« L’image des enseignants », plus importante que la lutte contre le harcèlement scolaire ?

Des syndicats d'enseignant•e•s réclament le retrait du clip gouvernemental de lutte contre le harcèlement scolaire, qui doit être diffusé sur France Télé le 5 novembre. Ils dénoncent la « mauvaise image » donnée de leur métier, par cette vidéo d'une minute destinée à des enfants de primaire. Et les victimes dans tout ça ?

« L’image des enseignants », plus importante que la lutte contre le harcèlement scolaire ?

Mise à jour du 5 novembre —

La ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, était l’invitée d’Europe1 à l’occasion de la première journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire. Elle est notamment revenue sur la polémique autour du clip de sensibilisation dont le retrait a été demandé par plusieurs syndicats d’enseignants.


Vallaud-Belkacem : « Si cette polémique a fait… par Europe1fr

Mise à jour du 4 novembre — la réponse de Mélissa Theuriau est rapportée à la fin de cet article.

— Article initialement publié le 3 novembre 2015

On rembobine : le 29 octobre dernier, Najat Vallaud-Belkacem présentait le programme de la première journée de lutte contre le harcèlement scolaire, qui aura lieu jeudi 5 novembre. Son but ? Communiquer largement sur les mesures et les dispositifs progressivement élaborés, testés et actuellement en cours de déploiement sur tous les territoires de la République.

À lire aussi : #NonAuHarcèlement : Najat Vallaud-Belkacem présente le plan contre le harcèlement scolaire

Parmi toutes les critiques que l’on peut faire à l’occasion de cette journée, je peux entendre « c’est pas trop tôt ! » — parce qu’on a failli attendre, tout de même, que la France se saisisse du problème — madmoiZelle en parle régulièrement depuis de nombreuses années déjà. Va également pour « mais est-ce que ça va suffire, est-ce que les personnels de l’Éducation Nationale auront les moyens de mettre en oeuvre ces mesures ? » : oui, le pragmatisme est toujours une préoccupation légitime. On scrutera sévèrement les résultats de cette politique, c’est bien normal.

Mais récemment, c’est le clip de sensibilisation lui-même qui a été attaqué, de la plus surprenante des façons. En effet, selon la dépêche AFP citée par Le Point :

« Plusieurs syndicats de l’éducation demandent au ministère de retirer un clip officiel contre le harcèlement scolaire qui doit être diffusé à la télévision jeudi, considérant qu’il porte atteinte à l’image des enseignants. »

« Atteinte à l’image des enseignants »

Selon plusieurs syndicats d’enseignants, le clip de lutte contre le harcèlement scolaire, réalisé gracieusement par Mélissa Theuriau, avec le soutien de Walt Disney, porterait « atteinte à l’image » du corps enseignant. Revoyons-le ensemble si vous le voulez-bien.

« Le harcèlement, si on n’en parle pas, ça ne s’arrête pas »

Paul Devin, Inspecteur de l’Éducation nationale, secrétaire général du syndicat SNPI-FSU, fait la critique de ce spot d’une minute sur un billet de blog, hébergé par Médiapart, dont voici le fond :

« Présenter le harcèlement comme la résultante d’une situation de chahut de classe, comme la conséquence d’un manque d’attention de l’enseignante est justement le moyen de ne pas prendre en compte ce qu’est la réalité du harcèlement : un ensemble de comportements peu visibles, qui se glissent dans les interstices du fonctionnement scolaire et non dans la visibilité d’un chahut d’élèves…

Non le harcèlement n’est pas la conséquence d’un dysfonctionnement des classes, d’un désinterêt des enseignants pour leurs élèves… Il est un phénomène complexe, rarement évident à percevoir et à analyser et c’est justement pour cela qu’il reste trop souvent invisible et parfois qu’il résiste à l’action des adultes.

