Quatre mauvaises habitudes qu’on prend quand on joue à Animal Crossing

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Animal Crossing, c'est la version jeu vidéo d'une bonne grosse fondue au fromage : on sait que ce n'est pas très bon pour nous, mais on ne peut pas s'empêcher d'y revenir. Sans arrêt. Et ça crée de drôles d'effets secondaires...

Quatre mauvaises habitudes qu’on prend quand on joue à Animal Crossing

Je l’ai beaucoup répété depuis que je travaille ici : j’adore Animal Crossing.

C’est un plaisir, une passion et un mode de vie que je cultive depuis que j’ai compris que c’était pas honteux d’y jouer (et qu’au fond, pratiquement tou•tes ceux et celles qui ont eu une Nintendo DS y sont passé•es).

Tu débarques et tu ne connais pas Animal Crossing ? Déjà : où étais-tu ces dix dernières années ? Ensuite : je t’explique vite fait. Il s’agit d’une simulation de vie extrêmement kawaii en provenance de chez Nintendo.

On y joue un petit personnage emménageant dans une ville pleine d’animaux bipèdes. Et tout le monde semble trouver ça logique.

Le but sera… De vivre sa vie en fait ! Finir de rembourser sa maison, choper tous les poissons, avoir une belle déco d’intérieur, trouver tous les fossiles, avoir plein d’amis animaux… C’est nous qui choisissons.

Et dans le dernier opus sorti sur 3DS, on incarne même le maire de la ville.

Hourra pour ce nouvel arrivant qui est tout de suite devenu maire de la ville et qui inaugure un pont !

À la manière des Sims et comme beaucoup de simulations de vie, Animal Crossing a la fâcheuse tendance de créer en nous d’étranges troubles du comportement. Je m’en vais te détailler tout ça.

La culpabilité qui ronge dans Animal Crossing

Animal Crossing a la particularité de se dérouler en temps réel. Quand on joue le jour, il fait jour, et inversement. Quand on joue l’été on peut capturer plein de cigales, et l’hiver on peut faire des bonhommes de neige.

Et quand on se barre trois mois… C’est trois vrais mois dans le jeu vidéo.

Et ça, les habitants, ils ne manquent pas de le remarquer. Imagine tu habites dans un petit village, tu discutes avec tes voisins tous les jours, et d’un coup tu disparais pendant plusieurs mois. Ils vont forcément s’inquiéter ! Hé ben ici, c’est pareil.

Du coup, c’est difficile d’y retourner quand on a à nouveau envie de jouer. Parce que TOUS les voisins se sentent obligés de nous demander où on était. Et c’est pas toujours facile à vivre.

Kiki, seule sur la place du village, se demande où on est parti depuis cinq ans.

Face à ce type de réactions, la culpabilité devient si forte qu’on a presque peur de rallumer la console.

Et dans Wild World, la version Nintendo DS, c’est encore pire : quand on s’absente plusieurs mois, les mauvaises herbes poussent, d’immondes fleurs purulentes s’installent et les cafards colonisent la maison !

Face à tant de complications, j’ai moins envie de relancer le jeu. Mais en même temps, je veux jouer… Mais je suis partie il y a trop longtemps… Mais je veux jouer… AAAAAAH !

Le sadisme inexpliqué dans Animal Crossing

Si mes voisins ressentent un tel besoin de me faire me sentir mal, c’est peut-être parce que je suis pas toujours tendre avec eux. Je m’explique.

Chaque voisin a son design, et ils sont variés. On peut avoir des écureuils, des crocodiles, des kangourous, des chats tout mignons… Et en plus chacun a son caractère propre. Les personnages peuvent être amicaux, grognons, sportifs…

Je ne vous le cache pas, certains habitants sont moches. Et quand ils sont moches ET grognons, on a qu’une envie, c’est qu’ils déménagent. Par exemple moi, ça fait à peu près mille ans que j’essaie de me débarrasser de Pamela.

Comment on peut faire pour virer des habitants ? Il existe des astuces, mais avant de les connaître, je faisais mon possible pour leur POURRIR LA VIE. Mes moyens préférés :

  • Leur donner plein de coups de filet jusqu’à ce qu’ils pètent un câble
  • Les faire tomber dans des trous
  • Accepter de livrer leur courrier, mais lire leurs lettres en douce
  • Se contenter simplement de les pousser jusqu’à ce qu’ils s’énervent. C’est assez efficace.

