Mon plan à trois raté de A à Z qui a fini à l’hôpital

Cheyenne avait toujours voulu faire un plan à 3... jusqu'à ce qu'elle essaye. Eh oui, du fantasme à la réalité, il y a un monde !

Mon plan à trois raté de A à Z qui a fini à l’hôpital

La première fois que j’ai maté du porno, j’avais environ 15 ans, et suis tombée sur une vidéo dans laquelle une femme se faisait pénétrer par deux hommes à la fois.

Je me souviens avoir un peu halluciné, parce que je n’avais jamais entendu parler de cette pratique.

Mais la DP, comme on l’appelle sur les moteurs de recherche porno, m’a intriguée, au point de devenir un vrai fantasme.

Alors quand mon premier mec m’a confié avoir exactement le même que moi, j’ai envisagé de passer à l’action…

La communication autour du fantasme

Je me souviens très bien du matin où Jonathan a voulu partager ses fantasmes avec moi.

Il faisait très beau, c’était un samedi, et les heures de glande qui nous attendaient étaient propices aux confidences.

« À quoi tu penses quand tu te touches ? »

Sa question était franche, absolument dénuée de timidité. Et pour cause, ses quelques années de plus que moi lui donnaient une assurance que je n’avais alors pas encore. 

J’ai donc mis un peu de temps à répondre, et ai sans doute pas mal rougi.

« J’imagine que je suis avec plusieurs mecs, et qu’ils s’occupent tous de moi. »

Son intérêt s’est alors renforcé, et il s’est assis — je m’en souviens très bien — les deux coudes posés sur ses genoux, dans une position attentive.

« Et ils te font quoi ? » a-t-il demandé d’un air gourmand.

Pendant 2h, nous avons donc échangé sur ce qui faisaient les fondements de nos plaisirs masturbatoires. Et sommes arrivés à une conclusion plaisante : nous partagions globalement les mêmes envies. 

Quelques jours plus tard, Jonathan me proposa de boire un verre dans notre bar préféré et s’y pointa avec un sourire malicieux…

Du fantasme du plan à 3 à la réalité

Après quelques banalités, il a vite lâché :

« J’ai un pote avec qui j’ai toujours voulu partager un moment chaud. C’est un très bon copain, et je trouve ça cool d’essayer un fantasme avec des gens de confiance. Ça te dirait qu’on essaie un plan à 3 avec lui ? »

Je lui ai répondu que why not, mais que pour cela, bien sûr, il fallait que l’on se rencontre avant, pour que je puisse voir s’il me plaisait.

« Cela va de soi. Et s’il ne te plait pas ou que tu ne le sens pas, on cherchera quelqu’un d’autre. »

Le samedi suivant, le fameux Edouard nous invita à prendre l’apéro chez lui. 

Ce soir là, j’ai tout donné en terme de style, et me suis mise sur mon 31 pour lui plaire. J’espérais que la réciproque serait vraie.

Et dès qu’Edouard ouvrit la porte, je sus que j’avais envie de coucher avec lui.

Et il en avait envie aussi, indubitablement.

Sur la table basse du jeune homme ce soir là, il y avait des tonnes de conneries apéritives, et surtout de bonnes bouteilles de vin et de rhum.

Edouard et moi avons accroché immédiatement et avons donc librement flirté devant Jonathan, qui semblait ravi que sa meuf et son pote s’entendent si bien.

J’imagine qu’il pensait du coup que ça n’augurait que du bon pour la suite.

Les heures ont ainsi passé, ponctuées d’éclats de rire, de grignotage et surtout d’ingestion colossale d’alcools divers.

Une envie spontanée de plan à 3

Vers 2h du matin, Jonathan m’offrit un baiser plus langoureux et suggestif que d’ordinaire, en me caressant les jambes avec sensualité.

Edouard nous regardait sans rien entreprendre.

Et naturellement, j’ai posé ma main sur sa cuisse, tout en poursuivant mes caresses avec Jonathan. 

Edouard s’est alors levé pour se rapprocher de nous, m’a soulevé les cheveux pour poser ses lèvres dans mon cou.

En gardant ma main sur le visage de Jonathan, je me suis retournée pour embrasser Edouard. Tout était spontané, puisqu’à l’origine, rien ne devait aller si vite en besogne entre nous trois.

