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Vie quotidienne

« Dans le calme de la cour, on se met à entendre leurs ébats sexuels » : le pire du voisinage

Dans Le Pire du Pire, nous vous donnons la parole pour exorciser vos pires souvenirs et anecdotes. Pour ce nouveau volet, vous nous avez raconté comment un voisin ou une voisine vous a pourri l’existence…

Jean-Michel sans gêne

Mon histoire est affreusement banale : c’est celle d’un voisin avec qui la discussion est impossible, et qui fait monter la pression petit à petit avec des attaques qui, prises unes par unes, semblent insignifiantes… 

Je vivais alors dans une structure pour handicapés. Comme il s’agit d’une structure que l’on rejoint sur dossier pour un contrat de maximum quatre ans, je changeais souvent de voisin. 

Mais l’enfer a commencé pour moi le jour où le troisième voisin à avoir emménagé a commencé à sonner chez moi en pleine nuit parce qu’il était enfermé dehors après avoir oublié ses clés (sonner est un euphémisme, il sonnait tellement fort et longtemps que même quand il sonnait chez les voisins, j’entendais leur sonnette). Sauf que ça arrivait TOUTES les semaines vers 2 heures du matin… Et qu’il promettait à chaque fois de ne plus oublier ses clés… 

Sauf qu’au bout de la dixième fois je me suis rendue compte que s’il sonnait et « oubliait » ses clés, c’est que justement car il trouvait à chaque fois un voisin bonne poire pour lui ouvrir… C’était au point où il tapait même aux fenêtres pour qu’on lui ouvre… Il s’est fait rappeler à l’ordre par la structure, ça n’a rien changé …  J’ai dû débrancher mon interphone pour pouvoir dormir tranquillement… Je me couchais dans l’angoisse d’être réveillée en sursaut par le son strident de la sonnette ou par le son grave de son poing contre un volet… C’est au point où dans les réunions de structure, l’animosité entre nous les voisins et lui, atteignait des sommets…

En plus de cela, il venait régulièrement sonner chez moi pour demander de l’argent et des allumettes… Sauf que pour cela, il utilisait charme et manipulation :

« Nan, mais tu ne vas pas laisser ton voisin dans le besoin ? Si ça avait été toi, je t’aurais rendu service ! Allez, c’est pas grand chose ! Est ce qu’il faut que je m’en plaigne au responsable de la structure ? »… 

Et il coinçait sa main ou son pied dans la porte pour m’empêcher de la lui claquer au nez… 

Pour cela, je n’ai jamais accepté ses invitations car je savais que c’était la garantie qu’il se pointe à ma porte pour me demander encore plus de choses.

Aussi, il était sans gêne, laissait les lieux communs sales, jetait ses coques de graines par sa fenêtre, mettait la musique à fond dès 7 heures du matin… 

Tout ce lot de petites nuisances accumulées rendait ma vie infernale. Ce qui empirait tout, c’est le fait qu’il était invirable, vu qu’on était dans une structure sociale. Tout ce qu’on nous disait, c’était de prendre notre mal en patience et d’être compatissants car ses nuisances étaient dues à ses problèmes perso. C’est moi qui ai fini par partir, amère, en sachant qu’il continuerait avec les autres voisins.

Alice

À lire aussi : Je déteste mon voisin du dessus, mais en même temps je le stalke un peu

Une voisine intense

Une ancienne voisine qui avait dans les 90 ans, trop sénile pour vivre normalement, mais pas assez pour être placée en maison spécialisée, qui avait une attaque signature : les crises de panique en pleine nuit et qui réveillaient tout l’immeuble. Une ode nocturne qui a nécessité la venue des pompiers plus d’une fois.

Faut imaginer un petit 3 heures du matin, le samedi, les lamentations de ma voisine, les pompiers qui lui intiment d’ouvrir la porte, la tricentenaire qui crie des « NON VOUS ÊTES PEUT-ÊTRE DES VOLEURS », les pompiers qui rétorquent « Mais…c’est vous qui nous avez appelés ». La porte qui finit par s’ouvrir, la voisine qui crie que « Tout va bien enfiiiiiin », et les pompiers, décontenancés, qui sont quand même bien obligés de vérifier que tout va bien, qui lui demandent si elle veut pas venir avec eux qu’on fasse des examens à l’hôpital, la voisine qui rassemble toute sa dignité pour les envoyer chier, les pompiers qui renoncent, le voisinage qui repart se coucher…

Puis le samedi suivant… à 6 heures du matin… Une alarme incendie se déclenche et une vieille odeur de brûlé se répand dans les couloirs. À ce stade, tous les voisins sont passablement saoulés et décident que ça ne vaut définitivement pas le coup de sortir du lit pour ça.

Je décide quand même de descendre d’un étage vêtue de mes plus beaux chaussons  pour voir ce qu’il se passe. Je découvre une porte ouverte, une alarme qui sonne (giga fort en plus), et une petite vieille assise dans son entrée qui me dit « Je sais pas pourquoi ça sonne ». Je lui demande donc de me laisser entrer pour qu’on regarde ce qui se passe. Je découvre alors dans la cuisine une casserole sur la plaque électrique, dont le contenu a disparu depuis à minima 30 minutes et qui continue de cuire.

