binding, comme les binders.

Il est également très important de bien imbiber le transtape d’huile végétale avant de le décoller, et de tirer doucement afin de ne pas arracher la peau. Hydrater sa peau entre chaque port de transtape est également une bonne manière de préserver sa souplesse.

Le port de transtape étant une technique de binding, il est également conseillé de respecter les mêmes règles de sécurité que pour le port du binder (notamment en terme de temps de port, etc).

Quels sont vos conseils pour pratiquer le tucking au mieux ?

Charly (chargé·e de communication) : Les principes restent les mêmes que pour les autres sous-vêtements compressifs :

  • Ne pas porter sa tucking panty plus de 8h, penser à faire des pauses en la retirant parfois dans la journée si le besoin se fait sentir et ne pas la porter toute la semaine (alterner avec des jours sans port de tucking).
  • S’assurer de prendre une tucking à sa taille.
  • Ne pas dormir ou faire un sport intense en la portant.
  • Ne pas superposer les techniques de tucking (pas de bande adhésive + port de tucking par exemple).

Contrairement aux idées reçues, le tucking n’est pas mauvais pour la santé si ces règles de sécurité sont respectées. En aucun cas cette technique ne pourrait rendre stérile par exemple, comme on peut entendre parfois. La technique qui consiste à faire remonter les testicules dans les canaux inguinaux peut sembler dangereuse, mais en réalité elle ne l’est pas du tout. En effet, au cours de la vie, les testicules viennent régulièrement se loger naturellement dans les canaux inguinaux, comme par exemple avant la puberté, ou encore au moment de l’éjaculation.

Entre vos sous-vêtements couleur chair et ceux à motifs, qu’est-ce qui se vend le mieux ?

Charly (chargé·e de communication) : Les binders couleurs chairs sont ceux qui sont le plus demandés. Ce n’est pourtant pas faute de créer des binders jaunes, violets, aux couleurs du drapeau trans et LGBT+ [rires]. On peut dire qu’il existe deux cas de figure : celui des personnes qui ne souhaitent pas que leur binder soit visible, et celui des personnes qui portent également leur binder comme un haut (en été par exemple).

Cela reflète la diversité des profils trans : certaines personnes souhaitent tendre vers le fait d’avoir un passing, c’est à dire le fait d’être identifié en un coup d’oeil comme une personne cisgenre appartenant au sexe opposé de celui qui a été attribué à la naissance, et ne souhaitent donc pas que leur sous-vêtements compressant soit visible.

D’autres personnes trans ne sont pas gênées par le fait d’être identifiées comme tel et peuvent aimer porter leur binder de manière visible, avec des couleurs, des motifs… Certaines personnes non-binaires ressentent également de l’euphorie à afficher une volonté d’aller vers une expression de genre plus androgyne en affichant leur binder.

À lire aussi : Kelsi Phụng, artiste non-binaire : « La non-binarité n’est pas un phénomène de mode »

Pensez-vous que les inquiétudes autour des sous-vêtements gender-affirming peuvent aussi venir de transphobie ? Les personnes cis semblent beaucoup plus s’inquiéter des binders que des talons hauts qui peuvent pourtant causer des problèmes de pieds et posturaux par exemple…

Charly (chargé·e de communication) : Il est clair que le sujet des modifications corporelles dans le cadre d’une transidentité soulève beaucoup plus d’inquiétude que les modifications corporelles davantage banalisée. Pourtant, comme vous le mentionnez, les talons hauts causent de manière prouvée des problèmes médicaux par exemple. On pourrait également parler des soutien-gorges qui sont rarement portés à la bonne taille, par un manque d’éducation des adolescent·es à connaître leur corps notamment, qui peuvent également compresser la poitrine et le torse.

De la même manière, la prise d’hormones ou les opérations relevant de la transidentité créent beaucoup plus d’inquiétudes, voir d’indignation, que les mêmes dispositifs utilisés ou réalisés sur des personnes cisgenres.

Nous faisons effectivement face à un vrai manque d’éducation sur le sujet de la transidentité, ce qui en fait une pente glissante parfaite pour les discours transphobes. Cette confusion crée un climat propice à une inquiétude voire une méfiance sur ce sujet, et c’est le serpent qui se mord la queue.

Plus que vendre des sous-vêtements, vous faites aussi beaucoup de pédagogie autour des transidentités et contribuez aussi à la visibilité des personnes trans dans leur diversité, et à l’entraide communautaire. Quels sont vos événements et initiatives les plus marquantes à vos yeux ?

