Pourquoi l’allongement du délai d’IVG médicamenteuse m’inquiète


Depuis l'annonce du rallongement du délai légal d'avortement par voie médicamenteuse à domicile à 7 semaines de grossesse (9 semaines d'aménorrhée), Océane est à la fois heureuse, et inquiète. Elle t'explique pourquoi.

Pourquoi l’allongement du délai d’IVG médicamenteuse m’inquiète

Depuis le début de la crise sanitaire que nous vivons tous et toutes, des alarmes nichées dans le creux de mon ventre se sont allumées et m’ont répété :

Soyons vigilantes quant à nos droits fondamentaux, nous, femmes, qui d’ordinaire sommes encore trop souvent reléguées au second plan.

Avec l’annonce de la prolongation du délai légal d’avortement médicamenteux de 5 à 7 semaines de grossesse (soit de 7 à 9 semaines d’aménorrhée — la date des dernières règles) le 15 avril, je suis à la fois très heureuse et inquiète.

Crise sanitaire du coronavirus et délai d’avortement

Cela fait maintenant environ un mois et demi que, petit à petit, je vois les hôpitaux publics, d’ordinaire déjà en grande difficulté, sombrer toujours plus loin dans les complications.

Je vois les établissements saturés, le personnel soignant toujours plus overbooké et manquant cruellement de soutien matériel et financier pour, à la fois se protéger du virus, et soigner les personnes hospitalisées.

Puis j’ai vu les magasins dits non-essentiels commencer à fermer, j’ai commencé à accepter que j’allais devoir faire une croix sur ma vie habituelle dans les prochaines semaines, et le 17 mars, la nouvelle est devenue officielle : ça y est, la France elle aussi passe en confinement national.

À ce moment-là, les alarmes qui clignotaient déjà à l’intérieur de moi se sont mises à sonner :

Et ma contraception ? Et si je tombe enceinte ? Est-ce que l’État va considérer que c’est une urgence de première nécessité ?

Si les hôpitaux sont saturés, est-ce qu’il y aura assez de place pour garantir que toutes les femmes désirant avorter puissent le faire dans le délai légal de 12 semaines ?

Mon cerveau s’est emballé, a envisagé tous les pires scénarios, et j’ai commencé par me mettre moi-même en sécurité en achetant une boite de préservatifs ainsi que deux tests de grossesses urinaires, juste au cas où.

Dans la foulée, j’ai vu avec beaucoup de soulagement le sujet surgir partout dans les médias.

J’ai vu le Planning Familial, toujours en première ligne pour défendre le droit à l’avortement en France, partager son inquiétude quant au parcours du combattant qui s’annonçait pour les femmes désireuses d’interrompre une grossesse pendant le confinement.

Le 31 mars, j’ai lu la Tribune publiée par le Monde et signée par une centaine de professionnels de l’IVG attester de trois problèmes majeurs liés à la crise sanitaire :

  • La réduction du nombre de soignants
  • La limitation des déplacements des femmes
  • L’environnement violent dans lequel certaines femmes doivent rester confinées

Trois problèmes qui pousseront certaines femmes à mener à terme leur grossesse contre leur gré, en se mettant en danger elles-mêmes, et en mettant en danger leur futur bébé à naître.

Trois problèmes qui ont poussé ces professionnels à demander un rallongement de deux semaines du délai pour les IVG médicamenteuses et pour les IVG par aspiration ainsi que l’annulation du délai de réflexion de 48h pour les mineures.

Puis j’ai entendu les propos à la fois inquiétants et rassurants d’Olivier Véran, ministre de la santé, au Sénat, qui indiquait avoir entendu « des remontées de terrain qui confirment qu’il y a une réduction inquiétante du recours à l’IVG ».

Il a annoncé dans la foulée « qu’il est hors de question que l’épidémie de Covid-19 restreigne le droit à l’IVG dans notre pays », et a préconisé « le recours aux IVG médicamenteuses qui doivent être encouragées, facilitées, sans restreindre le libre choix des patientes ».

J’ai été ensuite doublement rassurée en voyant le combat de Laurence Rossignol qui défendait un amendement au Gouvernement et à la commission du Sénat pour rallonger le délai légal d’avortement, qu’il soit médicamenteux à domicile ou instrumental à l’hôpital.

