Live now
Live now
Masquer
Ball park brand / Unsplasn
Témoignages

« 5 ans plus tard, j’ai encore des papillons dans le ventre » : 5 lectrices racontent les amours de vacances qui les ont marquées

26 juin 2022
Si vous pensez que la réalité n’est pas à la hauteur des comédies romantiques, détrompez-vous : ces 5 lectrices nous ont raconté leurs histoires d’amour de vacances les plus marquantes, et ça sent le sable et les papillons dans le ventre.

Goût de l’inachevé, du soleil ou du renouveau, les amours de vacances ont un parfum qui laisse rêveuse du printemps à l’automne. Parfois au prix de désillusions adolescentes brutales (qui ne s’est jamais fait briser le cœur par un éphèbe à mèche qui, après un été à gazouiller sous une tente Quechua, décide finalement qu’il vaut mieux se bloquer sur les réseaux ?), parfois pour le meilleur. Avec, à la clef, des souvenirs qu’on regardera avec tendresse, et peut-être même un ou une partenaire de vie dont les goûts en villégiature sont compatibles avec les nôtres !

Parce qu’il est grand temps de se faire rêver un peu de sable chaud, 5 lectrices nous ont raconté leurs meilleures histoires d’amours de vacances.

Un crush de feu de camp

Pour Anna Hell, 26 ans, l’été post-bac était l’occasion de décompresser et de faire la fête. En partant en camping pour la première fois, pleine d’enthousiasme, elle ne s’attendait pas à rencontrer quelqu’un de sa ville :

Je partais pour la première fois en camping avec une copine, et je ne cherchais certainement pas l’amour pendant ces vacances ! L’idée était surtout de s’amuser loin des parents et du stress du bac. Rapidement, on a fait connaissance avec deux mecs.

La première fois que je l’ai vu je me suis surtout dit qu’il était très drôle. Au fur et à mesure on est devenus complices et j’ai senti qu’il commençait à me plaire. J’adorais sa culture musicale.

Un soir autour d’un feu de camp, je me suis assise contre lui et il a eu des gestes tendres. M* n’était pas un gros dragueur, mais il avait un charme qui me plaisait. Puis on s’est rendu compte qu’on habitait dans la même ville et qu’on pourrait continuer à se voir après les vacances.

Je crois que l’on n’a échangé aucun baiser durant ces vacances car on était tous les deux trop pudiques devant nos potes… Mais en se revoyant ensuite, on s’est lâchés.

Notre histoire a duré environ six mois de tendresse, de rigolade et de doux moments ensemble. Son ex l’avait détruit, et il me semble l’avoir aidé à se reconstruire. C’était ma première relation aussi simple et sincère. De temps en temps, je passe devant chez lui et je souris.

« On s’est envoyé des lettres d’amour à n’en plus pouvoir »

Claire a 23 ans, et elle aussi avait 20 ans quand elle a rencontré, pendant un tremplin musical, une personne qui allait lui faire vivre un été très spécial :

Ma bande et moi avions remporté un tremplin musical pour les jeunes groupes de ma région, et nous avons eu l’occasion de partir aux Pays-Bas. Nous sommes partis direction Rotterdam rejoindre des groupes de nationalités différentes. L’objectif du séjour était de rencontrer d’autres musiciens et musiciennes, de nous produire ensemble sur scène, bref, de l’entraide et de la découverte.

Le jour où nous sommes arrivés, j’étais exténuée par le trajet mais je me souviens d’avoir eu un coup de foudre lorsqu’il est monté sur scène pour jouer. Je n’entendais plus les gens autour de moi tant j’étais focalisée sur lui.

Le lendemain soir, je le vois arriver avec deux bières à la main. Il me dit dans un français approximatif que l’une des deux est pour moi et à partir de là, on ne s’est plus lâchés. On a passé des nuits entière à discuter sur le banc devant l’auberge de jeunesse… Je n’étais pas du tout dans l’optique d’une relation de couple, et ce n’était pas ce que j’étais venue chercher.

