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Travail

L’envers du décor des séries hollywoodiennes ? L’exploitation (notamment la mienne)

Il y a quelques années, Lucile s’est installée à Los Angeles pour travailler dans l’industrie du cinéma. Elle raconte les coulisses de son métier, qui fait rêver… tant qu’on n’en connaît pas la réalité.

Il y a presque cinq ans maintenant, je racontais sur Madmoizelle mon arrivée à Los Angeles et ma découverte de monde mythique d’Hollywood. Car si j’avais traversé l’Atlantique, c’était en partie pour suivre un garçon, mais surtout pour trouver du travail dans une des plus grosses industries culturelles du monde : les séries télé américaines.

Cette industrie, j’en ai rêvé pendant des années. Depuis près de trois ans, je l’ai intégrée et adorée. Mais surtout, je pense que je la déteste… Et j’aimerais vous en parler.

Mes débuts dans les writers rooms d’Hollywood

Il m’aura fallut un peu de temps, et quelques passages en tant qu’assistante de production sur des plateaux, mais j’ai finalement réussi à intégrer la writers room d’un show produit par ABC Studios — qui est notamment derrière Grey’s Anatomy !

La writers room, c’est un concept qui a été inventé aux États-Unis pour répondre à la demande toujours plus grande de contenu télévisuel. Plutôt que d’avoir une personne en charge de l’écriture d’une saison de télévision (qui peut prendre des années), on colle 12 personnes dans une salle où elles discutent toute la journée et tentent de trouver toujours plus d’idées d’épisodes. Le tout ne prend « que » quelques mois !

Ces mêmes personnes écrivent ensuite tous ces épisodes, souvent en simultané des tournages. Le procédé devient plus rapide, mais aussi plus diversifié : les séries peuvent intégrer plusieurs points de vue, plusieurs plumes.

« On entre dans ce domaine très jeunes, avec de l’énergie à revendre… Sans savoir que cette énergie sera bientôt volée, exploitée par une des plus puissantes machines au monde. »

Je suis « showrunner’s assistant »

De mon côté, je suis l’assistante de l’un de ces scénaristes. Il est même celui qu’on appelle le « showrunner », alias le Big Boss. C’est lui qui décide si un personnage va porter une veste noire ou rouge, si elle va tuer son mari dans l’épisode 12… ou carrément quitter le show.

Ce poste est un statut très convoité ici, puisque c’est l’un des rares qui peut mener, avec énormément de chance et de travail, au sacro-saint-graal d’Hollywood : devenir scénariste. Quand je dis qu’il faut énormément de chance, ce n’est pas un euphémisme : cette ascension ne sera possible que si mon boss décide de me donner l’occasion d’écrire un épisode, puis décide que je ne suis pas trop nulle et m’embauche en tant que scénariste. Ça prendra probablement des années.

De l’autre côté de mon couple (vous vous souvenez du garçon que j’ai suivi jusqu’ici ? Et bien je l’ai épousé !), monsieur travaille aussi dans ce qu’on appelle l’Industrie avec un grand I.

Il est également au bas de l’échelle en tant qu’assistant de production sur les tournages, et il a graduellement monté les « échelons latéraux ». En gros, il est toujours assistant de production, mais maintenant il tape la discut’ avec Chris Pratt & co plutôt qu’avec des acteurs de séries B ou C, puisqu’il est passé de petits tournages sans gros budgets à des méga séries dont vous avez toutes entendu parler mais je ne peux pas nommer… parce que Disney écoute tout ce qu’on fait.

Littéralement : certaines séries nous obligent à installer un tracker sur notre téléphone qui nous écoute dès qu’on dit le nom du show sur lequel on travaille. Eh oui.

Tout ca vous vend du rêve ? Mais il y a un mais

À première vue, tout ça pourrait vendre du rêve. Le beau couple doré d’Hollywood, les petits Français à la conquête du cinéma américain… C’est ce que j’aime raconter à mes amis aussi.

J’aime raconter l’énergie qui se dégage de l’équipe sur un plateau de cinéma ou dans une writers room, cette sensation que nous sommes tous dans le même bateau, que l’on travaille à créer quelque chose qui durera et qui touchera les gens. Un produit qui peut changer des vies, parfois. C’est un sentiment incomparable.

On ressent une fierté immense lorsque l’on voit notre nom à la fin d’un épisode. C’est la
raison pour laquelle la plupart d’entre nous rêvons de cette industrie depuis l’enfance ! D’ailleurs, on entre souvent dans ce domaine très jeunes, avec des fantasmes plein la tête et de l’énergie à revendre ; sans savoir que cette énergie nous sera bientôt volée, exploitée par l’une des plus puissantes machines au monde.