Et depuis le 15 avril et la publication d’un arrêté au Journal Officiel, ça y est, le délai de l’avortement médicamenteux à domicile a été rallongé, pouvant donc désormais être pratiqué jusqu’à la fin de la 7ème semaine de grossesse (ou 9ème semaine après la date des dernières règles).

La procédure a aussi été adaptée, puisque les rendez-vous obligatoires pour une IVG médicamenteuse (informations sur la procédure et remise des ordonnances, consultation de prise du médicament qui arrête la grossesse, consultation de contrôle 14 à 21 jours après l’IVG), pourront désormais être réalisés sous forme de téléconsultations, si la patiente et le médecin l’estiment possible.

Mais les professionnels de santé qui prescriront le traitement doivent s’assurer que plusieurs conditions sont réunies au préalable, notamment que la patiente se trouve à moins d’une heure d’un établissement hospitalier et qu’elle est en mesure de le joindre ou de s’y rendre 24h/24.

Avortement par voie médicamenteuse : je l’ai vécu

À l’annonce de cette nouvelle, j’ai été particulièrement heureuse.

Heureuse que cette nouvelle trompe mon pessimisme qui n’avait aucunement envisagé que le gouvernement aille jusqu’à prendre cette décision.

Heureuse que l’accès à l’avortement soit facilité, parce que chaque petit pas qui rend l’IVG plus accessible aux femmes est un très grand pas et une très bonne nouvelle.

Heureuse pour toutes les femmes que cette nouvelle va rassurer, et qui vont recevoir le message que oui, le gouvernement pense à nous, que des personnes se battent pour nos droits à l’échelle nationale.

Mais j’ai été aussi ressenti une part d’inquiétude, je dois le dire.

Il y a quelques temps, j’étais l’une de ces femmes. J’apprenais avec horreur, angoisse, tristesse que mon retard de règles cachait une grossesse.

Il n’y avait pas de crise sanitaire, il n’y avait pas de saturation des hôpitaux, je pouvais circuler librement et me rendre à mes rendez-vous médicaux, et pourtant ça a été une épreuve très longue et particulièrement angoissante.

Après un premier rendez-vous chez ma gynécologue pour effectuer une première échographie, j’ai été très vite prise en charge par le Planning Familial et son personnel soignant attentif et bienveillant que je remercie encore aujourd’hui.

Comme ma grossesse était très précoce et que j’étais majeure, j’ai eu le choix entre avorter par voie médicamenteuse, au calme, chez moi, et avorter à l’hôpital.

L’avortement médicamenteux consiste en une prise de médicaments en deux phases.

D’abord une première phase pendant laquelle les deux premiers cachets qui interrompent la grossesse en détachant le sac embryonnaire sont ingérés.

Puis une deuxième phase, 24 à 48h après selon les indications du médecin, avec deux autres cachets qui déclenchent les contractions et parfois des saignements très abondants pour expulser le sac embryonnaire et la paroi utérine.

Cette deuxième phase peut être, selon les femmes, vécue assez violemment, et la douleur qui va avec peut être, malgré la dose  d’antidouleurs prescrits, très difficile à supporter.

Allongement du délai d’IVG médicamenteuse : pourquoi je suis inquiète

Comme beaucoup de femmes, je pense, malgré la perspective de plusieurs heures ou plusieurs jours de forte douleur, mon choix était tout réfléchi : je voulais avorter à la maison.

Et ce que cette expérience m’a révélée, c’est que je n’étais pas du tout préparée à vivre ce que j’ai vécu, si j’avais su, même avec une grossesse si précoce, j’aurais eu recours à une IVG chirurgicale à l’hôpital.

Pendant la consultation que j’ai eue au Planning Familial, d’abord avec une infirmière, puis avec une gynécologue, on m’a tout expliqué en long en large et en travers.

On m’a expliqué que j’allais sûrement beaucoup saigner, que j’allais peut-être avoir très mal, que j’allais devoir prendre beaucoup d’antidouleurs, et qu’il était important que je prenne soin de moi.

On m’a expliqué qu’il fallait que je sois accompagnée par quelqu’un, impérativement. On m’a demandé si j’avais des questions, on a pris le temps de vérifier que j’avais bien tout compris.

