Pourquoi donc les femmes jouissent-elles moins souvent que leurs mecs ?

Pourquoi donc les femmes ont-elles moins souvent des orgasmes que leurs partenaires masculins ? On se le demande...

Pourquoi donc les femmes jouissent-elles moins souvent que leurs mecs ?
Ce jeudi 21 décembre, c’est la journée de l’orgasme ! À cette occasion, découvrez ou re-découvrez les meilleurs articles de madmoiZelle à ce sujet.

— Article publié le 9 octobre 2017

On entend souvent que dans les rapports hétérosexuels ou bisexuels, les femmes jouissent plus rarement que les hommes.

En 2015, Mymy relayait une étude sur les Françaises et l’orgasme. On y apprenait entre autres que 49% des sondées affirment avoir régulièrement du mal à jouir.

En 2012, un psychiatre/psychologue avançait à France Info que 90% des hommes ont un orgasme à chaque rapport sexuel, contre 16% seulement des femmes.

J’entends parfois des gens dire que si les meufs jouissent moins souvent, c’est parce qu’elles ne savent pas lâcher prise ou ne connaissent pas assez leur corps. Ce qui me semble un peu facile tout de même.

Une journaliste de Babe a décidé de s’emparer du sujet. Elle est allée demander à des mecs hétéros de se souvenir de la dernière fois qu’ils avaient eu une relation sexuelle.

Tous disent avoir joui… mais ils sont moins certains du plaisir qu’a eu leur partenaire.

Un micro-trottoir sur les hommes, leurs orgasmes et ceux de leurs partenaires

On peut entendre dans cette vidéo ce genre de dialogues :

— Est-ce que t’as joui ?
— Ouais.
— Est-ce qu’elle a joui ?
— Euh… Je sais pas. Peut-être, peut-être pas.

Et ce discours se répète : la plupart des mecs interrogés ne semblent pas vraiment sûr que leur amante a eu un orgasme.

La présentatrice leur demande alors à quel moment ont il décidé que la partie de jambe en l’air était terminée.

J’ai joui et c’est tout.
— Oh, et t’as pas fait gaffe à ce qu’elle ait également joui ?
— Non.
— Pourquoi ?
— Parce que j’avais fini, c’est tout.

Bien entendu, ce petit micro-trottoir n’a rien d’une véritable étude sociologique, mais je l’ai trouvé assez symptomatique des discours que j’entends souvent, de mes expériences et de celles que mes proches racontent.

L’idéologie qui se dessine dans ces réponses, on pourrait formuler de la sorte : qu’importe la qualité du rapport pour la femme, tant que le mec a son orgasme.

La tristesse des idées reçues sur l’orgasme

Cette vidéo m’a tout d’abord questionnée. Je me suis demandé pourquoi tant d’hommes semblaient ne pas savoir si leur partenaire avait joui ou pas.

Est-ce parce qu’ils ont conscience qu’elle peut simuler ? Qu’ils ne sont pas certains des signes de la jouissance ? Ou encore, parce qu’ils ne se sont pas posé la question (et ne l’ont pas posée à leur copine) ?

Si cette dernière supposition est la bonne, et qu’elle est cumulée à cette idée que le rapport se termine quand monsieur a joui, elle m’attriste énormément.

Déjà parce que je pense à toutes ces meufs en pleine montée, à deux doigts d’avoir un orgasme, et sont coupées dans leur élan parce que leur mec a joui.

Ok, pour le zizi c’est fini, mais monsieur a toujours des doigts, une bouche, ou même le vibro dans la table de chevet ? (Ceci est un petitips gratuit.)

Je pense aussi à celles qui s’obligent à continuer, alors qu’elles n’ont plus de désir ou qu’elles ne sont plus assez lubrifiées, parce qu’on leur a inculqué l’idée qu’un rapport n’est fini que quand l’homme a joui.

Sus à la toute-puissance de l’orgasme masculin !

Je trouve cette vision du sexe vraiment trop tournée sur le plaisir du mec. C’est lui qui décide quand ça se termine, lui qui jouit… comme si les sensations de sa partenaire étaient accessoire.

Bien entendu, la jouissance n’est pas forcément la visée première d’un rapport, et il y a des personnes qui n’arrivent de toute manière pas à avoir un orgasme. Cependant, l’idée reste de se donner du plaisir mutuellement !

Au final, si les meufs ont globalement moins d’orgasmes que les mecs, c’est peut-être tout simplement dû au fait que leur plaisir n’est jamais mis au centre de l’attention.

Alors je propose d’envoyer un bon gros coup de pied dans ces idées reçues, de discuter honnêtement avec son/sa partenaire de désir et de plaisir.

Ce n’est pas parce qu’on a toujours « fait comme ça » qu’il faut rester englué•es dans cette situation déséquilibrée !

À lire aussi : Confessions d’une fille qui jouit très vite

Commentaires

skippy01

C'est d'autant plus ironique que le clito est 2 fois plus érogène que le pénis. Tout ce potentiel gâché.:hesite:
 

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