J’ai fini par apprendre qu’elle avait mis le lait à chauffer pour son café. Et que clairement elle l’avait oublié. Que ça avait cramé et que l’alarme s’était déclenchée à ce moment-là. On a clairement évité la catastrophe. 

Johanna

Des ébats *un peu* trop bruyants

Un soir d’été, chaleur accablante à Paris. Naturellement, tout le monde tente de s’endormir avec les fenêtres grandes ouvertes. Et là, dans le calme paisible de la cour de mon immeuble, on se met à entendre des ébats sexuels. Ça crie très fort, on perçoit même les bruits de corps qui s’entrechoquent et des claques. Au début, je suis amusée et je me dis qu’ils passent un bon moment, tant mieux pour eux ! Puis, ça recommence, encore et encore, les cris sont de plus en plus tonitruants, on ne peut pas dormir. Je me demande si on ne tourne pas le prochain Dorcel dans mon immeuble. Comme je suis une commère, je me penche par la fenêtre pour savoir d’où ça vient. Je suis pliée de rire, mais ça ne les arrête pas, ils se sentent seuls au monde. J’ai fini par fermer la fenêtre et dormir dans ma sueur. Je n’ai jamais su qui c’était, mais dans le couloir j’ai guetté longtemps qui vivait à cet étage.

Nelly 

La vengeance de l’interphone

Il y a quelques années, avec mon copain, on vivait dans un petit appartement sous les toits, dans un immeuble très cossu du 16e arrondissement de Paris. Autant vous dire qu’à notre sixième étage (accessible par un escalier de service différent des autres étages), on avait clairement la sensation d’être des sous-habitants de l’immeuble. 

Plus bas, vivait une famille très aisée, dont l’appartement courait sur tout l’étage. Et ses membres étaient vraiment hyper bruyants. Les parents étant souvent absents, les gosses avaient pris l’habitude d’organiser des fêtes monstres, avec des dizaines d’invités. C’était vraiment insupportable. J’ai le souvenir d’une fête qu’avait organisée la fille en pleine semaine, en juin ou en juillet, et qui avait dépassé l’entendement. Le volume de la sono rivalisait avec celui d’une boîte de nuit, les gens hurlaient aux fenêtres, étaient ivres morts dans la cour et dans NOS escaliers… On avait fini par aller sonner vers 2 heures du matin, puis 3 heures, pour leur dire de la mettre en sourdine, avec menace d’appeler les flics (qui ne se déplacent en réalité jamais pour tapage).

Ils n’ont jamais arrêté. Le lendemain, alors qu’on devait aller au boulot, on avait croisé la gardienne de l’immeuble, elle aussi au bout de sa vie. Elle nous a confié sa façon de se venger : sonner hyyyyyper longtemps à l’interphone, dès 6 heures du mat’, pour empêcher la fille et ses potes de dormir après leur soirée de l’enfer. Puis recommencer dès qu’elle passait devant l’interphone, soit au bas mot vingt fois par jour. On a tellement adoré sa méthode qu’on l’a utilisée après chaque fête qui tournait à la bacchanale. Ça ne nous a pas aidés à mieux dormir, mais ça nous a fait très plaisir. 

Aurélie

Le confinement de l’enfer

Pendant le confinement, je vivais avec mon mec au premier étage d’un tout petit et assez vieil immeuble de deux étages, avec une cour commune. Mes voisins du dessous étaient de jeunes parents de 38-40 ans. Ils avaient deux gosses : un de huit ans et un de deux ans.

Un soir, ces voisins nous ont proposé de faire un apéro. On a accepté et passé une soirée très sympa. Mais à partir de là, tout a été de pire en pire. Le voisin du dessous a commencé à prendre l’habitude de frapper chez nous et de passer le pas de la porte sans qu’on l’ait invité à rentrer pour lui demander de le dépanner de différentes choses. 

À côté de ça, ils ont commencé à investir la cour commune en faisant des apéros TOUS les soirs, comme si elle n’appartenait qu’à eux. Ils commençaient à picoler de plus en plus tôt, parfois jusqu’à 5 heures du matin, ne s’occupaient pas de leurs gosses et passaient leur temps à dire des dingueries antivax sous nos fenêtres. Le soir, ils étaient tellement bourrés qu’ils ne pouvaient plus s’occuper de leurs enfants, faisaient l’amour les fenêtres ouvertes…

Après nous être pris la tête je ne sais combien de fois avec eux, on a capitulé : on a déménagé.

Charlie

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Les Commentaires

1
Avatar de Aichathegypsy
13 mars 2024 à 16h03
Aichathegypsy
Dans mes pires anecdotes de voisinage : le voisin qui met sa musique 24/24, qui hurle au téléphone, jette ses ordures par la fenêtre, entasse son bazar dans les parties communes et qui réveille tout le monde à 3h du matin par ce qu'il est bourré et n'a pas ses clés. Oui, c'est le même voisin.
3
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