Et bien sûr, j’avais tout compris et je n’avais pas de questions, j’avais juste envie que ça s’arrête le plus vite possible, et de pouvoir rentrer chez moi.

On ne m’a pas expliqué que j’allais avoir envie de vomir et la diarrhée pendant des jours, et que mon cycle hormonal et mon corps allaient être tant affectés par ces petits cachets.

On ne m’a pas expliqué qu’il y avait 4 à 8% de chance que l’expulsion ne soit pas effective et que je doive, par la suite, soit recommencer le processus, soit avoir recours à une aspiration à l’hôpital.

À lire aussi : L’IVG rend stérile, et autres idées reçues rétrogrades sur la contraception et l’avortement

Malheureusement, je suis tombée dans ce petit pourcentage, et j’ai dû tout recommencer, multipliant les échographies de contrôle et rendez-vous médicaux.

C’est là que mon inquiétude face aux mesures prises par le gouvernement se place, parce que c’est parfois ça la réalité de l’avortement médicamenteux.

Des femmes seules chez elles qui vivent un moment difficile psychologiquement et physiquement, qui n’ont parfois pas l’appui de leurs proches ou d’un conjoint, et qui peuvent avoir besoin de l’appui du personnel soignant.

C’est une procédure qui peut amener les femmes à appeler le Planning Familial surbooké pour s’assurer que ce qu’elles vivent est normal, parce qu’une fois seule à la maison, avec du sang qui s’écoule en continu pendant des jours et des jours, l’intensité de la douleur parfois bien supérieure à ce qu’on avait en tête, il est loin le rendez-vous médical au Planning qui nous expliquait tout.

Face à cette décision du gouvernement, j’aimerais pouvoir simplement me réjouir car elle est en effet essentielle, et pourtant je ne peux m’empêcher de ressentir une ambivalence, une inquiétude en pensant à ces femmes interrompant une grossesse seules chez elles, ou en mauvaise compagnie, qui auraient peut-être préféré avoir recours à une intervention hospitalière, et qui peuvent être peu préparées à ce qui va suivre.

Est-ce que ces téléconsultations mises en place pour remplacer des consultations essentielles au bon déroulé de la procédure ne vont pas encore plus isoler certaines femmes ?

Pourquoi ne pas avoir allongé le délai d’avortement instrumental de 12 à 14 semaines de grossesses (donc de 14 à 16 semaines d’aménorrhée) dans le même temps, pour être sûrs que toutes les IVG soient assurées dans les meilleures circonstances possibles ?

L’avis du Planning Familial sur le prolongement du délai de l’avortement médicamenteux

Pour partager mes inquiétudes et demander son avis à l’expert numéro 1 du sujet de l’avortement, j’ai appelé Sarah Durocher, co-présidente nationale du Planning Familial.

Je lui ai d’abord demandé comment le Planning Familial avait reçu cette nouvelle mesure :

« Nous sommes très contentes de cette avancée, d’avoir été entendues, que ce soit les associations, les organisations, les professionnels puisque c’était une revendication que l’on avait de pouvoir soulager l’hôpital et le personnel soignant.

La téléconsultation, c’est quelque chose qu’on avait déjà nommé dans le passé, puisque l’objectif qu’on a c’est bien de soulager le parcours des femmes et on sait très bien que souvent, selon les territoires et notamment les milieux ruraux, ça peut être très compliqué avec peu d’offres de santé, et ça fait faire des allés retours aux femmes de façon très régulière.

Donc nous sommes assez contentes de cette avancée, nous espérons que ça durera dans le temps puisqu’aujourd’hui il a été précisé que c’était seulement pendant la période de confinement.

Nous espérons que ce soit prolongé puisque du point de vue de l’expérience qu’ont les centres de santé, les sages-femmes et les médecins, on sait que c’est complètement possible et que les femmes sont complètement dans la capacité, avec une bonne information, d’avorter hors hôpital entre 7 et 9 semaines. »

Dans un deuxième temps, je lui ai exprimé mes inquiétudes citées plus haut, ma peur que les femmes se retrouvent obligées d’avorter chez elles et que cela renforce leur isolation.

Voici ce qu’elle m’a répondu :

« Nous, notre positionnement, c’est de dire qu’il faut des choix différents. Il faut donner la possibilité aux femmes de choisir la méthode qu’elles souhaitent, rien ne doit être imposé.

