Manger végane, ça coûte vraiment plus cher ?

Tu aimerais baser davantage ton alimentation sur le végétal mais tu as peur que ta CB se retrouve en carence de thunes ? Voyons tout de suite si manger végane coûte un rein (ce qui serait assez ironique).

Manger végane, ça coûte vraiment plus cher ?

Hello ma graine germée !

Tu envisages de végétaliser ton alimentation ? Grand bien t’en fasse, mais ton budget de précaire épanouie y survivra-t-il ?

7 conseils pour manger plus sainement à la maison

Si tu cherches des conseils pour manger équilibré sans te prendre trop la tête, tu devrais aussi aller lire cet article publié sur Rockie, le magazine des madmoiZelles qui ont grandi. Il regorge d’astuces et tu y trouveras même un code promo en bonus.

Équilibrer son alimentation végane

En plus de son impact positif sur l’écologie, l’alimentation végane est souvent présentée comme « plus saine », mais aussi plus coûteuse.

Est-ce vraiment plus cher de manger végane ? Difficile à dire a priori, car manger végane, ça ne veut RIEN DIRE en soi.

Si je veux, je m’auto-proclame végane, et hop je boulotte des pâtes au sel du lundi au dimanche, j’arrose ça de Coca et le tour est joué. Ce serait pas trop cher, et dans un mois, si tout va bien, j’ai plus d’intestins.

Quelque soit le régime alimentaire que tu chois, il est nécessaire de veiller à l’équilibrer, c’est-à-dire varier les menus et consommer au moins 5 fruits et légumes par jour, oui tu le sais.

À lire aussi : Kit de transition pour devenir végane tout en douceur

Parmi toutes les possibilités végétales qu’offre la boustifaille végane, certains produits sont hors de prix wallah rares et précieux comme un bon fou rire, mais d’autres restent largement accessibles.

Faisons le point sur ce que tu peux mettre dans ton assiette végétalienne, sans hypothéquer la baraque.

Manger végane : ce qui coûte cher

Commençons par les aliments qui font mal au derche du porte-monnaie.

Les similis carnés et les faux-mages

Les imitations industrielles de viandes, de produits laitiers et autres produits transformés spécifiquement véganes sont souvent des produits coûteux.

Mais il est loin d’être obligatoire de consommer des saucisses, des pizzas et des glaces véganes tous les jours, ou de les consommer tout court.

Ces produits peuvent entrer dans ton caddie occasionnellement, comme le faisaient déjà sans doute la viande, le poisson et le fromage qui sont plutôt pas donnés non plus.

Si tu arrêtes de consommer ces derniers, tu devrais de plus réaliser quelques économies à réinvestir dans tes fifoleries véganes.

Enfin, et ça n’est que mon avis, les similis carnés et les faux fromages industriels sont souvent décevants.

Des recettes du même type peuvent tout à fait être réalisées maison : c’est économique et zéro déchet !

À lire aussi : Je t’explique mon véganisme (et promis je ne mange pas que des graines !)

Ce qu’on ne trouve qu’en magasin bio

À part les fruits et légumes de saison, tout est globalement plus cher en bio.

Et il est des délices véganes qui restent introuvables en grande surface. Je ne te parle pas de l’épicerie du coin : quand on pourra acheter du fromage de cajou à minuit au coin de la rue, la plupart des animaux auront déjà disparu depuis longtemps.

Pour t’approvisionner en graines et noix, en fruits séchés, en algues, en graines germées, il te faudra passer la porte d’un magasin bio et possiblement dépenser plus que dans ton passé d’omnivore peu regardant·e sur la qualité.

Ce sera aussi le cas pour des produits très spécifiques comme la levure maltée (elle a un petit goût fromager !) ou les substituts d’œuf mais tu n’es pas obligée d’en consommer ou de les utiliser dans des recettes hyper élaborées chaque jour.

Manger végane pas cher

Bonne nouvelle les herbivores : la plupart des aliments qui composent un régime végane équilibré ne coûtent rien ou si peu !

Voilà de quoi remplir largement ton assiette à moindre frais.

Les fruits et légumes

Même bio, les fruits et les légumes sont des denrées accessibles, surtout si tu fais les fins de marchés et que tu les achètes de saison.

Tu peux en consommer littéralement à volonté, à la croque, mixés, en salade, en soupe, dans des recettes simples et rapides…

Celles et ceux qui pensent que ça ne tient pas au corps n’ont jamais fait un smoothie avec 5 bananes.

Ok, tu as l’impression de faire une folie quand tu achètes des avocats et des mangues mais investir dans un chou rouge ou une courge butternut que tu vas garder la semaine permet d’équilibrer le budget.

Les féculents

Les légumes secs et autres féculents sont très économiques, que ce soit en vrac ou en conserve.

Je pense aux lentilles, au riz, aux pâtes, aux haricots blancs et rouges, aux pommes de terre, aux pois chiches, au quinoa…

Avec tout ça, il y a déjà de quoi se faire une bonne variété de petits plats.

À lire aussi : « Les végans ont tout faux » : ceux qui agissent ont toujours tort

Les produits à base de soja

Source classique de protéines végétales, les produits issus du soja sont en général peu coûteux.