La réalité qu’on ne voit pas

Car la réalité que l’on ne voit pas, de l’autre côté de l’écran, consiste en de longues journées, de demandes à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Des week-ends qui n’en sont pas, parce qu’on peut être appelée à tout moment ; des anniversaires et réunions de famille manquées ; des accidents non-couverts par un système d’assurance qui n’a rien à envier aux 12 travaux d’Astérix.

C’est aussi une santé mentale qui se détériore, une paye qui ne s’accorde pas du tout avec le taux de responsabilités que l’on peut avoir, le stress des vacances car ce sont des moments non-payés (le statut d’intermittent du spectacle, malgré tous ses problèmes en France, n’existe même pas ici : si on ne travaille pas, on n’est pas payé — et le chômage n’offre qu’un montant ridicule).

Ce sont des crises de larmes et l’angoisse, toujours, d’être virée pour un rien.

Tout ça, on n’en parle pas beaucoup, parce que ça fait partie du « job ».

« Faire ce que d’autres on fait avant nous »

Nous sommes sous-payés parce que nous devons « pay our dues » — autrement dit, faire ce que d’autres ont fait avant nous. Sauf qu’il y a vingt ans, les gens pouvaient vivre dans un deux-pièces sur Hollywood Boulevard avec leur salaire d’assistant ! Aujourd’hui, on peine à payer le loyer d’un T1 dans une banlieue de Los Angeles.

Mon mari et moi avons de la chance, nous n’avons pas de dettes, ce qui n’est pas le cas de la majorité des personnes de notre âge aux États-Unis. Mais quand je dis que mon salaire à lui seul couvre nos dépenses quotidiennes plus le loyer, c’est parce que je travaille moi-même en moyenne 60 heures par semaines.

Si on fait le calcul, je suis moins bien payée au taux horaire que la caissière d’en bas de chez moi. Et si je le souligne, ce n’est pas pour dénigrer le travail des employés de caisse, mais parce qu’on pourrait s’imaginer qu’une industrie qui génère des milliards chaque année pourrait mieux s’occuper de celles et ceux qui la font vivre !

Car cette industrie ne pourrait survivre sans la réserve infinie de jeunes adultes prêts à tout donner pour un projet.

Pendant les recrutements, on nous dit que ce projet sera le nôtre, qu’on y aura contribué d’une manière ou d’une autre et que cela compensera pour tout le reste. Mais malheur à nous si on se blesse, ou que l’on demande à prendre une journée pour aller à un mariage, un enterrement…

Les studios et nos responsables directs nous feront immédiatement sentir qu’ils peuvent nous remplacer à tout moment, qu’il y en a des milliers d’autres comme nous qui voudraient notre place.

Vraiment, as-tu besoin d’aller enterrer ton oncle ? Es-tu réellement impliquée dans ton travail ?

La spirale de la culpabilité, et les journées de 19 heures

La spirale de la culpabilité s’amplifie avec la jeunesse des équipes qui ne savent pas dire non. Sur un plateau, les gens échangent des histoires de journées qui durent 18 ou 19 heures d’affilées, parfois plus, comme s’il s’agissait d’histoire de vétérans de la guerre. C’est un badge d’honneur.

Moi-même, j’étais fière de parler de cette fameuse journée, ce « fraturday » (contraction de vendredi — Friday — et samedi — Saturday — puisqu’on commence le vendredi mais finit dans la journée le samedi) durant 17,5 heures. Et je ne parle même pas des horaires de mon mari qui enchaîne les journées de 19 heures comme des bonbons.

On rigole de ça parce qu’on y a survécu. Certains n’ont pas eu cette chance.

On ne compte plus le nombre de personnes décédées au volant de leur voiture parce qu’elles se sont endormis après une énième journée de 14 ou 15 heures, ni celles et ceux qui ont eu des crises cardiaques au travail, qui se blessent et doivent être amenés en urgence à l’hôpital…

Ce compte Instagram, pour celles et ceux qui lisent l’anglais, rapportent tout un tas de ces histoires plus horribles les unes que les autres qui se cachent derrière la façade d’Hollywood.