Donc pour nous cette nouvelle mesure est un choix supplémentaire qui est donné, mais vous avez tout à fait raison, et c’est pour cela que nous veillons à ce que toutes les IVG ne soient pas faites en téléconsultation.

Nous veillons toujours à ce que les femmes aient vraiment un échantillon de choix, une méthode ne doit pas remplacer l’autre, ça c’est certain.

Les témoignages de femmes que nous recevons sur certains territoires nous disent que les professionnels ne donnent parfois pas le choix, et que pendant la période de confinement certaines ont moins le choix.

Tout simplement parce que pour la méthode par aspiration il faut soit une anesthésie générale, soit une anesthésie locale, et dans ce contexte, c’est très compliqué.

Donc ça veut dire que, pendant cette période de confinement, on est réduit à l’IVG médicamenteuse, mais ce n’est pas une fin en soi, nous sommes dans la réalité du contexte.

Dans tous les cas, le Planning Familial veillera toujours à ce qu’il n’y ait pas que cette possibilité là et que ce choix là. »

Concernant le rallongement du délai d’avortement chirurgical de 14 à 16 semaines d’aménorrhée, pour le Planning Familial, c’est un combat de tout temps, pas seulement depuis le confinement :

« Le Planning est de toute façon pour qu’il n’y ait pas de délai. Nous souhaiterions que les femmes puissent stopper une grossesse à n’importe quel moment.

On est content de cette avancée-là mais pour nous ce n’est pas suffisant.

Nous avons envoyé hier à l’ensemble des parlementaires et des groupes parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat un courrier pour les interpeller sur l’allongement du délai de 14 à 16 semaines.

Pourquoi ? Parce qu’on se rend compte que beaucoup moins d’IVG sont pratiquées actuellement, sauf que les femmes n’arrêtent pas pour autant d’être enceintes et confrontées au choix de garder ou non une grossesse.

Il y a beaucoup de femmes qui se retrouvent à culpabiliser de sortir en se disant « moi ce n’est pas important, il y a des gens qui sont en train de mourir », il y a cette culpabilité d’occuper le personnel soignant.

Il y a aussi la peur d’attraper le virus en sortant, et évidemment le désinformation, puisque des femmes entendent que certains soins secondaires sont reportés, donc elles ne se déplacent pas.

Du coup, à partir du 11 mai et de la fin du confinement, on risque d’avoir des femmes qui se retrouvent à 12 ou 13 semaines et qui n’auront pas de rendez-vous.

Encore une fois on se retrouvera comme avant les années 70 où l’avortement n’était pas possible en France et était pénalisé : les femmes qui ont de l’argent iront à l’étranger, et les femmes qui en ont moins ne pourront pas y aller.

Et ça, ce n’est pas possible à entendre. »

L’autre point sur lequel Sarah Durocher a insisté, c’est l’inquiétude du Planning vis-à-vis des numéros anti-avortement qui circulent sur Internet.

À lire aussi : Tu vois des pubs anti-IVG sur Facebook ? Ce n’est pas un hasard

L’accueil de beaucoup d’antennes du Planning Familial étant fermées à l’accueil physique, elles craignent plus que d’ordinaire que certaines femmes soient mal orientées et mal conseillées.

Il est donc très urgent de partager un maximum le numéro vert accessible gratuitement et anonymement à toutes les femmes : le
0800 08 11 11.

Allongement des délais d’IVG : il faut aller plus loin

Je dois dire que les réponses de Sarah Durocher m’ont beaucoup rassurée, et m’ont fait me dire que oui, ma réaction face à cette nouvelle était fortement biaisée par mon expérience de l’avortement.

J’ai aussi compris que, évidemment, mon vécu de l’IVG était très personnel et loin d’être partagé par la majorité des femmes, et que la clé était bien sûr l’information claire et accessible pour toutes.

Même si mon pessimisme et mon expérience me poussent à me demander si cette mesure n’est pas une mesure de facilité de plus de la part du gouvernement, parfois au détriment des femmes, je campe toujours sur mes positions : cette mesure n’est pas suffisante.

Est-ce que j’aurais voulu que cette mesure ne voit pas le jour ? Evidemment que non. Elle est essentielle.

