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Syndrome du bébé secoué : « Mon fils a été secoué par une assistante maternelle agréée »

En cette Journée nationale du Syndrome du bébé secoué, nous vous partageons l’histoire tragique de Bertrand Gimonet et de son fils Tom.

Cette dramatique histoire remonte à 2014, mais la douleur est toujours aussi vive. Cette histoire, c’est celle de Bertrand Gimonet, père du petit Tom, 3 mois et demi, décédé, après avoir été secoué par son assistance maternelle agréée.

Le syndrome du bébé secoué, un drame trop fréquent

Le syndrome du bébé secoué est la forme la plus grave d’un traumatisme crânien. Il survient lorsqu’un bébé ou un jeune enfant est violemment secoué par un adulte.

75 % de ces bébés y survivent, mais avec de graves séquelles neurologiques qui se manifestent par des déficiences intellectuelles, visuelles ou motrices, ainsi que des troubles du comportement, de la parole ou de l’attention, comme cela est expliqué sur le site du ministère de la Santé. 1 enfant sur 10 ne survit pas à cet acte de maltraitance. Plusieurs centaines d’enfants sont victimes chaque année de ce syndrome, avec un pic d’incidence entre deux et quatre mois, comme l’indique Science et Avenir. Cela correspond peu ou prou à la période où l’enfant pleure le plus.

L’histoire de Tom, décédé après avoir été secoué par sa nourrice

Si Bertrand Gimonet raconte le drame qui lui est arrivé, c’est pour sensibiliser au maximum les parents, et toutes les personnes en contact avec des enfants, aux conséquences terribles du syndrome du bébé secoué. Dans la vidéo que nous vous partageons ci-dessous, il revient pour Madmoizelle sur ce qui s’est passé il y a maintenant presque 8 ans, avec émotion, résilience et courage :

Le syndrome du bébé secoué, comment ne pas commettre l’irréparable

En tant que parents, ou que personne qui a la charge d’un enfant, on le sait, les pleurs d’un bébé peuvent être parfois très difficiles à supporter. Si vous êtes dans une situation où vous sentez que vous perdez le contrôle, si vous êtes excédée, à bout de patience, que vous ne supportez plus les pleurs, mieux vaut mettre le bébé sur le dos dans son lit, et quitter la pièce, pour se préserver d’un geste irréversible.

Si cela est possible, passez le relai à une autre personne, le temps de vous calmer et de souffler. Et même si vous êtes seule, allez boire un verre d’eau, sortez vous aérer quelques minutes. Tout plutôt que d’en arriver à cette extrémité, que de secouer le bébé.

À lire aussi : Les chiffres glaçants du nombre de bébés secoués depuis la pandémie

Quand on sait, grâce à une étude menée par l’hôpital Necker à Paris et publiée dans la sérieuse revue Journal of the Americain Medical Association (JAMA), que le nombre de cas de bébés qui ont été secoués a explosé en 2021, en pleine pandémie — 32 cas de bébés secoués ont été enregistrés en 2021, contre 17 en 2020, et 50 entre 2017 et 2019 — ces recommandations sont plus que jamais d’actualité, et pourraient vraiment permettre d’éviter des drames.


Écoutez Laisse-moi kiffer, le podcast de recommandations culturelles de Madmoizelle.

Les Commentaires

1
Avatar de plic touk
5 avril 2023 à 11h04
plic touk
@Manon Portanier
Contenu caché du spoiler.
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