« Je travaille à la coordination au département costumes. J’ai bossé 70 heures cette semaine. Et 10 heures de plus aujourd’hui pour rattraper mon retard niveau paperasse. J’ai foncé en partant du bureau pour être à l’heure au dîner d’anniversaire de ma soeur. Là, je pleure littéralement dans les toilettes du restaurant parce que je ne sais pas comment désactiver mon mode “autopilote -boulot“. Je suis dans un état d’épuisement physique comme mental. »

Depuis quelque temps, en fin de film ou d’épisode, il arrive de voir un encadré qui dit « qu’aucun animal n’a été maltraité pendant la durée de ce tournage ». Il y a une forme de cruauté à le lire, et à savoir que rien n’oblige les décisionnaires à préciser qu’aucun salarié non plus n’a été maltraité ou n’est décédé durant la production d’un show.

Et pour changer ça, les employés appellent à la grève

Mais depuis quelques temps, ça gronde dans les coulisses de l’industrie du cinéma
américain.

Le puissant syndicat de l’Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma (IATSE), regroupant de nombreuses professions dans les départements de l’art, de la production mais aussi la lumière ou encore du son, a enfin appelé à un vote pour autoriser une grève générale et les membres ont répondu par un oui retentissant : sur les 60 000 membres concernés par un grève potentielle, près de 90% de taux de participation et plus de 98% de « yes » dans les bulletins.

Visuel de l’IATSE appelant à la mobilisation
Visuel de l’IATSE appelant à la mobilisation

Un énorme boom dans le pas-si-petit monde de la télé hollywoodienne.

Cette grève je l’attends avec tellement d’impatience, même si cela signifie que je ne serai pas payée pendant je ne sais combien de temps.

Parce qu’il y en a marre. Marre de ne faire que survivre pour un travail que j’aime pourtant énormément. Marre de ne jamais voir ma famille ou mes amis parce que le boulot passe avant tout. Je ne sais pas si j’ai un avenir dans cette industrie — mon mari a récemment décidé de mettre en pause sa carrière pour toutes ces raisons, par exemple — mais j’espère que les conditions de travail peuvent changer.

Parce que s’il y a une chose que Covid nous a apprise, c’est qu’aucune paillette d’Hollywood ne vaut d’y laisser sa santé.

À lire aussi : Des nouvelles de la grève des scénaristes qui menace aux États-Unis

