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Revues de films

La fin de Once upon a time in… Hollywood expliquée

29 août 2019 3
Tu n’as pas compris la fin de Once upon a time in… Hollywood, le film de Quentin Tarantino avec Brad Pitt, Leonardo DiCaprio et Margot Robbie ? Par ici !
Attention spoilers

Cet article va révéler toute l’intrigue de Once upon a time in… Hollywood.

Pour la critique sans spoilers de Once upon a time in… Hollywood, par ici.

J’ai vu Once upon a time in… Hollywood plusieurs semaines avant le reste du monde. C’est une chance, mais aussi une malédiction.

Car JE VOULAIS EN PARLER À TOUT LE MONDE, et je ne pouvais pas !

J’ai quand même pu échanger avec une collègue qui m’a accompagnée à la projection, et qui n’avait… quasiment rien pigé à la fin du film.

La fin de Once upon a time in… Hollywood

La séquence finale de Once upon a time in… Hollywood est absolument délirante, hallucinée et pleine d’hémoglobine.

On dirait presque que Tarantino s’est contenu pendant tout le reste du film, assez « mature » et sérieux, pour se lâcher totalement dans ces dernières dizaines de minutes.

Donc, pour rappel, Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) chill dans sa piscine, bien bourré, après être revenu de son séjour en Italie avec sa toute nouvelle épouse, laquelle dort à l’étage.

Cliff Booth (Brad Pitt) a fumé une cigarette enduite d’acide et commence à tripper totalement en nourrissant son chien.

Sur ces entrefaites débarquent trois des hippies rencontrés plus tôt, qui se font embrouiller par Rick Dalton. Ils décident donc de changer de plan pour s’attaquer à lui.

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Mais les assaillants se retrouvent face à un Cliff Booth bien déchiré qui les éclate sans économiser le moindre coup, aidé par son chien.

Rick Dalton finit le tout en apothéose, torchant au lance-flammes une des attaquantes déjà bien abîmée.

La violence est libérée, décadente, presque jouissive. Même pour un Tarantino, ça paraît limite disproportionné, car les hippies ont l’air plus bête et paumés qu’autre chose.

C’est que, pour comprendre cette séquence, il faut savoir deux-trois trucs…

Once upon a time in… Hollywood et Charles Manson

« AH PUTAIN MAIS C’EST LES POTES DE CHARLES MANSON ! »

Voici peu ou prou le cri que ma collègue a poussé devant le générique de fin, dans lequel les termes « Manson Family » lui ont permis d’enfin piger ces 2h45 de film.

Car oui, ce mec qu’on voit rôder 2 min près de chez Sharon Tate, c’est Charles Manson, un tueur sanglant. Et les hippies sont les gens qu’il a embrigadés.

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Dans la vraie vie, les membres de la Manson Family ont malheureusement atteint la demeure de Sharon Tate, enceinte de plus de 8 mois, et l’ont atrocement assassinée.

Ils ont aussi tué Jay Sebring, Steven Parent, Wojciech Frykowski et sa fiancée Abigail Folger, qui se trouvaient sur les lieux.

Avec cette séquence finale, Tarantino rejoint le conte de fée promis par son titre (Il était une fois à… Hollywood) : il rétablit une happy end dans laquelle la Manson Family échoue, et Sharon Tate vit.

Quand on connaît la sauvagerie des assaillants, il est plus facile de comprendre la violence que le film leur inflige (même si bordel, c’était long à regarder).

Once upon a time in… Hollywood, une fin bancale ?

Je comprends ce qu’a voulu faire Tarantino, même si à mon sens il a bien mieux réussi une démarche similaire dans Inglorious Basterds.

Je pense qu’ici, l’exécution est boiteuse ; le film est trop décousu, Sharon Tate y est trop peu (et on ne comprend pas ce qu’elle fout là), on arrive trop tard au sujet des tueurs…

Je pige bien l’envie de ne pas donner de visibilité à Charles Manson. Once upon a time in… Hollywood n’est pas à sa gloire, ne parle pas de lui.

Le réalisateur crée plutôt une vraie tendresse pour Sharon Tate, tout simplement adorable sous les traits de Margot Robbie.

Mais quand je vois que même des cinéphiles américains, plus à même d’être au courant du lien entre Sharon Tate et Charles Manson, sont paumés face à la fin du film…

Je me dis que ça aurait mérité un peu plus d’explications !

En tout cas, tu peux retrouver Charles Manson dans Mindhunter saison 2, le 16 août sur Netflix. Si c’est ton truc les tueurs, bien sûr…

À lire aussi : L’incroyable histoire du tueur et violeur en série arrêté 42 ans après ses crimes

Les Commentaires
3

Avatar de blobette
30 août 2019 à 09h44
blobette
Bonjour !
@missaaj : C'est une excellente idée j'aurais préféré cette fin !
en ce qui me concerne, j'avais déjà moyen aimé cette idée de refaire l'histoire en mode revenge mais ça passait à la limite dans Inglorious Bastaard (et le film en lui même était bien) mais dans celui ci je n'ai pas aimé du tout ! Je n'ai aucune bienveillance particulière envers Polanski mais je me suis dit : à la place de la famille de Sharon Tate, j'aurais détesté voir ça. C'était assez malsain et triste, et useless. J'ai trouvé cette vision du réalisateur infantile et triste. Il semblerait que la sœur de Sharon Tate ait donné son accord, tant mieux du coup, mais moi j'ai trouvé cela malaisant.
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