Mais plus on discutait, plus on réalisait ce qui nous liait. On faisait des balades à vélo la nuit, pour qu’il me montre tout ce qu’il y avait à voir dans sa ville avant mon départ. Le dernier soir de notre séjour, nous nous sommes embrassés en pensant ne pas nous revoir, et nous nous sommes dit au revoir les larmes aux yeux.

On s’est envoyé des tonnes de messages après mon départ et dans le mois qui a suivi, on a décidé de se revoir. J’ai passé une semaine chez lui et c’était merveilleux : j’ai rencontré ses amis, fait partie de sa vie comme si la distance n’existait pas… À mon départ, les adieux ont été déchirants sur le quai de la gare comme dans un film : il courrait derrière le train, je pleurais derrière la vitre pendant des heures.

On s’est retrouvé un peu plus tard pour une journée à Disneyland Paris, avec un train chacun le matin et un train chacun le soir pour rentrer chez nous. Ensuite, on ne s’est plus revus.

On s’est beaucoup appelés, on a énormément pleuré et on s’est envoyé des lettres d’amour à n’en plus pouvoir. Après 3 mois, nous nous sommes séparés car financièrement, ce n’était pas tenable et en plus de souffrir de notre éloignement, nous savions qu’aucun de nous n’irai s’installer dans le pays de l’autre.

Je repense souvent à cette histoire, car nous sommes restés en contact et j’ai toujours énormément de tendresse pour lui. Je ne pensais pas qu’un amour de vacances aurait pu chambouler autant de choses dans ma tête et surtout qu’il pouvait être si fort, si vite.

5 lectrices racontent leurs amours de vacances
Tegan Mierle / Unsplash

« 5 ans plus tard, j’en ai encore des papillons dans le ventre »

Après une année universitaire difficile, Elisa, 25 ans aujourd’hui, a décidé de rentrer chez sa famille pour l’été. C’est là qu’elle a rencontré Jeanne :

C’était l’été de mes 20 ans. J’avais vécu une année vraiment chaotique : échec universitaire, déception amoureuse, dépression… Il fallait que je me concentre sur moi-même. Je n’envisageais pas de rencontrer quelqu’un, ou en tout cas rien de sérieux : j’avais déjà trop souffert. Les relations purement sexuelles ne m’intéressaient pas non plus, je n’y connaissais rien. 

Je suis rentrée chez ma mère pour l’été, histoire de gagner un peu d’argent avec un job saisonnier. À ce moment-là, je savais que j’étais lesbienne, mais je n’en avais jamais parlé à personne. 

Un soir, au début de l’été, j’ai évoqué le sujet avec mon frère, et ce fut un coming-out plutôt rigolo que j’ai raconté sur Twitter. Après avoir vu mon tweet, Jeanne m’a envoyé un message. 

Je la connaissais vaguement du lycée mais sans plus. J’avais, à cette époque, une opinion plutôt négative d’elle. Le soir où elle a réagi à mon tweet, nous avons discuté par écrit pendant des heures. Le soir suivant aussi, et le suivant encore plus.

J’ai tout de suite été attirée par son attitude. Elle avait l’air sûre d’elle, elle cherchait clairement à me séduire. Et ça a marché : je me suis prêtée à ce jeu de la séduction. C’était la première fois que quelqu’un me sollicitait aussi explicitement et j’adorais cette sensation. 

Après quelques semaines à s’appeler régulièrement (tous les soirs, toutes les nuits), nous nous sommes vues et avons passé la nuit ensemble. C’était magique. 5 ans plus tard, j’en ai encore des papillons dans le ventre.

Nous avions fait le pacte de ne pas nous attacher l’une à l’autre, mais malgré mes efforts pour réprimer mes sentiments, je savais que j’étais entrain de tomber amoureuse d’elle. Lors de notre seconde nuit ensemble, je lui ai avoué. Sa réaction a été un rejet total. J’ai eu le cœur brisé et je suis partie au petit matin, sans lui dire au revoir. Je me trouvais tellement bête. 

