Juliette Katz a vlogué toute sa grossesse, sans filtre et sans tabous


Juliette Katz de la chaîne YouTube Coucou les Girls a décidé de vloguer mois après mois sa grossesse, et le résultat est aussi touchant que libérateur.

Juliette Katz a vlogué toute sa grossesse, sans filtre et sans tabous@coucoulesgirls / Instagram

Mise à jour du 19 mai 2021

Ça y est, Juliette Katz a publié la dernière vidéo de sa série intitulée 9 mois. En effet, son accouchement est imminent, et elle se prépare actuellement pour la dernière ligne droite, à savoir le marathon de l’accouchement (et ce qui va arriver après) !

Je vous laisse découvrir ci-dessous les deux dernières vidéos, en commençant par celle sur le deuxième trimestre :

Puis la toute dernière, sur le troisième trimestre :

J’ai hâte de regarder son retour en vidéo sur son accouchement, car je sais, vu le ton de son vlog grossesse, qu’elle sera sincère et authentique sur ce tout ce qu’elle aura vécu.

Si tu nous lis Juliette, bon courage pour cette dernière ligne droite et bonne rencontre avec ton grumeau !

Juliette Katz partage sa grossesse en vidéo

Article publié initialement le 18 février 2021

Après s’être confiée sur sa fausse couche, la Youtubeuse, actrice, mannequin, influenceuse, autrice et chanteuse Juliette Katz a décidé de partager, dans une série de vidéos, les étapes de sa nouvelle grossesse.

Dans le premier épisode, elle nous raconte son premier trimestre, ses angoisses, ses peurs, sa culpabilité, et ça fait beaucoup de bien à entendre et regarder.

La grossesse, ce long fleuve pas si tranquille

Dans cette nouvelle série intitulée « 9 mois », nous découvrons avec elle toutes les peurs et les doutes qui peuvent accompagner ce premier trimestre, surtout pour celles qui, comme Juliette, ont vécu avant cela une fausse couche.

Ce qu’elle dit au tout début de la vidéo, nous sommes sûrement un grand nombre à l’avoir ressenti également :

« On marche sur des œufs. […] On prend des pincettes. On attend vachement la fin du premier trimestre pour commencer vraiment à se projeter et à être heureux ».

J’ai personnellement vécu exactement la même chose lorsque j’attendais ma fille : je n’arrivais pas à réaliser que j’étais enceinte, je ne voulais pas y croire, j’étais convaincue que je ferai une fausse couche et que le fœtus n’était pas viable, et j’avais le besoin constant d’être rassurée sur le fait que cette grossesse existait, quitte à passer plus d’échographies et à consulter plus de médecins que nécessaire.

Au troisième trimestre, j’en suis même arrivée au point d’acheter un doppler pour écouter le cœur de ma fille à n’importe quel moment, surtout lorsque je me persuadais que son coeur ne battait plus et que j’allais la perdre.

Oui, c’était pas une grossesse des plus épanouissantes. Je me disais que je devais être la seule à ressentir toutes ces angoisses, que je n’étais pas normale.

J’avais tellement vu autour de moi des femmes enceintes sereines, sûres d’elles, épanouies et heureuse, que je m’étais persuadée que quelque chose clochait chez moi, et que, si ça se trouve, j’angoissais autant parce que je n’étais pas du tout faite pour être mère.

Oui, la bonne culpabilisation comme on l’aime (non).

La grossesse et ses instants de doutes permanents

Parmi toutes ses interrogations et ses angoisses, Juliette nous parle aussi de la culpabilité qu’elle peut ressentir en ne réalisant pas encore qu’elle est enceinte, en devant faire attention à son corps pour quelque chose ou quelqu’un qu’elle ne sent pas, qu’elle ne voit pas.

Avoir des symptômes comme des nausées ne l’aide pas forcément à réaliser qu’elle n’est plus la seule à bord, et elle panique.

Mais qui ne panique pas pendant une grossesse, en vrai ? Peut-être qu’on en parle moins, qu’on le cache, qu’on idéalise et qu’on ne se livre pas, mais il reste plutôt rare finalement de vivre une grossesse sans se poser des milliards de questions et sans se laisser happer par ses angoisses et ses émotions.

Un autre tabou à lever : Juliette s’est dit déçue en apprenant le sexe de son futur enfant, elle qui désirait et se projetait avec une fille. Ce n’est malheureusement pas une chose que l’on entend souvent, même si c’est suivi immédiatement de la phrase « mais je m’en fiche, du moment que c’est un bébé en bonne santé ». 

Pourtant, on a le droit d’être déçue en apprenant que le sexe de son futur bébé n’est pas celui qu’on espérait. Ça ne veut pas dire qu’on va le rejeter, qu’on ne va pas l’aimer ou même que l’on définit un enfant par son genre : c’est surtout que l’annonce d’un sexe différent de celui qu’on imaginait détruit un fantasme qu’on pouvait avoir, parfois pour certaines, depuis des lustres.

Même si ce n’est pas important finalement puisque oui, ce qui compte c’est qu’il soit en bonne santé, on a tout de même le droit d’être peinée, et c’est pas grave ni anormal.

La grossesse et la peur de l’accouchement

Juliette nous parle également de ses peurs pour la suite, et surtout pour le sprint final : l’accouchement. Comme nous vous en avions parlé dans cet article, elle n’est pas la seule à être terrifiée à l’idée de mettre un enfant au monde.

En effet, entre 2,5% et 22% des femmes seraient concernées par ce phénomène qui porte même un nom : la “tocophobie”.

Juliette en a si peur qu’elle souhaite accoucher par césarienne et a donc changé de maternité en cours de route, pour s’inscrire dans une clinique privée qui lui laissera le choix de ne pas accoucher par voie basse si c’est son souhait, ce qui est plus difficilement réalisable dans un hôpital public.

Comme elle l’explique, le fait de savoir qu’elle peut avoir le choix d’une césarienne la rassure et l’aide à calmer ses angoisses.

Elle qui a si peur quand elle ne contrôle pas ce qui se passe dans sa vie, le fait d’avoir cette option qui s’offre à elle lui permet d’être plus sereine.

Même si faire le choix d’une césarienne n’est pas sans conséquences : les suites opératoires peuvent être douloureuses, et on a généralement besoin de plus de temps pour se remettre d’un tel accouchement et pouvoir se lever et s’occuper de son bébé.

Ça ne concerne pas toutes les femmes, mais c’est un fait à prendre en compte.

C’est pour tout cela que je trouve la vidéo de Juliette importante : grâce à la portée qu’elle peut avoir avec son nombre impressionnant d’abonnés, elle est fédératrice, rassurante, et déculpabilisante. J’ai hâte de voir la suite !

 

Manon Portanier

Manon Portanier


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Commentaires

Esmé.

@BravoCharlie Merci pour ton retour ! Je suis comme toi, je pense qu'il est important de parler de ses angoisses...
Bon, tu m'as convaincue, je vais regarder ça ! :cretin:
 

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