Très rapidement, il a été difficile de distinguer quelles mains appartenaient à qui, et les étreintes se sont faites communes, jusqu’à ce que sans que je m’en rende vraiment compte, je me retrouve allongée, une tête entre mes cuisses, et l’autre dans mon cou.

Le moment était très agréable, bien que brumeux. Je me souviens avoir eu l’impression que tout semblait un peu irréel. Sensation qui résultait, sans doute, de l’adrénaline mêlée à l’alcool. 

Jonathan, surtout, était très soul. Je l’avais vu se resservir maintes et maintes fois pendant la soirée, pour avoir le courage de passer à l’acte sans doute.

Alors qu’il était davantage dans les caresses sages, Edouard se montrait plus entreprenant, m’attrapant par les hanches fortement, passant sa langue partout.

Un plan à 3 qui finit très mal

Il maitrisait son sujet, et c’était très excitant. J’ai donc eu envie de lui rendre la pareille.

Ainsi, après avoir embrassé et caressé d’une main Jonathan, j’entrepris de faire une fellation à Edouard.

D’un coup, à ce moment précis, Jonathan a changé d’expression. L’air dégouté et triste, il s’est défait de mon étreinte et s’est assis tout seul au bord du lit.

J’ai voulu me redresser pour le prendre dans mes bras, et lui dire qu’il était possible d’arrêter là et de rentrer à la maison mais Edouard, très excité, me prit par la taille au passage, me collant contre lui, passant ses mains sur mes seins.

Jonathan prit l’air furieux et de rage envoya un coup de pied violent dans la fenêtre toute fine du salon qui se brisa immédiatement.

Paniqué, soul, Jonathan marcha sur du verre cassé, s’ouvrant ainsi la plante du pied sur toute sa longueur ainsi que la partie basse de son mollet. 

Il y a avait du sang partout sur le sol.

Tant et si bien qu’après 2 minutes de réflexion, nous avons fini par appeler les pompiers.

Résultat : une fois à l’hôpital, Jonathan se fit suturer après un moment d’attente qui me sembla infini.

Quand le fantasme ne supporte pas la réalité

Une fois rentrés chez nous, au chaud dans notre lit, encore pleins d’alcool, nous avons ressenti le besoin de débriefer.

Mais il était si en colère que la communication était biaisée.

« Ça m’a dégouté de le voir te toucher comme ça. Et ça m’a dégouté de te voir aimer ça. »

Eh oui, avant de passer à l’acte, il y avait un facteur que nous n’avions pas considéré : la jalousie. 

Comme c’est Jonathan qui avait été l’instigateur de ce plan à trois, je ne pensais pas qu’il aurait pu à ce point là mal vivre l’expérience.

Pendant des heures, mon ex m’a donc tenu des propos culpabilisants et franchement désagréables, motivés je pense par une jalousie qu’il ne parvenait pas à rationaliser.

J’ai dû lui rappeler en haussant le ton qu’IL était à l’origine de ce plan à 3 et qu’il était hors de question qu’il me reproche d’avoir donné vie à son fantasme.

Après une heure de discussion, Jonathan finit par reconnaître que ses propos étaient carrément déplacés et m’a exprimé son regret quant à son attitude. 

Comment se préparer au plan à 3 ?

Nous n’avons jamais reparlé de cette histoire, pendant les presque trois ans qui ont suivi ce foirage. Mais aujourd’hui, je recommencerais bien (dans de meilleures conditions of course).

Ma conclusion ?

Je pense qu’il est primordial de vraiment beaucoup discuter des modalités avant de foncer tête baissée dans un rapport sexuel qui à l’origine tient du fantasme.

Il est important de se préparer à l’éventualité que la réalité ne corresponde pas à ce que nous avions en tête, et surtout rester très alerte à ce que ressentent les autres personnes impliquées dans la réalisation de ce fantasme.

Ah, et dernière chose, je suis convaincue que se bourrer la gueule pour se donner du courage n’est pas une idée brillante, car l’alcool comme chacun sait, n’est pas bon pour la santé, et surtout il altère les comportements et peut mener à des réactions franchement outrancières, comme celle qu’a eue Jonathan.

Le fantasme réussi est possible, mais pas n’importe comment !

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Cheyenne Blue

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