Vouloir traiter un problème aussi grave par une stratégie de communication superficielle et caricaturale est à la fois un acte de mépris pour les enseignants et pour les élèves victimes de harcèlement. Pour cela, la diffusion de cette vidéo doit cesser… »

M. Devin n’est pas le seul à déplorer cette « stratégie de communication superficielle et caricaturale », puisque la SGEN-CFDT se joint également au concert de critiques. Selon ces derniers :

« Le SGEN-CFDT partage totalement les objectifs de lutte contre le harcèlement portés par cette campagne, mais dénonce avec la plus grande fermeté la caricature de l’enseignant véhiculée par la vidéo diffusée à l’occasion du lancement de la campagne. »

Apparemment, pour la SGEN-CFDT , un visuel représentant un « smiley triste » entouré de pointeurs de souris est sans doute moins caricatural qu’une situation en salle de classe. Mmmmh…

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À lire aussi : La lutte contre le cyber harcèlement est en bonne voie dans les écoles françaises

À la lecture de ces critiques, il me semble qu’une explication de texte s’impose.

Le public visé : des enfants de 7 à 11 ans

Je voudrais commencer par replacer ce clip vidéo dans son contexte. Il s’adresse à un public d’école primaire, c’est-à-dire à des enfants âgés de 7 à 11 ans. Il dure une minute, il n’a donc pas vocation à traiter de manière exhaustive des différents cas de harcèlement, de ses causes multiples, de ses racines complexes.

Merci donc à Paul Devin d’avoir souligné que non, le harcèlement scolaire, ce n’est pas aussi simple qu’un lancé de boulettes en papier… Il aurait aussi pu préciser que lesdites boulettes ne collent pas vraiment au visage des enfants, car quitte à faire une explication de texte (au risque de paraître simpliste), je me permets de pointer que la sienne manque cruellement de rigueur.

Les boulettes, les objets et les insultes restent collés au petit garçon pour symboliser le fait que le harcèlement scolaire vous « colle à la peau », qu’il ne s’arrête pas à la sortie de la salle de classe. Qu’on ne peut pas se contenter « d’ignorer les moqueries », parce qu’elles vous suivent, vous poursuivent… vous « collent à la peau », littéralement.

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Notez les effets spéciaux bluffants : la règle reste collée à la joue du gamin 

Ça, c’était pour la forme. Passons au fond.

Le propos de la vidéo : casser l’effet témoin

Ce qui semble chagriner la SGEN-CFDT, c’est le propos même de ce spot, à en juger par cet extrait de leur communiqué de presse :

« Plus grave, l’unique recours proposé en cas de harcèlement est de se tourner vers un·e camarade. Nulle trace dans cette vidéo d’adulte responsable (enseignant·e·s, directeur·trice·s ou tout autre adulte présent à l’école) comme recours possible alors même que ce rappel constitue le quotidien de toutes les équipes pédagogiques des écoles afin que les conflits de toute nature se règlent, si nécessaire, avec l’aide d’un adulte. »

« L’unique recours », comme vous y allez… Cette campagne introduit un NOUVEAU recours, auprès d’un très jeune public, à base de messages simples : si tu es témoin d’une scène qui te met mal à l’aise, que tu as de l’empathie pour un•e camarade de classe, tu PEUX agir par toi-même, en initiant un dialogue avec la victime, en lui signifiant qu’elle n’est pas seule et que toi, simple témoin, non seulement tu ne participes pas à l’effet de meute, mais qu’en plus, tu vas l’accompagner pour aller chercher de l’aide.

Auprès des adultes, donc. Ce sont des enfants de 7 à 11 ans, bien sûr qu’ils ne vont pas résoudre leurs conflits tous seuls (sauf si vous avez dans votre classe une Trisha Prabhu, 13 ans, qui a développé une application de lutte contre le cyber-harcèlement, primée par Google)… Mais comme l’a noté Najat Vallaud-Belkacem durant la conférence de presse du 29 octobre, le harcèlement se passe souvent « dans le dos des adultes ».

Métaphore (nom féminin) mon amour

Toujours selon le communiqué de presse de la SGEN-CFDT :

« La vidéo du ministère montre une enseignante pédagogiquement caricaturale, hurlant et ignorant ses élèves . De surcroît, elle est présentée elle-même comme harcelante ou blessante auprès de l’enfant victime, un comble. »

Si le ton de l’instit est aussi cassant au début, c’est, à mon humble avis pour bien imprimer le contraste avec les moments où elle s’adresse au petit Baptiste. Rappelez-vous que le clip est destiné aux 7-11 ans : il FAUT que la différence soit marquée !

