Comment la puberté précoce de Billie Eilish a abîmé sa santé mentale


Dans une récente interview pour Vogue, Billie Eilish s'est confiée sur la façon dont sa puberté « précoce » a impacté sa santé mentale.

Comment la puberté précoce de Billie Eilish a abîmé sa santé mentale

En 2020, le nom de Billie Eilish est sur toutes lèvres.

Tout semble sourire à la jeune prodige qui, à 18 ans, s’est imposée récemment comme la grande gagnante des Grammy Awards 2020 ou encore comme l’interprète de la bande-son du nouveau James Bond, No Time To Die.

Et pourtant, la vie n’a pas toujours été rose pour la chanteuse aux cheveux bicolores.

L’été dernier, Billie est revenue sur son expérience avec la dépression et les crises de paniques, lors d’une interview pour Rolling Stone.

En ce début de mois de février, dans une interview pour Vogue, elle s’est également ouverte au sujet de sa santé mentale et de la façon dont son entrée dans la puberté l’avait affectée.

La puberté précoce de Billie Eilish

L’entrée dans la puberté peut être une étape étrange, désagréable voire cauchemardesque selon les personnes.

Le corps change et se transforme et ce phénomène est parfois vécu de façon traumatisante.

C’est le cas de Billie Eilish.

La chanteuse a expliqué que son corps s’était développé plus rapidement que son esprit, et que cela avait entraîné une grande détresse pour elle.

Je haïssais mon corps. J’aurai fait n’importe quoi pour être dans un corps différent. Je voulais vraiment devenir mannequin, je le voulais terriblement, mais j’étais petite et rondelette.

Mon corps s’est développé très tôt. J’ai eu des seins à 9 ans. J’ai eu mes règles à 11. Alors, mon corps allait plus vite que mon cerveau.

Pour elle, ses changements soudains de son corps ont pu contribuer à la dépression à laquelle elle a été confrontée de ses 13 et à ses 16 ans.

C’est d’ailleurs peut être l’une des raisons pour laquelle elle s’habille avec des vêtements très larges dans le but que personne ne puisse faire des remarques sur son corps, comme elle l’avait expliqué dans une campagne de Calvin Klein.

L’entrée dans la puberté et la dépression

Billie Eilish est loin d’être la seule pour qui l’entrée dans la puberté à un âge très jeune a été une expérience horrible.

Sophie Riche avait écrit un article à ce propos, il y a quelques années, listant les inconvénients de la puberté « précoce » et nombreuses ont été les mad à partager leur propre expérience.

Des études américaines ont d’ailleurs montré que plus une personne entrait dans la puberté de façon précoce, plus elle était susceptible de développer des problèmes de santé mentale.

Et c’est particulièrement vrai pour les jeunes filles… Billie Eilish déclare :

C’est marrant parce que quand tu es enfant, tu ne penses absolument pas à ton corps. Et d’un seul coup, tu baisses les yeux et tu es là : « whoa ». Comment je fais pour que ça s’en aille ?

Mais l’entrée dans la puberté n’a pas été le seul facteur qui a conduit Billie à la dépression.

Elle a expliqué qu’elle a commencé à se sentir déprimée à l’âge de 13 ans, après qu’une blessure de danse à la hanche l’a mise sur le banc de touche, et que cette dépression a continué jusqu’à ses 16 ans.

Entre automutilation et idées suicidaires, la jeune fille a traversé une période vraiment très sombre de laquelle elle est bel et bien sortie maintenant.

Elle rassure ses fans en déclarant que, même si elle a expérimenté des crises de panique dernièrement, elle ne s’est pas « sentie déprimée une seule minute » depuis ses 17 ans.

Quand les stars parlent de leur santé mentale

Je suis vraiment heureuse de voir que les stars sont de plus en plus nombreuses à aborder le sujet de la santé mentale.

Lady Gaga, Selena Gomez, Ryan Reynold, Demi Lovato, Sophie Turner, Ariana Grande… je ne pourrais énumérer toutes les stars qui ont abordé ouvertement leur expérience avec la dépression, l’anxiété ou encore l’addiction.

Je réalise que les problèmes de santé mentale sont encore des sujets très tabous en 2020.

Mais je suis persuadée que le fait que les célébrités se confient et partagent leur propre expérience aide à détruire les clichés et à démocratiser la parole autours de ces troubles !

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Philippine M.

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Commentaires

Ananasauchocolat

Je pense qu’au-delà du fait que ce soit une puberté précoce ou tardive stricto sensu, ce qui importe et qu’elle a mal vécu, c’est surtout le décalage entre le corps et l’esprit dont elle parle.
En tout cas, pour avoir vécu la chose en sens inverse (RAS avant 14 ans, règles à 15 ans et demi), j’avais mal vécu le fait d’avoir encore un corps d’enfant alors que je n’en étais plus une dans ma tête. J’imagine très bien que le contraire doit être désagréable aussi.
Tu ne peux pas savoir comme ton commentaire me rassure... Ma mère me stresse beaucoup à propos des règles car je ne les ai pas encore eues et j’ai 14 ans. Je comprends ce que tu veux dire, j’en ai marre de me faire regarder comme si j’étais une gamine juste parce que je ne suis pas encore formée...
:mur:
Merci :calin:
 

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