Mais je suis un peu triste qu’on favorise le moins pire pour la santé des femmes au détriment du mieux, et que cette mesure ne soit pas accompagnée du prolongement du délai de l’IVG chirurgicale, et par des moyens renforcés aux personnels soignants qui accompagnent la santé des femmes.

Informations sur l'avortement

Si tu souhaites avoir plus d’informations sur l’IVG et sur l’IVG pendant la crise sanitaire du coronavirus, tu peux lire ces articles :

N’oublie pas que le numéro vert 0800 08 11 11 est accessible gratuitement et anonymement du lundi au samedi de 9h à 20h, pour toute question à propos de la contraception, la sexualité ou l’IVG.

Tu peux poser toutes tes questions aux écoutantes qui sont des professionnelles expertes du suivi de l’avortement. Tu peux aussi suivre le Planning Familial sur Facebook et Instagram.

Tu peux aussi consulter le site Internet de la Haute Autorité de santé pour avoir plus d’informations sur le déroulé d’un avortement.

Si tu dois avoir recours à une IVG médicamenteuse, Sarah Durocher, co-présidente du Planning Familial, t’explique :

« Le plus souvent, l’avortement médicamenteux se passe très bien. Il y a seulement deux risques : l’hémorragie, et le risque d’une fièvre très persistante et liée à une infection, mais c’est très rare.

Il faut savoir qu’il peut y avoir des saignements entre les deux prises de comprimés, ce n’est pas grave, c’est simplement que le col s’est un peu plus ouvert.

Suite à la deuxième prise de médicaments, il peut y avoir des vomissements et de la diarrhée. Il ne faut pas s’inquiéter, c’est normal.

Vis-à-vis de la douleur, il est impossible de savoir si une femme va beaucoup souffrir, ou non. Certaines personnes qui avaient une vision très négative de l’avortement médicamenteux se retrouvent soulagées quand elles y ont recours !

Si jamais on n’a pas l’habitude d’avoir des règles douloureuses, la douleur peut être surprenante, mais il n’y a pas de cause à effet entre avoir des règles douloureuses et souffrir pendant l’avortement.

Après la deuxième prise de médicaments, toute la paroi utérine est évacuée, c’est ça, le sang.

Donc ça veut dire qu’on ne touche pas du tout à l’appreil reproducteur, il n’y a pas du tout de risque d’avoir des problèmes de fertilité ensuite.

Il peut y avoir beaucoup de saignements, mais il ne faut pas que ça dure pendant plus de 3h avec un changement de serviette (épaisse, pas classique) toutes les demi-heures.

Il y a aussi des femmes qui peuvent ne pas beaucoup saigner !

Pour la douleur, l’ibuprofène est interdit pendant la période du coronavirus, on va donc essayer de l’atténuer avec du paracétamol.

Il ne faut pas hésiter à utiliser d’autres moyens : une bouillotte, regarder une série, fumer des clopes si ça nous fait du bien, employer des stratégies individuelles pour atténuer la douleur et se détendre.

Il faut vraiment se poser, essayer autant que possible d’avoir du temps pour soi, et faire quelques allers-retours aux toilettes. Souvent c’est à ce moment là que le sang s’écoule, ce n’est pas forcément immédiat.

Il peut aussi y avoir des saignements pendant tout le mois qui suit, il ne faut pas s’inquiéter. Ça peut durer pendant trois jours, s’arrêter, reprendre…

Par contre, le cycle reprend tout de suite, il peut y avoir une ovulation dès les jours qui suivent. »

Et toi, qu’est-ce que tu penses de cette nouvelle mesure ?

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Océane Viala

Océane Viala

Océane est chargée des témoignages sur madmoiZelle ! Sa passion, c’est vos vies, surtout quand elles lui font réfléchir à la sienne. Elle aime aussi le froid, les arbres et les avocats.

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Commentaires

_Plume

C'est surtout que le nombre de semaines d'aménorrhée est une convention de date pour les examens de suivi de grossesse. Dans le milieu médical, on parle très peu en semaines de grossesse, disons que c'est plus équivalent à une unité de mesure et c'est toujours la datation de la grossesse par échographie qui prévaut et on se base après sur cette date pour le calcul des SA.
 

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