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Personne assise sur un canapé avec un coussin LBGT, téléphone à la main
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Tant décrié, l’algorithme TikTok permet aussi à des jeunes LGBTQIA+ de comprendre qui ils sont

On en découvre des choses — plus ou moins utiles — sur TikTok ! Et visiblement, entre deux vidéos virales, l’algorithme aiderait à en savoir plus sur sa véritable orientation sexuelle ou identité de genre…

L’algorithme de TikTok n’a pas que du mauvais. Danses virales et pranks absurdes mis à part, sur TikTok, on découvre plein de trucs pratiques sur les sciences, les loisirs créatifs, mais aussi sur soi-même !

Les premiers scrolls sur l’appli dévoilent un bric-à-brac de vidéos un peu hors sujet. Mais une fois qu’on fait pleuvoir les likes sur les contenus qui accrochent notre intérêt, le fil commence à s’affûter.

Et selon plusieurs utilisateurs et utilisatrices, il s’affûterait si bien qu’il permettrait à une bonne partie d’entre eux et elles de se poser les bonnes questions sur leur propre orientation sexuelle ou identité de genre !

À force de voir défiler des vidéos liées à la pansexualité, la bisexualité ou encore l’asexualité, on peut fatalement finir par se demander pourquoi ce type de posts apparaît régulièrement sur notre page « pour toi » — un flux unique à chaque utilisateur et utilisatrice. Et à comprendre que si on en voit tant, c’est peut-être qu’il y a une raison…

Si bien que le hashtag #TikTokMadeMeGay décompte plus de quatre millions de résultats sur l’app !

« J’ai compris que c’était pour m’apprendre à me connaître »

Plus on like certaines vidéos, plus TikTok comprend que c’est le genre de contenus qui nous plaît et nous en ressert en grandes plâtrées quotidiennes. En quelques scrolls, vous finissez par atterrir dans les parties les plus niches de la plateforme : il y a le TikTok dédié aux fans de tricot, celui pour les nouveaux parents, pour les adeptes du cottagecore et aussi… le TikTok queer et LBGT !

« TikTok savait que j’étais bi avant moi. »

Jess Joho pour Mashable

Au final, l’application donne l’impression qu’elle vous connaît mieux que vos proches — ou que vous ne vous connaissez vous-même. Pour preuve, de plus en plus de personnes se mettent à réaliser que TikTok les a aidées à réaliser qu’elles étaient « membres de la communauté LGBTQIA+ ».

C’est notamment le cas de la journaliste Jess Joho qui s’est épanchée sur le site Mashable pour expliquer comment « les algorithmes de TikTok savaient qu'[elle était] bi avant [elle] » :

« Rapidement, TikTok commence à lire votre âme comme une sorte d’oracle numérique divin, ouvrant des couches de votre être jamais connues de votre propre esprit conscient.

Plus vous l’utilisez, plus son contenu s’adapte à vos spécificités les plus profondes, jusqu’à ce que vous obteniez des informations si pertinentes qu’elles peuvent être ressenties comme une attaque personnelle (dans le bon sens du terme) ou (plus dangereusement) comme un déclencheur nocif de traumatismes de toute une vie. »

Sur l’appli, les vidéos de personnes admettant — souvent avec humour — qu’elles ont fini par voir la lumière et réaliser certains aspects de leur orientation sexuelle pleuvent.

Vane Peña, un célèbre tiktokeur, raconte à Yahoo :

« Parfois, qu’ils en soient conscients ou non, les gens aiment des vidéos — sans forcément l’admettre à autrui, mais à l’intérieur, elles déclenchent [quelque chose] en eux.

Ça a été mon cas. Au début de mon processus d’acceptation de moi-même, j’aimais des vidéos sur la non-binarité, au point que je les voyais constamment sur mon fil. Dans ma tête, je me disais que c’était pour m’instruire, et puis j’ai compris que c’était pour m’apprendre à me connaître. »

Personne tenant un smartphone dans la main et ouvrant l'application TikTok
Crédit photo : Cottonbro.

Une communauté dans la communauté

La représentation ne fait pas tout, mais elle compte. Entre les propos LGBTphobes et le manque de diversité dans les représentations à l’écran, il y a encore du boulot ! C’est peut-être un peu pour ça que les utilisateurs et utilisatrices de TikTok y trouvent un certain havre de paix.

Car une fois la prise de conscience digérée, ces personnes découvrent dans les contenus LGBTQIA+ de TikTok une communauté dans la communauté. L’article de Yahoo l’explique bien :

« En l’absence d’une variété de personnages dans les séries pour représenter le large éventail d’identités dans le spectre de la sexualité, il est logique que des applications vidéo comme TikTok aident les gens à mieux comprendre les diverses identités. »

Cette impression d’appartenance n’a pas de prix. Mieux, la portée internationale et intergénérationnelle de l’application permet à la communauté LGBTQIA+ d’échanger, d’apprendre et surtout, de se donner de la force quel que soit le pays d’origine ou l’âge des personnes devant leur smartphone.

En espérant que ce sens de la communauté leur permettra de vivre de manière aussi authentique hors ligne !

À lire aussi : Le straight TikTok découvre l’orgasme prostatique et ne s’en remet pas

Crédits photos : Monstera et Cottonbro (Pexels)

Les Commentaires
7

Avatar de Mayushi
29 octobre 2021 à 01h23
Mayushi
@Mayushi Comment sais-tu que ce sont des gens qui labellisent les vidéos et pas des algorithmes de machine learning (initialisés par des humains mais auto-entretenus par la suite) ?
J'aimerai beaucoup des sources si tu en as, je trouve le sujet hyper intéressant.

Je travaille dans le secteur et j'ai des collègues qui sont passé.e.s chez TikTok. D'un point de vu "visible" tu peux chercher par exemple tous les jobs chez TikTok avec le mot "Label". Comme (en vrac) : Labelling Team Leader, Content Labelling Operation Specialist, Content Labeller, Search Labelling Quality Assurance etc.
Par exemple : https://careers.tiktok.com/position/6858107610982287623/detail (ici spécifique à la modération donc aux contenus sensibles)
C'est le même système utilisé pour la recherche classique et l'optimisation du fameux "algorithme" (qui est bien plus humain qu'on ne le croit). La polémique concernant les personnes en surpoids ou souffrant de handicap date de fin 2019 (article de la BBC ici), mais ce sont bien en majorité des employé.e.s en chair et en os qui déterminaient si une personne était "trop grosse" par exemple et pas juste une machine. La même chose peut s'appliquer à d'autres tags, le système n'étant pas transparent il est difficile de savoir dans quelles proportions.
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