Allez, on se fait le replay.

La première fois qu’elle s’adresse à lui, elle est encore un peu sèche. La deuxième, sa voix s’est considérablement adoucie. Sauf que du côté de Baptiste, la voix de sa maîtresse est noyée, assourdie par le flot des insultes et des brimades. Il y a une métaphore à repérer dans cette mise en scène, et elle est plutôt bien trouvée vu le jeune âge du public visé.

De plus, Mélissa Theuriau ayant tout de même une conscience professionnelle, notez qu’elle s’est appuyée sur des projections-tests auprès d’enfants de la cible, histoire de vérifier que le message du clip était bien compris.

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Enfin, si on déroule la page Je suis témoin, on peut lire : « Ce que tu ne dois pas faire : tenter de résoudre le problème toi-même (ni avec des amis) par la violence ». Et la première solution conseillée sous l’intertitre « que faire pour aider » est : « en parler à un adulte de ton école ».

Le harcèlement scolaire est (aussi) le problème des profs

Certes, la vidéo ne suggère à aucun moment d’aller solliciter l’aide d’un•e adulte responsable, alors que jusqu’à présent, c’était l’unique recours des victimes de harcèlement scolaire. Ce clip ne préjuge en aucun cas de la capacité des adultes à intervenir efficacement… alors que c’est loin d’être toujours garanti.

En 2012, en parallèle à une précédente campagne de lutte contre le harcèlement scolaire, alors qu’on commençait à peine à prendre la mesure du problème, une enseignante se fendait d’un article entier sur Le Plus pour expliquer en quoi ce n’était « pas le problème des profs ».

À lire aussi : Harcèlement à l’école : pas le problème des profs ?

Fort heureusement pour beaucoup d’élèves, plus nombreu•x•ses encore étaient les profs qui considéraient déjà que c’était AUSSI leur problème, et qui n’hésitaient pas à s’en saisir. Ces professionnel•le•s plein•e•s de bonne volonté se heurtaient malheureusement à une administration mal ou pas du tout préparée à ce genre de situations. Il a donc fallu lutter pour faire inscrire ce fléau à l’agenda du ministère, pour qu’il devienne une priorité.

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En 2013, on avait donné la parole aux anciennes harceleuses. L’article est un peu long, alors sachez que je vous recommande particulièrement l’intertitre éloquent : « Le silence des adultes et de l’entourage ».

C’est vrai que le premier réflexe des victimes de harcèlement n’est pas toujours de chercher l’aide des adultes. Mais le problème est double : premièrement, lorsque cette aide est sollicitée, le corps enseignant ne sait pas forcément comment réagir, même quand ses membres sont de bonne volonté. Les mesures présentées par le ministère devraient apporter des améliorations concrètes.

Deuxième problème : parfois, quand un harcèlement est signalé, les adultes restent indifférents, tout simplement. Car ils sont encore nombreux, ceux qui n’y voient que « des jeux d’enfants »…

Et la responsabilité des adultes alors ?

Ce sont les anciennes harceleuses elles-mêmes qui le disent :

« Les adultes se voilent la face car c’est plus simple de se dire que la personne harcelée a un problème d’intégration, car le groupe prédominant est bien sympa et ne pourrait jamais se comporter de la sorte. »

« Avec le recul, je me dis que j’ai été conne, mais ses parents à elle l’ont été encore plus, ils ont déposé plainte contre moi, mais ils n’ont pas demandé à ce qu’on me change de classe, ils ne sont pas venus me voir personnellement, ils n’ont rien fait pour la protéger. »

« Nous vivons dans une impunité ambiante, et le meilleur moyen de ne pas finir en victime, c’est d’être soi-même le bourreau. »

« Les adultes nous ont fait promettre d’être « plus gentils avec [la victime] ». On a promis. Et rien n’a changé. »