C’est là qu’elle m’a appelée alors que j’étais sur le chemin, totalement bouleversée par le fait que je sois partie sans la réveiller. Je ne comprenais pas cette réaction. Elle m’avait rejetée, qu’est-ce qu’elle attendait de moi ? Le soir même, elle m’a avoué qu’elle m’aimait. Ça a été un des moments forts de ma vie. 

Après ça, on ne s’est plus quittées. Notre histoire a continué et avec elle les premières disputes et désillusions, mais également les premiers engagements. Nous étions fusionnelles, passionnelles. C’était pas toujours sain, ni facile, mais ça valait le coup. Aujourd’hui, nous sommes moins fusionnelles mais plus engagées, prêtes à construire notre avenir. Notre relation a évolué, comme nous, et elle évoluera encore.

J’aime raconter cette histoire. C’est la première vraie histoire d’amour de ma vie, mon premier amour. Je ne sais pas si notre histoire sera éternelle, mais Jeanne m’a appris à aimer et à être aimée. L’impact qu’elle a eu sur moi est très grand et je crois qu’elle n’en a même pas conscience.

Quand l’inachevé devient fantasme

Pour MZ, 23 ans, l’histoire d’amour de vacances la plus marquante a eu lieu en colonie de vacances, quand elle avait 17 ans :

On se rencontre en colonie de vacances à l’étranger pendant deux semaines. Lors de cette colo, nous ne sommes pas particulièrement proches, sans pour autant être en mauvais termes. Après le voyage, nous restons bons amis et restons en contact durant toute une année, se rapprochant petit à petit, et se découvrant l’un et l’autre.

Quand vient alors la période d’inscriptions aux colonies de l’été suivant, nous découvrons que nous avons choisi la même et que nous repartons ensemble, ce qui est assez rare.

Nous nous retrouvons et sommes désormais célibataires tous les deux. Moi, je ne crois pas aux amours de vacances et j’avais toujours dit « Ce qui se passe en colo reste en colo ». Un soir, lors d’une soirée sur la plage, en contre-bas de notre camping, je masse les épaules d’une copine. Il s’installe à sa place, nous flirtons un peu, je suis tactile. Mais nous sommes interrompus, et à la fin de la colo, nous reprenons nos vies sans que rien ne se soit passé.

Nous restons en contact longtemps, et je remarque un changement dans nos échanges : ils deviennent de plus en plus suggestifs, jusqu’au jour où nous nous avouons notre attirance physique respective. De cette conversation en ont découlé de nombreuses autres où nous avons fantasmé ensemble sur ce qui aurait pu se passer entre nous.

Depuis, cela fait 6 ans que nous nous parlons tous les deux ou trois mois et à chaque fois, les conversations dérivent vers du flirt très sexuel. Mais depuis cette dernière colo, nous ne nous sommes jamais revus : la distance, nos études… Nos échanges sont restés purement épistolaires.

J’ai beaucoup appris de cette relation. Nous avons entièrement confiance l’un en l’autre, et nous arrivons à discuter de tout. Étonnamment, je n’ai aucune envie d’être en couple avec lui malgré mon affection à son égard, et il fait partie de ces amis avec qui même si les conversations ne sont pas quotidiennes, elles sont toujours comme au premier jour.

Un amour de vacances qui dure

Ana, 24 ans, a rencontré cet amour de vacances l’année de ses 15 ans… Et cela a changé sa vie, jusqu’à aujourd’hui :

Il avait 14 ans, j’étais entre la 3ᵉ et la seconde. L’idée d’avoir un copain me faisait rêver (pour ressembler à Lola dans LOL), mais j’avais aussi très peur des hommes et je trouvais qu’il fallait être très mature pour ce genre d’histoire.

