Live now
Live now
Masquer
premiere-fois-ivresse
Développement personnel

Chéris tes premières fois, ces chutes libres au seuil de l’inconnu #62jours

L’ivresse des premières fois, c’est une sensation qu’on a tendance à oublier, pour ne retenir que la peur et le stress qui les précèdent parfois. Ou l’indifférence, lorsqu’elles nous semblent trop insignifiantes…
Clémence veut mettre à profit cet été pour développer 62 réflexions introspectives, dans le but de devenir sa meilleure alliée… et donc une meilleure version d’elle-même. Rendez-vous tous les jours sur #62jours pour devenir meilleure : un exercice de développement personnel en pratique.

Précédemment dans #62jours : Je voudrais pouvoir arrêter le temps

Je déteste la routine, et je crois que ce que je déteste le plus dans la routine, c’est sa capacité à éliminer les premières fois. Quand tu déroules chaque journée comme celle d’hier, tu oublies qu’il y a un milliard de possibilités en dehors du chemin que tu suis telle une zombie, ou un train lancé sur ses rails.

À lire aussi : L’inertie des habitudes #62jours

L’euphorie des premières fois : un saut dans l’inconnu

J’adore les premières fois, au moins autant que je déteste l’angoisse qu’elles me procurent parfois, lorsqu’elles me donnent l’impression de sauter dans le vide, d’avancer les yeux bandées.

Je dis « parfois », parce toutes les premières fois n’ont pas un potentiel d’intimidation semblable. La première fois que j’ai goûté un mojito était beaucoup moins bouleversante que la première fois que j’ai fait du parapente.

Une allégorie.

Pourtant, si j’y réfléchis, toutes les premières fois sont toujours un saut dans l’inconnu. C’est juste que parfois tu passes une marche de quelques centimètres, et parfois, tu t’élances du sommet d’une montagne.

Parfois tu ne sens même pas l’obstacle que tu viens de dépasser ou le seuil que tu viens de franchir en vivant une première fois, parfois tu peux rester des heures, des jours, des semaines au bord de l’inconnu, paralysée par le précipice que tu devines sous tes pieds.

Ça fout le vertige, la première fois. Mais c’est grisant, kiffant, enivrant. Et parfois, j’oublie qu’il n’y a pas que les premières fois « grandioses » qui méritent mon respect et mon enthousiasme.

À lire aussi : Je veux être puissante, pour gravir des montagnes #62jours

Toutes ces premières fois que je ne célèbre pas

J’en reviens à cette bienveillance envers moi-même, cette patience et cette indulgence qui me font encore défaut.

Beaucoup de mes premières fois passent sous le radar de l’habitude : j’ai déjà « sauté de plus haut », alors pas de quoi fouetter un chat.

Sauf que ça me fait toujours peur, ça m’intimide toujours, de commencer quelque chose de nouveau. De m’aventurer dans un territoire sur lequel je n’ai aucune connaissance, aucune expérience.

Et pour toutes ces premières fois, aussi insignifiantes puissent-elles être, j’oublie de me féliciter, j’oublie surtout de les apprécier pour ce qu’elles sont : des petites victoires, des pas en dehors de ma zone de confort, qui s’élargit à chaque première fois que je passe.

À lire aussi : Ces « mauvaises fréquentations » qui m’ont fait sortir de ma zone de confort

L’ivresse des premières fois qui comptent plus que les autres

J’ai commencé à m’entraîner pour le trail, et c’est nouveau pour moi. C’est une montagne.

C’est littéralement une montagne qu’il faut grimper au pas de course ! Aucune chance pour que j’y arrive, si je prends le défi sous cet angle. Mais une montagne à gravir, c’est mettre un pied devant l’autre, et ça je sais faire.

L’entraînement aussi, c’est une suite de première fois. Ce matin, j’ai fait ma première séance « micro-circuit » : j’entraîne mon corps à varier les surfaces, courir en côte, sur le plat, en pente, tout en poussant la machine.

J’te jure, la première fois que je me suis lancée, c’était un tel kif que j’en ai rigolé, à voix haute, comme ça, sur les quais de Seine, à la faveur de l’aube d’une journée d’été.

J’avais oublié ce que ça fait, une première fois que tu vas chercher à la force de l’envie et de la volonté de te dépasser.

Si c’est à ce point un kif la première fois que je m’élance au pas de course dans une côte, imagine un peu le kif que ce sera… la première fois que je passerai une ligne d’arrivée.

Parfois, j’oublie l’ivresse et la jouissance des premières fois, et le moteur qu’elles sont pour continuer à avancer… vers les sommets.

La réponse était donc : les notes de ma séance micro-circuit pour l’entraînement #TrailXpérience !

À lire ensuite dans #62jours : Comment le filtre de la colère a changé ma vision du monde

Les Commentaires
139

Avatar de kanaee
21 juin 2018 à 14h41
kanaee
Hey @Clemence Bodoc , un projet trop cool de type #62jours pour cet été ? ;D
0
Voir les 139 commentaires

Plus de contenus Développement personnel

umur-batur-kocak-art den avoir rien a foutre
Lifestyle

Comment arrêter de vous prendre la tête et devenir la meilleure version de vous-même : on vous dit tout

QueenCamille

11 nov 2022

3
A propos de Madmoizelle

Chères lectrices et lecteurs, Madmoizelle a envie de mieux vous connaître !

Humanoid Native
pexels-koolshooters-attente waiting mode – format vertical
Développement personnel

Un rendez-vous à 14h, et bloquée dès le matin ? Pas de panique, c’est le waiting mode

Ekaterina Bolovstova / Pexels
Témoignages

Ces 8 conseils de quadras aux vingtenaires vont changer votre vision de l’âge

Aïda Djoupa

24 août 2022

42
avocat-diable-vert
Féminisme

Décryptage : pourquoi tant de gens se font « l’avocat du diable »

Maëlle Le Corre

24 juil 2022

32
Une femme en patins à roulette et robe à sequins assise au sol
Sorties

Wheelz and Feet, la soirée en patins à roulette ou à pieds qui va vous faire tourner la tête

Anthony Vincent

20 mai 2022

deux personnes en train de boire un verre avec leurs masques
Témoignages

« C’est plus facile de me trouver jolie » : celles qui aiment sincèrement le masque témoignent

Aïda Djoupa

11 mai 2022

16
nirvana girl unsplash
Développement personnel

J’ai arrêté de projeter mes insécurités sur les ados en t-shirt Nirvana, et j’ai bien fait

deux amis sur un banc, l'air dépité
Développement personnel

6 conseils pour une rupture amicale sans (trop de) drama

QueenCamille

15 fév 2022

52
la-tessita-par-clara-de-latour
Tatouage

Franco-indienne, russe, mexicaine, elles se tatouent pour renouer avec leurs origines

Anne Chirol

10 fév 2022

bdchild
Société

Cette BD salutaire résonnera chez toutes les childfree fatiguées qu’on leur dise de faire des gosses

Camille Abbey

16 jan 2022

8

La vie s'écrit au féminin