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Chimie, astrophysique et ingénierie : ces femmes scientifiques qui ont changé le monde

Madmoizelle vous présente le profil de quatre femmes qui ont permis de grandes avancées dans le domaine scientifique. Car oui, le terme scientifique se conjugue très bien au féminin.

Depuis les bancs du collège jusqu’aux amphithéâtres des universités, les cours de physique-chimie et de mathématiques parlent des mêmes grandes figures de la science : Pythagore, Newton, Galilée ou encore Edison. Tant de noms d’hommes de sciences à l’origine d’avancées scientifiques majeures, qui malheureusement invisibilisent ceux de leurs consœurs.

Outre Marie Curie, dont le nom est connu de tous, il est vrai que trop peu de femmes sont représentées dans l’histoire de la science. Aujourd’hui, Madmoizelle et le Concours Advance vous font découvrir quatre femmes dont le nom et l’histoire méritent d’être connus.

Hedy Lamarr (1914-2000) : actrice et inventrice

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Hedy Lamarr, actrice autrichienne naturalisée américaine, se passionne pour le domaine de l’armement après avoir épousé un marchand d’armes. Un soir, elle rencontre le pianiste George Antheil. Ensemble, ils conçoivent en 1941 un système de cryptage de communication dont ils déposent le brevet sous le nom de « Secret Communication System ». Malheureusement, à l’époque, l’invention d’Hedy Lamarr et de George Antheil passe totalement inaperçue. C’est plus de 20 ans plus tard, au début des années 60, que l’armée trouve une utilité à ce système. Puis, en 1997, Hedy Lamarr est récompensée par le prix de l’Electronic Frontier Foundation pour son invention.

Notre époque contemporaine lui doit beaucoup, puisque son invention a posé les bases qui ont permis de voir naître le Wi-Fi et la téléphonie mobile. Et oui, vous lisez sûrement cet article grâce à Hedy Lamarr, sans même le savoir (enfin, maintenant si).

Rosalind Franklin (1920-1958) : biologiste moléculaire 

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L’ADN, de son nom complet « Acide Désoxyribonucléique », doit la découverte de sa structure à la scientifique Rosalind Franklin.

Brillante biologiste britannique, Rosalind s’installe en France après la Seconde Guerre mondiale pour travailler au laboratoire central des services chimiques de l’État.

De retour à Londres en 1951, elle travaille au côté de Maurice Wilkins sur la structure de l’ADN. Deux ans plus tard, alors qu’elle annonce vouloir quitter l’équipe en raison d’une mauvaise ambiance de travail, ses photographies sont confiées à son collègue Maurice Wilkins, et à James Dewey Watson.

Rosalind meurt en 1958, avant que Watson et Wilkins n’obtiennent le Prix Nobel de médecine pour ses travaux. Lors de leur discours, le nom de Rosalind Franklin ne sera même pas cité. Encore un exemple typique, et bien rageant, de l’invisibilisation des femmes dans la sphère scientifique.

Katherine Johnson (1918-2020) : mathématicienne et astrophysicienne

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Ce nom, vous l’avez peut-être déjà entendu. En 2020, l’année de son décès, la NASA mettait à l’honneur Katherine Johnson pour ses travaux qui ont permis de progresser dans le projet de vol habité vers la Lune. 

Katherine Johnson est victime de préjugés raciaux et misogynes classiques des années 50. Cependant, elle obtient malgré tout un poste au sein d’une équipe de femmes à la NASA en 1953. Puis, à partir de 1958, elle évolue en tant qu’ingénieure aérospatiale. C’est elle qui calcule la trajectoire du vol spatial d’Alan Shepard, le premier américain envoyé dans l’espace lors du programme Mercury en 1961. 

Vous souhaitez en savoir plus sur ce génie d’astrophysique ? Son parcours est mis à l’honneur dans le film Les figures de l’ombre, réalisé par Theodore Melfi en 2016, dans lequel son personnage est l’une des trois héroïnes du film.

Mae Jemison (1956) : ingénieure, médecin, professeure et astronaute

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Mae Jemison est entrée à l’université de Stanford à l’âge de 16 ans. En 1977, elle obtient son diplôme d’ingénieure en génie chimique, puis un diplôme de médecine quatre ans plus tard.

Après l’obtention de ces titres, elle s’engage dans le Corps de la Paix et y sert durant deux ans comme médecin auprès des volontaires au Liberia et à la Sierra Leone. En résumé, elle possède un CV en béton.

Mais ce n’est pas son parcours aussi excellent qu’éthique qui explique la réputation qu’elle mérite. Mae Jemison, c’est la première femme d’origine afro-américaine à mettre un pied dans l’espace à bord de la navette spatiale Endeavour. Pour la petite histoire, elle y a même emmené avec elle une photo de Bessie Coleman, la première femme noire à avoir obtenu un brevet de pilote.

Une réelle icône de valeurs féministes et égalitaires qui, à l’image des autres femmes scientifiques du XXème siècle, a dû faire face à de nombreux stéréotypes de genre.

Et si votre nom venait s’ajouter à la liste ?

Vous l’aurez compris, traditionnellement (par sexisme) les hommes scientifiques occupent le devant de la scène scientifique mondiale. Les femmes se retrouvent cachées, invisibilisées, oubliées. Heureusement, ces métiers se féminisent de plus en plus. Mais pour que cela fonctionne, les bonnes habitudes doivent être prises dès la formation.

Justement, certaines écoles se démarquent par leurs initiatives féminines et féministes. C’est le cas des quatre écoles d’ingénieur.e.s du Concours Advance (EPITA, ESME, IPSA et Sup’Biotech) qui, pour la deuxième année consécutive, organisent Yes She Can le 8 février 2023. Cet événement phygital a pour but de mettre un terme aux idées reçues sur l’ingénierie et rappeler que les femmes ont leur place dans ces métiers.

Nouveauté de cette année : la « Sororité », un dispositif de marrainage entre nouvelles étudiantes et alumni. Conseils et accompagnement berceront ainsi la nouvelle vie des étudiantes des écoles d’ingénieurs et même au-delà dans le parcours professionnel.

Inscription : L’événement phygital Yes She Can aura lieu le 8 février 2023

Que vous vous intéressiez aux études d’ingénieures, que vous vous posiez des questions sur la vie étudiante ou que vous soyez tout simplement curieuses, ce live saura répondre à toutes vos questions. Attention, il est uniquement accessible sur inscription en cliquant sur lien ci-dessus.

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour vous orienter ou vous réorienter dans les métiers de l’ingénieur de la manière la plus sereine possible.

À lire aussi : Rencontre avec 4 ingénieures : « Il faut des femmes pour avoir des outils adaptés à tout le monde »

Crédits photo de une : Pexels / RF._.studio

Les Commentaires

7
Avatar de Saprestie
29 janvier 2023 à 12h01
Saprestie
Article intéressant mais avec une erreur assez importante. Katherine Johnson n'est pas astrophysicienne, elle est mathématicienne et travaillait en aérospatial (donc ingénieur en aérospatial). L'astrophysique est une branche différente de la science, c'est pas très respectueux pour son immense travail que de l'associer à une autre branche qui n'a rien à voir.
D'autant que l'astrophysique compte aussi ses figures féminines importantes.
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