Charly (chargé·e de communication) : Nous aimons particulièrement organiser la levée de fonds vers les fêtes de fin d’année qui permet de financer l’envoi de binders et de tucking panties à des personnes qui n’ont pas les moyens de s’en procurer. Ces sous-vêtements sont parfois d’une importance capitale pour soulager la dysphorie de genre et la santé mentale des personnes trans. C’est toujours un très beau moment de voir affluer les dons, et d’envoyer les colis vers celles et ceux qui en ont le plus besoin. Un cadeau de fin d’année spécialement pour elleux, quoi.

Nous nous sommes également rendu·es plusieurs fois dans des universités, ou des associations pour permettre aux jeunes personnes trans d’essayer ces sous-vêtements, de nous poser toutes leurs questions, de se sentir accompagné·es, aidé·es moins seul·es, quoi. Il est absolument nécessaire aujourd’hui de faire de la pédagogie et d’aider la jeunesse trans.

À lire aussi : Pourquoi Lizzo et sa marque Yitty s’attirent la colère des personnes trans derrière la griffe Urbody

Lizzo et sa marque Yitty ont récemment été accusées de plagier les designs gender-affirming de la marque Urbody pour capitaliser sur les personnes trans afin de se donner une image progressiste. Est-ce une récupération qui vous semble devenir de plus en plus courante ?

Charly (chargé·e de communication) : Il ne nous semble pas qu’il soit possible de dire ça. Tout simplement parce que le sujet des sous-vêtements adaptés aux personnes trans est étranger au grand public en réalité. La transphobie est très présente dans notre société, et il y a encore de grands progrès à faire en termes de pédagogie. Les bases sont à peine acquises, et la réalité concrète de nos vies trans est encore très méconnue, alors vous imaginez bien que le grand public n’est pas du tout familier avec les binders ou les tucking panties. Il n’y aurait ainsi pas grand chose à « récupérer » pour en faire du rainbow-washing.

On assiste surtout à un déferlement de haine transphobe. En quoi la visibilité est-elle toujours à double tranchant ?

Charly (chargé·e de communication) : Vous savez ce qu’on dit : quand tu commences à avoir tes premiers « haters », c’est que tu as réussi. Évidemment, notre compte suscite régulièrement des déferlements de haine transphobe, mais cela veut également dire que notre discours atteint une large cible et ça, c’est une victoire, surtout avec les algorithmes qui ont tendance à « punir » les comptes progressistes.

Notre but sur les réseaux sociaux est de rendre le plus accessible possible des ressources éducatives pour aider les personnes trans, notamment celles qui sont jeunes et/ou isolées. Vous imaginez ce que ça fait d’avoir 15 ans, de ne pas se sentir bien dans son genre et d’avoir peur d’en parler autour de soi ? On reçoit tous les jours des messages de ce genre de profil qui demandent de l’aide. C’est pour elleux qu’on crée ce contenu, tant pis s’il faut passer du temps à supprimer et bloquer de la haine transphobe. Il faut absolument plus de visibilité des vies trans, si l’on veut éviter de vivre les drames qui découlent de la transphobie. 40% des personnes trans ont fait une tentative de suicide dans leur vie, et ce chiffre concerne notamment les jeunes personnes.

À lire aussi : Tal Madesta, auteur de La fin des monstres : « La transphobie, c’est la véritable monstruosité »

Quelles sont les futures actualités de Be Who You Are ?

Aleksy (fondateur) : L’ouverture d’un lieu d’accueil inclusif (café-boutique) pour échanger, accueillir, permettre aux personnes de voir, de questionner, d’essayer.

Nous aimerions aussi développer une association pour former les entreprises, intervenir dans les écoles, les lycées, proposer des temps de paroles et d’information pour les parents, organiser des voyages pour les ados aussi par exemple.

Nous aimons aussi être à l’écoute des besoins des personnes trans et développer notre gamme de produit en ce sens, puis travailler avec des partenaires locaux dans la mesure du possible pour ce qui concerne nos autres partenaires.

Ce serait également génial de voir nos produits dans d’autres boutiques en France et dans ses pays limitrophes afin de faciliter l’accès à ces sous-vêtements. Lorsque l’on est une personne trans mineur·es, ce n’est pas toujours aisé de trouver une carte bancaire pour se procurer un binder par exemple (lorsque les parents refusent d’en commander un), et c’est impossible d’aller le chercher en sex-shop.

Quelle est la question qu’on ne vous pose pas assez sur Be Who You Are ?

Charly (chargé·e de communication) : J’aimerais parler de notre pin’s en métal « iel », qui est le seul qui existe en vente en France aujourd’hui. Ça peut sembler ne pas être grand chose, mais voir son pronom exister physiquement quelque part, pour encourager à le porter fièrement, ce n’est pas du tout anodin.

Le site de Be Who You Are

Des personnes trans posent pour la marque de sous-vêtements d'affirmation de genre Be Who You Are

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