Crédit photo : Jacob Owens / Unsplash

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Les Commentaires
11

Avatar de Lucile M.
11 octobre 2021 à 21h27
Lucile M.
Salut tout le monde ! Wow merci pour toutes les réactions sur l'article, ça fait vraiment plaisir !
Je vais essayer de répondre à certaines de vos questions -
@Arrakis_ le témoignage parle aussi de congés ! La question que je me pose exactement, quelles sont les limites de ce traçage ? Est-ce juste durant la période de production ? Puis si ton projet s'appelle Café, chaque fois que tu parles de café, on va alerter ton employeur.e qui va ensuite épier ta conversation ?
Si oui, ça me semble fou. Ce n'est pas la CIA, la NASA ou que sais-je... On parle de show TV quoi. Une connaissance bossait dans le broadcast (fr), iel avait une clause de discrétion intégrée à son contrat, point. Peut-être que ça a changé, mais je trouve ça dingue de déployer des moyens aussi intrusifs pour des projets audiovisuels. Ça me fait assez flipper qu'on officialise ce type de dispositif de manière institutionnelle.
Alors le tracker ça en a fait flipper plus d'un-e haha! Et c'est vrai que c'est une réalité mais je dois préciser que c'est très rare, uniquement pour des projets énormissimes de type Star Wars, Game of Thrones etc... (donc là vous savez que mon mari bosse (enfin bossait) sur un de ces shows haha).
Mon show, bien qu'étant sur la grosse plateforme qu'est ABC (qui appartient aussi à Disney pour info) ne requiert pas de tracker. Juste un NDA (Non-Disclosure Agreement ou clause de discretion) assez standard dans l'industrie. Ca m'empêche de parler du contenu de mon show mais je peux quand même vivre ma vie. Si je ne mentionne pas trop le nom du show sur lequel je travaille c'est plus par excès de précaution vis-à-vis de l'industrie en général. Tout le monde se connait plus ou moins et je n'ai pas envie d'être catégorisée comme une personne difficile ou ingrate, ce qui rendrait compliqué de trouver un autre travail quand ce projet sera fini.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si je décide de parler dans un magazine français et non américain (même si les personnes qui me connaissent savent sur quoi je travaille et qu'une recherche google vous en apprendra surement tout autant - je ne me leurre pas là dessus).
Pour ce qui est des congés en réalité il n'y a pas vraiment de congés, en tout cas pas comme on l'entend en France. Pour les assistants comme moi, si notre show est actif de Avril à Février par exemple, on ne sera pas payé pendant les vacances de Noël. Le show prendra probablement deux semaines de break mais comme les assistants sont embauchés comme des contractants, et non pas comme des salariés, nous ne sommes pas payés pendant ce break forcé.
En revanche, on attend en général de nous que nous soyons de retour à la fin de ces "vacances", comme si nous étions des employés. Dans une writers room, il y a d'ailleurs une tradition qui veut que les scénaristes payent quelques centaines de dollars de leur poche pour les assistant-es comme "bonus de Noël". Mais cela ne couvre pas toujours ce que l'on aurait pu gagner si on avait bossé pendant ces deux semaines off.
Pour moi, étant l'assistante personnelle de quelqu'un, si mon boss m'appelle pendant le Weekend ou une période de vacances, je suis tenue de répondre à mon téléphone. J'ai un patron assez sympa cela dit donc il ne me reprochera pas le fait que je ne réponde pas si je suis en balade ou autre mais j'ai déjà entendu des histoires de personnes se faisant virer parce qu'elle n'ont pas répondu au téléphone. Donc ça dépend vraiment des gens - ce qui est un problème puisque cela signifie qu'il n'y a pas de protection standard sur le sujet.
Merci pour ce témoignage, effectivement ça vend pas du rêve ! Perso depuis quelques années (et notamment confinement + Netflix) je regarde pas mal de séries alors que jeune j'en regardais peu... Et c'est vrai qu'il y en a de plus en plus qui sont qualitatives et inclusives et tout ce que j'aime...mais il y a toujours un moment où il y a des énormes incohérences (personnage qui disparait sans explication ou qui se comporte d'une façon pas du tout en raccord avec sa personnalité depuis le début de la série voire pire saison d'une série totalement décalée par rapport à d'autres) et je trouve ça frustrant... En lisant ton témoignage du coup je comprends mieux que ça arrive si souvent même pour des bonnes séries si on pressurise les gens qui les écrivent et qu'on les remplace du jour au lendemain. C'est horrible pour les professionnels du secteur et c'est se la qualité perdue pour tout le monde ! J'espère que la grève pourra faire évoluer les choses.
Pour ce qui est des personnages qui disparaissent sans raison apparente, je peux peut être t'éclairer: on ne s'en rend pas forcément compte mais il y a énormément d'évènements qui se déroulent bien avant que la caméra ne se mette à tourner. Un personnage qui disparait ou change de personnalité peut avoir plusieurs raisons:
- l'acteur a décidé de rompre son contrat et quitte le show
- son contrat est arrivé à échéance et le studio ne souhaite pas le renouveler
- l'acteur est une horrible personne et le showrunner ou le studio décide de le virer
- le studio/le network (c'est à dire soit ceux qui financent, soit ceux qui diffusent) demande aux scénaristes de complètement changer le ton de la série pour améliorer leurs chiffres d'audience et ce personnage ne fonctionne plus dans ce nouvel environnement
- les scénaristes avaient une idées d'arc narratif pour ce personnage mais soit le studio n'a pas validé l'idée (car TOUS les épisodes doivent être validés par un nombre incalculable de personnes avant même d'être écrit), soit des circonstances externes font que ce n'est pas possible. Par exemple, avec Covid, on ne pouvait plus avoir d'enfant de moins de deux ans sur le plateau... dur dur de garder le personnage de la mère qui venait d'accoucher dans la saison précédente si on ne peut pas montrer son enfant !
- les scénaristes ont oublié - oui, ils sont humains aussi et parfois de petites ou grosses erreurs peuvent aller looooooiiinn dans le processus de production sans que personne ne le remarque parce qu'on a juste un million d'autres choses en tête
- l'acteur est aussi sur un autre show qui a 'la priorité' et il n'est donc pas disponible pour cette série aux dates de tournages en question - dans ces cas là les scénaristes doivent trouver un moyen de sortir le personnage du show pendant plusieurs épisodes jusqu'à ce que l'acteur soit à nouveau disponible. Pas toujours facile de trouver une solution narrative pertinente pour justifier l'absence de ce personnage !
- etc...
Voilà si vous avez lu jusqu'ici vous êtes de bien belles personnes ! J'espère que ça vous aide un peu mieux à comprendre (je ne pouvais pas mettre tout ça dans l'article directement, autrement ça serait devenu un vrai roman !). N'hésitez pas si vous avez d'autres questions !
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