J’ai rencontré Eric dans un camping familial où j’allais tous les été depuis mes 6 ans. On s’est rencontrés un soir lors d’une balade à vélo avec des amis, et on a passé tout le trajet à rouler l’un à côté de l’autre en se posant une multitude de questions.

Le soir, on a décidé de dormir à la belle étoile… C’était magique. On a parlé toute la nuit, sans réussir à arrêter la conversation. Après cette nuit-là, on ne s’est pas quittés des vacances, qui ont duré trois semaines.

Après ça, je n’ai pas eu envie de faire perdurer cette histoire : il vivait très loin de chez moi, je ne voulais pas être en couple… Mais nous nous sommes revus dans ce même camping, les deux années qui ont suivi. Nous étions ensemble pendant ces moments, mais pas le reste de l’année.

Quand il s’est mis en couple avec une autre, nous avons complètement cessé de nous parler… Jusqu’en 2018 où nous nous sommes revus, en été une fois encore, tous les deux célibataires. Cette fois-ci, nous avons décidé de nous revoir, et aujourd’hui, c’est mon copain !

Cet homme est dans ma vie depuis mes 15 ans, et il a été témoin d’une grande partie de mon évolution. Je pense, sans prétention, que c’est l’une des personnes qui me connaît le plus et le mieux dans ma vie.

De quoi rêver un peu à l’été qui débute tout juste, ou repenser avec nostalgie à des baisers gênants au coin du feu, sur fond de Wonderwall à la guitare… C’est vous qui voyez !

À lire aussi : Comment savoir que tu es amoureuse (selon la psychologie)

Crédit photo : Ball Park Brand / Unsplash

Témoignez sur Madmoizelle !
Pour témoigner sur Madmoizelle, écrivez-nous à :
[email protected]
On a hâte de vous lire !

Les Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire sur cet article.

Réagir sur le forum

Plus de contenus Témoignages

Témoignages

J’ai fait le deuil de la famille qui m’a rejetée

Une madmoiZelle

07 août 2022

4
SEXO
Sponsorisé

Oubliez tout ce que vous savez sur les sextoys, LELO présente sa dernière création

Humanoid Native
Règlement de comptes
Tran Mau Tri Tam / Unsplash

Laure, 2 188 € par mois : « En ce moment, j’ai des grosses galères de budget »

Aïda Djoupa

04 août 2022

30
Témoignages
Lucrezia Carnelos / Unsplash

J’ai vendu des photos de mes pieds sur internet, et c’était loin d’être de l’argent facile

Aïda Djoupa

03 août 2022

Témoignages
Crédits : Pexels / Ketut Subiyanto

« On se lance dans le projet avec beaucoup d’espoirs » : journal d’une PMA, épisode 1

Aïda Djoupa

30 juil 2022

45
Règlement de comptes
Jimmy Dean / Unsplash

Camélia, 2 563 € par mois à deux : « J’économise pour ne pas me retrouver sans rien en cas de séparation »

Aïda Djoupa

28 juil 2022

31
Daronne
Anthony Tran / Unsplash

J’étais childfree, je suis devenue mère, et la pression à la maternité m’a fait douter de mes choix

Aïda Djoupa

26 juil 2022

96
Témoignages
mec_mediocre

Lettre ouverte à tous les mecs médiocres de mes potes

Aïda Djoupa

24 juil 2022

11
Lingerie
soutien-gorge-rougegorge-linegrie-dentelle-rouge
Sponsorisé

Comment la lingerie influe-t-elle sur la perception de notre corps ?

Règlement de comptes
femme devant des plants de tomate

Maodana, 931 € par mois : « Beaucoup de gens pensent que je profite du RSA, que je suis assistée »

Aïda Djoupa

21 juil 2022

8
Témoignages
avortement

J’ai avorté, et ça va, je ne suis pas traumatisée

Chloé Genovesi

15 juil 2022

Témoignages