J’ai passé des années à me masturber avec mes amies

Se masturber à 4 ans, ça paraît bizarre ? Et pourtant, c'est l'âge auquel cette madmoiZelle a commencé à se toucher. Aujourd'hui elle en a 18, et elle se souvient de quand elle se masturbait avec ses copines.

J’ai passé des années à me masturber avec mes amies

Dans un des épisodes du podcast The Boys Club sur la masculinité, Mymy se demandait s’il existait des femmes qui avaient pratiqué la masturbation à plusieurs — chose qui a l’air d’être plus largement répandue chez les hommes.

Eh bien pour ta gouverne Mymy, je fais partie de ces filles qui se sont masturbées à plusieurs ! Eh oui !

La branlette entre potes chez les hommes

Ici Mymy, taulière du podcast The Boys Club ! En effet, plus de la moitié des invités m’ont confié s’être déjà masturbés à plusieurs, avec leurs potes.

Ça arrive le plus souvent à la puberté, au moment de la découverte de l’érection et de l’éjaculation. C’est parfois un évènement ponctuel, parfois une habitude durant plusieurs mois.

Ce qui est amusant, c’est que le concours est souvent à qui jouira le plus vite — un peu l’inverse de ce qu’on entend une fois l’âge adulte atteint !

Bref, voir tant de mecs parler de branlette entre potes, alors qu’aucune femme de ma connaissance ne s’est masturbée avec des amies, ça m’a fait tiquer.

Contente donc de publier ce témoignage sur madmoiZelle !

Mais ce n’était évidemment pas une masturbation complètement assumée et verbalisée…

Je m’explique !

Comment j’ai découvert l’orgasme et la masturbation pendant l’enfance

Premièrement je crois qu’il est bon de noter que j’ai découvert la chose incroyable qu’est l’orgasme quand j’étais seulement en moyenne section.

Mon premier orgasme a justement eu lieu dans la cour de récré de mon école maternelle. Eh oui !

Tu visualises cette barre en métal au long de laquelle les tout-petits se hissent pour ensuite glisser jusqu’au sol en la tenant fermement ?

J’avais eu la merveilleuse idée d’encercler cette dernière avec mes jambes, ma vulve finissant en contact indirect avec elle.

Ça n’a pas loupé, j’ai joui de manière très peu discrète (en recommençant presque aussitôt l’opération !).

Sans réellement comprendre que cette sensation était à caractère sexuel, j’ai malgré tout appris à me connaître très tôt, m’entraînant sur tous types d’engins.

Je me frottais allègrement contre des rampes d’escalier, mes coussins, des barreaux à la fenêtre de ma chambre d’enfant et j’en passe.

Des jeux sexuels entre enfants

Je ne pouvais pas me limiter à ce plaisir solitaire, donc j’ai très TRÈS vite commencé le classique jeu du docteur. Cela pouvait aussi bien être avec des garçons qu’avec des filles. Nous n’avions pas plus de 6 ans à l’époque.

J’en ai pas mal de souvenirs, mais malgré la légère culpabilité de faire quelque chose qui semblait mal et interdit, cela restait quelque chose de relativement innocent…

Et j’étais quand même minuscule, il faut bien le dire.

Ma morale actuelle aurait préféré que je m’arrête au frotti-frotta, mais ce n’est pas ce qui s’est passé. J’ai commencé à pratiquer la masturbation à plusieurs.

Un jour, alors que j’étais en CM1 (ça commence à faire vieux pour le jeu du docteur, non ?), une amie m’a invitée avec une autre fille à venir manger chez elle un midi. Nous sommes allées jouer dans sa chambre.

Sauf que mes deux copines m’ont initiée à un jeu que je ne connaissais pas encore. Du moins, que j’avais complètement oublié…

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Se masturber à plusieurs

Elles m’ont expliqué que je jouerais le rôle d’une maman, et qu’elles incarneraient deux adolescentes amoureuses qui se retrouvaient pour « réviser ».

Ces deux adolescentes s’embrassaient au lieu de travailler.

Moi, étant la maman, je me devais d’aller vérifier régulièrement si elles étaient bien en train de faire leurs devoirs. Les deux filles profitaient de mon absence pour rouler sensuellement l’une sur l’autre tout en simulant de s’embrasser.

Bien évidemment, ce jeu m’a beaucoup excitée et beaucoup frustrée, alors j’ai insisté pour que l’on soit finalement trois adolescentes, et j’en ai profité pour les rejoindre avec hâte.

J’ai eu au moins deux orgasmes en me frottant contre elles.

Le tabou du plaisir sexuel et de la masturbation féminine

A suivi beaucoup de gêne quant à cet après-midi, une gêne que je ressentais envers moi-même.

Mais avec ces filles, nous continuions à nous fréquenter comme si de rien n’était. Lorsque je pensais à ce jeu, cela me donnait très envie de recommencer.

Nous avons d’ailleurs recommencé. Plein de fois, les unes chez les autres. En commençant toujours par des petites mises en situation pour dissimuler notre masturbation derrière un simple jeu innocent.

Et cela a continué jusqu’en cinquième, ce qui est, il me semble, plutôt tard.

Je pense avoir pratiqué cette forme de masturbation avec en tout trois personnes différentes. Ces personnes ont toujours été mes amies et je n’ai jamais envisagé quoi que ce soit d’autre avec elles.

On n’en a jamais vraiment parlé, et je n’ai jamais su si j’étais la seule à obtenir autant d’orgasmes systématiquement… mais j’imagine que non, je n’étais pas la seule !

C’est dire à quel point le plaisir féminin est quelque chose de tabou…

Même en ayant besoin de sexe, même en ressentant de l’excitation sexuelle, même en ayant des tas d’orgasmes en bonne compagnie, je n’ai jamais verbalisé la chose jusqu’à aujourd’hui, que ce soit avec ces filles ou d’autres.

Une vie sexuelle qui débute honteusement dans l’enfance

On pourrait se demander si cette attitude est une pratique homosexuelle, ou simplement une manière de se faire plaisir à plusieurs.

Je ne saurais répondre à cette question.

Aujourd’hui, une des trois filles avec lesquelles j’ai vécu ça est lesbienne. Moi, je suis bisexuelle, en couple avec une femme. Les deux autres sont hétérosexuelles.

Malgré ce passé qui peut amener à remettre en question un tas de trucs, je n’ai commencé à me poser des questions quant à mon orientation sexuelle qu’au lycée.

Personnellement, j’avoue avoir eu honte de ces aventures toute mon existence…

Cela fait deux ans que je parle énormément de sexe, que je brise tous ces tabous intérieurs qui, originellement, ne m’appartiennent pas, qui m’ont été imposés.

Alors désormais, je n’ai plus honte. Quand j’y pense, cela me fait rire. Je suis d’ailleurs reconnaissante envers mon petit corps de quatre ans hypersensible qui a su trouver l’orgasme si vite !

Car, aujourd’hui, je me connais comme ma poche et ma dose de plaisir sexuel est indispensable à mon quotidien.

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