« Au collège on me disait que « les moqueries c’est normal, tout le monde subit, arrête d’être aussi sensible ». J’ai arrêté d’être aussi sensible, j’ai fait du mal. »

« [Les profs] ont toujours considéré ça comme des chamailleries d’ados (et pour nous ça n’était pas grave du coup). »

« Les professeurs et autres CPE n’ayant jamais pris la peine de nous remettre en place, considérant ces comportements comme des « bêtises d’adolescents », ils ont fermé les yeux, alors que nous aurions vraiment nécessité une bonne remise en place pour considérer la gravité de nos actes. »

« J’en parlais aux adultes, […] mais ils regardaient de l’autre côté, en me disant que je m’en sortirai mieux que mes bourreaux plus tard, qu’il fallait juste que j’attende que le vent tourne. »

Je m’arrête là, mais la lecture continue dans Harcèlement scolaire : parole aux harceleuses.

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Si les anciennes victimes de harcèlement scolaire avaient pu choisir l’angle mis en avant dans cette campagne de communication, j’ai comme l’intuition qu’elles auraient plutôt voulu mettre l’accent sur cet aspect de leur souffrance : à les lire, il leur reste en travers de la gorge.

À lire aussi : Le harcèlement scolaire… et ses conséquences

Que l’Éducation Nationale ait besoin d’une prise de conscience massive, et de se donner les moyens de réagir face à ce fléau, c’est indéniable. Et c’est exactement l’objectif et l’ambition de ce plan de lutte contre le harcèlement.

Ménager « l’image du corps enseignant » dans un clip d’une minute destiné à des élèves de 7 à 11 ans visant à leur faire prendre conscience que le harcèlement n’est jamais « normal », même lorsqu’il échappe aux yeux des adultes, ce n’est pas la priorité.

De « l’image du corps enseignant »

On peut comprendre que les syndicats du corps enseignant ont des griefs contre leur ministère de tutelle, en raison des réformes en cours, mais est-il opportun de s’appuyer sur la PREMIÈRE journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire pour les exprimer ? On parle d’enfants en souffrance, certains au point de mettre fin à leurs jours, comme Marion Fraisse, treize ans pour toujours.

En 2015, il est impossible d’ignorer le problème et son ampleur. Rien que sur madmoiZelle, des dizaines, des centaines de lectrices nous ont envoyé leurs témoignages, par email ou dans les commentaires, et aujourd’hui encore subissent les traumatismes d’années de brimades, de violences, de souffrances, dans l’indifférence et/ou l’impuissance de leur entourage.

Alors je demande aux quelques syndicalistes qui défendent si vaillamment « l’image du corps enseignant » : vous n’avez pas honte ?

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Vous n’avez pas honte ?

Rassurez-vous si c’est bel et bien pour l’image de votre profession que vous craignez : elle n’a pas été, et ne sera pas ternie par l’action du ministère en faveur de la lutte contre le harcèlement scolaire, au contraire.

Mais c’est votre réaction profondément déplacée, et irrespectueuse envers les victimes du harcèlement scolaire, qui ternit véritablement votre image. Elle montre un corporatisme complètement dépassé, qui met la « défense de l’image du corps enseignant » sur le même plan que la nécessité d’agir, concrètement, contre le harcèlement scolaire.

Cette vidéo encourage les enfants à réagir lorsqu’ils sont témoins d’une situation qui les met mal à l’aise, même si elle ne les concerne pas directement. Ce sont là les bases de la vie en société. J’ai bien conscience que les enseignant•e•s ont déjà énormément de travail, et pas forcément le temps ou les ressources pour réfléchir à des actions de sensibilisation. Mais puisqu’un clip d’une minute fait le job, est-ce pertinent de tirer dessus à boulets rouges ?

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« Le harcèlement, si on n’en parle pas, ça ne s’arrête pas ». Donc il faut commencer par en parler. Un message si simple qu’il est compréhensible par des 7-11 ans…

Je demande donc à toutes nos lectrices et nos lecteurs, enseignant•es ou futur•es enseignant•es : que pensez-vous du billet de Paul Devin, et du communiqué de presse de la SGEN-CFDT ? Que pensez-vous de ce clip de sensibilisation ? Êtes-vous en charge d’élèves dans la tranche d’âge cible de cette vidéo ?