Spoiler alert : ça marche pas. Ils s’énervent sur le coup puis par la suite ils prennent ça pour des marques d’attention. Ils nous aiment encore plus et sont encore plus collants.

La peur que le ciel nous tombe sur la tête dans Animal Crossing

Ce trouble est lié plus particulièrement aux versions Nintendo DS et Wii. Ces deux opus ont créé chez moi une peur panique du ciel et du moindre bruit parasite.

Encore aujourd’hui, « viens sur la colline regarder les nuages » est la phrase la plus terrifiante que vous pourriez me dire.

La faute à Gulliver, un personnage voyageur qui se déplace à bord d’une soucoupe volante. De temps en temps, il s’amuse à passer au-dessus de la ville avec son engin de malheur.

Le seul moyen de le faire descendre est de le toucher avec le lance-pierre.

Sauf que pour ça, il faut foncer tout au fond de la ville, c’est le seul moyen de l’atteindre ! Et la soucoupe volante est extrêmement rapide. Genre, vraiment vraiment. C’est insupportable.

Là elle est par terre. J’aimerais qu’elle soit tout le temps comme ça.

J’avoue tout : j’ai utilisé une cartouche de triche pour enfin rencontrer Gulliver. Je n’ai jamais réussi à tirer sur cette soucoupe volante de malheur. Par contre, pendant toutes ces années, je suis parvenue à ne jamais balancer ma Nintendo DS par la fenêtre. Pourtant j’aurais pu.

Le dur retour à la réalité dans Animal Crossing

C’est quand même stylé Animal Crossing : on débarque dans une ville sans rien, les poches vides. Et hop, on nous file direct un job et une maison.

On ramasse des coquillages sur la place, quelques fruits dans les arbres, et ça y est : on est pété•e de tunes ! Ah c’est sûr, ça va vite.

La vie est simple dans ce jeu. On peut faire fortune en quelques jours, transporter tout un tas de meubles dans nos poches et aller faire un tour sur une île paradisiaque pour trois sous si le coeur nous en dit.

On n’est pas bien là, franchement ?

Ensuite on revient à la réalité et on se rend compte que personne n’achèterait de coquillages trouvés sur la plage, que les meubles sont lourds et qu’il faut une voiture pour les transporter, que nos voisins ne veulent pas nous parler parce qu’ils sont persuadés qu’on deale de la drogue.

Ah c’est sûr, tout est plus simple dans Animal Crossing ! D’ailleurs Nintendo, pour info, j’attends toujours un prochain épisode sur Switch. Merci d’abandonner tous vos projets pour travailler là-dessus. Cordialement.

À lire aussi : Entre Pokémon, Animal Crossing et Minecraft : voici Re:Legend !

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Lise F.

Tombée dans la marmite du jeu vidéo à l’adolescence, Lise cause gameplay, graphismes et OST en toute tranquillité. Pendant son temps libre, elle écrase des gens sur Splatoon avec un grand rire machiavélique et donne des coups de pelle à ses voisins sur Animal Crossing. Ses autres passions sont faire et manger des cookies, dormir et râler.

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Commentaires
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  • PtitePixel
    PtitePixel, Le 22 août 2017 à 13h57

    Ohlala Animal Crossing, qu'est-ce que j'ai pu y passer des heures ! Wild World était le tout premier jeu DS que mes parents m'avaient offerts et qui étaient à MOI. (car oui à ce moment la je partageais la DS de mon frère avec Nintendogs) (d'ailleurs ça a poussé mes parents à m'acheter une DS lite deux mois après parce que je me battais avec lui pour pouvoir jouer à AC:rire:)
    Puis j'ai acheté la version 3DS également et j'ai adoré les nouveautés apportés ! Je regrettais juste que l'écran du haut ne soit plus dédié au ciel comme dans la version DS. Mais il m'arrive encore bien d'y rejouer parfois. D'ailleurs ma DS m'affiche plus de 150h de jeu haha

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