Les yaourts à base de soja en grand conditionnement par exemple sont avantageux et peuvent être utilisés comme dessert, en smoothie, ou en remplacement du yaourt laitier dans les recettes.

Les protéines de soja en vrac et le tofu ne devraient pas non plus t’obliger à vendre un rein, et permettent d’élargir encore la diversité des menus.

Les herbes et les épices

Pour multiplier par environ 150 les variations de plats véganes possibles à moindre frais, les épices et les herbes sont tes amies.

Peu coûteuses, elles sont là pour rester un bon moment dans ta cuisine et boostent la créativité !

Ma petite astuce de ménagère fauchée pour étaler les dépenses : je m’achète une nouvelle épice ou herbe à chaque fois que je fais mes grosses courses et ainsi, j’étoffe petit à petit mon étagère à condiments.

Voilà mon tofu fumé, je pense que tu as déjà là une bonne liste de courses pour te remplir la panse de végétaux sans te ruiner !

Et toi, tu as des conseils pour manger végane, pas cher ET équilibré ? 

À lire aussi : Les 5 secrets d’un brunch végane qui rendra les omnivores jaloux

QueenCamille

QueenCamille


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Commentaires

Mijou

@Mijou
Pour le «Tu sais mieux que tout le monde», je me suis basée sur «J'ai bossé avec des agriculteurs, dans différentes régions et c'est la même limonade partout» «Il n'est pas né de la dernière pluie» «Il a les yeux ouverts et il sait reconnaître»«Il faut être bien naïf» «ce qui se passe VRAIMENT dans les exploits bio» (et que moi je ne sais pas) «Quand on a des contacts judicieusement placés dans une région rurale, on sait tout»

Pour les présupposés sur mon ignorance, en prime de ce que j'ai déjà mis «on devient aveugle aux maltraitances les plus évidentes» (bah oui évidemment je cautionne la maltraitance) «les vaches toutes propres du salon de l'agriculture, ce n'est pas la vraie vie, c'est une vitrine» (heu merci je sais) et je passe sur le charmant «fais du diabolo avec les mots tant qu'il te plaira» (mais d'où ça sort?)

Fin le présupposé que j'ai fait sur ta vie, c'est que tu n'avais pas l'air de trop t'y connaître vu que tu donnais l'impression de confondre intensif et présence en bâtiment, que tu disais que l'affouragement en vert était hyper fréquent, que tu présentais l'usage des engrais de synthèse comme courant en bio etc. Ce sont des affirmations que j'entend souvent de la part de néophytes, c'est pour cela que j'ai pensé que tu en étais une.

Je l'ai exprimé clairement, et toi tu as exprimé clairement que je manquais de sensibilité, que je n'y connaissais pas grand chose ou que j'étais aveugle à ce que toi et tes amis voient. Du coup, la paille, la poutre, c'est sympa.
Je n'ai JAMAIS dit que tu n'y connaissais rien (je suis juste pas d'accord avec toi en fait), par contre, j'ai dit et je confirme que je pense que nous n'avons pas la même sensibilité.

Alors, juste pour précision : on est sur un forum, je ne m'adressais donc pas à TOI spécifiquement, sinon je serais passée en MP... ou j'aurais utilisé le TU.
Le ON c'est pour tout le monde et personne en particulier, la moi d'avant (comme je l'ai précisé) un peu, quelqu'un qui est en train de se remettre les choses en question (comme ce fut mon cas) et qui passera par là, quelqu'un qui est curieux de la question, que sais-je. Et si cela as raisonné en TOI, peut-être que ça servira... ou pas.

Concernant les types d'élevage et de fourrage je reconnais qu'il est vrai que mon premier message était un peu flou car écrit un peu rapidement à ma pause dej.
Mais il fallait poser la question, d'autant que j'ai expliqué que je connaissais le milieu, plutôt que de direct se dire "ok c'est une bobo citadine qui n'a jamais vu une vache en vrai" et se ruer sur l'occasion pour "défendre ton point de vue" par des attaques ad nominem plutôt que des arguments.

Pour le reste...
J'ai exposé ce qui est de la "maltraitance ordinaire", selon des critères objectifs, voilà tout. Je ne suis pas responsable de ce qu'en fait ta conscience.
A un moment donné, tout n'est pas non plus relativisable. Un animal couvert de merde et qui boite, c'est un animal qui souffre. Et si l'on trouve ça normal, alors oui on cautionne la maltraitance. C'est tout.


Alors, oui, j'ai peut-être eu un ton sec, je le reconnais, mais j'avoue que après tes attaques sur ce que tu pensais savoir de ma vie et le ton condescendant de tes messages, j'ai légèrement perdue l'envie de faire des efforts pour être sympa, surtout vu le sujet.

Sur ce, je t'invite à passer en MP si tu as ENCORE des choses à me confier sur le ton de nos échanges (puisqu'on ne sera jamais d'accord sur les idées), parce que je pense que la communauté des Madz n'en a strictement rien à carrer...;) (Le passage en gras dans mon message est d'ailleurs le seul réellement important).
 

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