À vous, anciennes harceleuses, anciennes victimes de harcèlement scolaire : que pensez-vous de cette vidéo ? Quel(s) message(s) auriez-vous voulu envoyer à votre moi et/ou à vos camarades de cet âge ?

Vous pouvez répondre sur le forum, ou à clemence[at]madmoizelle.com avec pour objet « harcèlement scolaire ». Et vous êtes tou•te•s invité•es à participer à la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, jeudi 5 novembre, via cette campagne Thunderclap, et sur les réseaux sociaux. Toutes les ressources sont sur le site Non Au Harcèlement !

Mise à jour du 4 novembre —

Mélissa Theuriau, la réalisatrice du clip de sensibilisation, a répondu aux critiques relatives à la « mauvaise image » donnée des enseignant•e•s au micro d’Europe 1 :

« Je montre une institutrice qui a le dos tourné, comme tous les professeurs et les instituteurs qui font un cours à des enfants et qui ne voient pas dans leur dos une situation d’isolement, une petite situation qui est en train de s’installer et qui arrive tous les jours dans toutes les salles de classe de ce pays et des autres pays.

Je ne voulais pas d’un clip qui s’adresse aux adultes, aux professeurs, auquel cas j’aurais pu mettre en scène des professionnels mis en scène et parfaitement alertes et réactifs. Mais je ne pense pas que j’aurais été utile en montrant ce fantasme-là.

Si tous les instituteurs étaient alertes et réactifs à cette problématique de l’isolement, on n’aurait pas besoin de former, de détecter le harcèlement, on n’aurait pas 700 000 enfants par an en souffrance.

On n’aurait pas non plus des situations de drames et de suicide qui peuvent arriver aussi parce qu’on n’arrive pas à parler aux adultes de cette solitude et de ce sentiment d’injustice. »

— Sujet à lire sur Europe 1.

À lire aussi : College Boy : le réalisateur répond au CSA

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Anera
    Anera, Le 9 novembre 2015 à 11h11

    Llariarith
    Ca ne se contredit pas tant que ça, c'est juste qu'on ne parle pas de la même chose.
    Il est important que l'élève se sente assez en confiance pour s'ouvrir à un adulte et ce clip va, à mon sens, à l'encontre de ça. Parce que le harcèlement n'a aucune chance de se régler si la victime reste isolée.
    Mais l'élève n'est pas isolé dans ce clip justement. :hesite:

    Dhakri
    Donc je pense que l'idéal (allez, soyons fous !) serait de former les enseignants à détecter les situations de harcèlement, et dans un même de former un personnel spécialisé dans la gestion du harcèlement vers lequel l'enseignant et l'élève harcelé pourront se tourner une fois le harcèlement détecté (je ne sais pas si je suis claire :ko:). Après j'avoue que je ne sais pas trop si c'est quelque chose de réalisable, si c'est possible a mettre en pratique dans un établissement, si ça ne rendrait pas le truc "trop compliqué" et donc découragerait certains élèves harcelés :hesite:.
    C'est la seule solution que je vois, en effet, ce qui permettrait aux profs qui ont envie d'agir de souffler un peu et de savoir qu'il y aura quelqu'un pour surveiller les arrières. Mais va faire comprendre ça à l'EN. :facepalm: Leurs vidéos de prévention sont des bonnes idées (ça peut toujours faire tilt dans la tête de certains) mais à long terme, ça risque d'être difficile.

    Je tiens aussi à préciser une chose car j'ai l'impression qu'il y a méprise encore et encore : ce débat n'est PAS une confrontation (anciens) élèves harcelés/profs, je n'ai pas réagi pour ça dans ce but mais pour souligner certains propos qui me paraissaient un peu limites. Et les autres aussi. Bref, je développe pas trop car ce débat me lasse, ne vous étonnez pas si mes réponses ne sont pas très fournies à l'avenir car j'ai vraiment l'impression de tourner en rond. :erf:

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