Comment lâcher prise sur ton alimentation et arrêter de te sentir nulle


L'alimentation, la cuisine, c'est un besoin qui peut devenir un plaisir, mais force est de constater que c'est aussi une source de stress et de complexes pour certaines. Mymy vole à ton secours !

Comment lâcher prise sur ton alimentation et arrêter de te sentir nulleDaria Shevtsova / Pexels

En partenariat avec Bridélice (notre Manifeste)

S’il y a bien une chose qui m’attriste, c’est quand je me rends compte qu’une activité à mes yeux plaisante est pour d’autres personnes un facteur de stress intense.

Ça doit être ce que ressentent les sportives de mon entourage quand je freine des quatre fers au moment de verser la moindre goutte de sueur…

Mais je ne suis pas là pour te parler de sport, ce serait un comble, je suis là pour te parler d’un truc que j’aime : faire la cuisine, et MANGER !

Quand Bridélice m’a expliqué sa volonté de désacraliser la cuisine et d’en refaire un moment de plaisir, sans stress, sans compter les calories, mais en se concentrant plutôt sur la gourmandise (le vrai secret pour « bien manger »), j’ai sauté sur l’opportunité.

Car faire à manger, oui, c’est un plaisir, en tout cas ça peut le devenir !

Le stress lié à la cuisine et à l’alimentation

On veut tous et toutes être en bonne santé. Je pense que c’est indéniable. Mais quand ça touche à l’alimentation, ce n’est pas si facile à mettre en pratique.

On est bombardées d’informations anxiogènes et parfois contradictoires concernant ce qu’il faudrait manger ou non.

Pas trop gras, ni trop sucré, ni trop salé, 5 fruits et légumes par jour, Nutriscore au top, local et de saison, bio évidemment, idéalement chez un petit producteur, végé voire végane parce qu’on est en 2020…

Sans compter les ayatollah de « LA VRAIE RECETTE » qui viennent achever de gâcher ton assiette de pâtes « carbonara » avec crème fraîche et lardons. Elle était bonne, pourtant !

Moi, ma mission dans la vie (la meuf n’en fait pas du tout des caisses), c’est que tu kiffes chaque bouchée de pâtes carbo et qu’aucune reloutise ne vienne empoisonner tes plats.

Suis le guide, ça commence maintenant.

Contre le stress autour de la bouffe, fais le tri

À mon sens, la 1ère étape c’est de faire le tri dans les informations que tu engranges, et ne pas essayer de viser la perfection à tout prix.

Si tu n’as autour de toi qu’un hypermarché discount, et que tu as un budget limité, pas la peine de culpabiliser parce que tu ne vas pas au petit marché à 4km de là ni au magasin bio qui coûte plus cher.

Si tu es déjà en train de galérer à intégrer des légumes verts dans ton alimentation, ce n’est pas forcément le meilleur moment pour tester le Veggie Challenge ou passer au tout-végane.

Si tu as du mal à trouver des plats qui te font du bien, dégainer une appli pour savoir si les ingrédients sont en vert ou en rouge ne te facilitera pas forcément la vie.

L’alimentation, c’est important pour la santé mais si le stress devient paralysant, lâche du lest ! Cette cuillère de crème supplémentaire ne signera pas ton arrêt de mort, promis.

Contre le stress autour de la bouffe, pars de ce que tu aimes

Manger, comme je l’ai dit, c’est un plaisir. Tout le monde a envie de déguster des choses considérées comme bonnes, qu’il s’agisse de plats étoilés ou de pâtes au beurre.

Je te conseille donc de te recentrer sur ce que tu aimes et de partir de là pour explorer tes horizons culinaires.

Tu ne peux pas te passer de ton McDo hebdomadaire ? Essaie d’en reproduire les burgers ou les nuggets chez toi !

Ce sera forcément moins gras, salé, sucré etc., ça peut être amusant et te permettre d’identifier ce qui te plaît vraiment dans ton menu Best Of.

Tu peux tenter les gyoza maison comme au restau jap, les pâtes crème et champignons de ton italien préféré, expérimenter avec des pains ronds pour façonner un kebab maison…

À mes yeux, quand on cuisine un plat qu’on adore au restau, on se rend rapidement compte qu’on peut aussi faire soi-même un truc très bon et que ça coûte moins cher.

Ce n’est pas forcément identique et tant mieux : ça veut dire que tu prendras du plaisir à retourner au restaurant ! Du plaisir, et non un réflexe. Que ton McDo reste un petit kif ponctuel plutôt qu’une obligation, c’est ça l’idée.

Contre le stress autour de la bouffe, ne vise pas trop haut

Je vois beaucoup de gens essayer de modifier leur alimentation du tout en tout en peu de temps, et à mon sens c’est une entreprise risquée.

Assommée par la masse de nouvelles choses à apprendre, par les déceptions, par le risque de gaspiller ce que tu n’aimes pas, tu peux te sentir bloquée et revenir à tes anciennes habitudes.

Avancer pas à pas, c’est ça le secret.

Plutôt que d’acheter 12 légumes que tu ne connais pas et d’écumer les sites de recettes, choisis-en un et donne-lui sa chance de diverses façons !

Avec une botte de poireaux, tu peux faire une tarte, une fondue, un gratin, une quiche, un feuilleté, tâtonner jusqu’à trouver la version du légume qui va te plaire.

Et ça vaut pour environ tous les ingrédients, qui sont souvent plus versatiles qu’on l’imagine, sans exiger des compétences dignes de Top Chef. (Bon, si tu achètes un homard entier et vivant, sorry, je peux pas t’aider !)

Contre le stress autour de la bouffe, lâche prise

L’équilibre alimentaire, c’est important, je ne le nie pas. Il faut que tu t’arranges pour ingérer des fibres, des vitamines, des protéines et autres minéraux dont ton corps a besoin.

Mais TOUS tes repas n’ont pas besoin d’être une représentation de la pyramide alimentaire.

L’équilibre se fait aussi sur la durée : alterne tartiflette à la crème et salade composée, mange de la viande un repas sur deux, fais le plein de légumes avant d’éclater une mousse au chocolat…

Sur une semaine, une quinzaine de jours voire un mois, tu peux varier ton alimentation sans sacrifier tes repas-doudous qui sont eux aussi très importants puisqu’ils te font te sentir bien !

Contre le stress autour de la bouffe, moque-toi des tendances

Les tendances culinaires, en soi, c’est cool : ça permet de découvrir des choses auxquelles on n’aurait pas pensé avant, et ça rend disponibles des aliments parfois difficiles à trouver.

Je n’aurais jamais pensé à écraser un avocat sur un toast ni à tenter le terre-mer si ce n’était pas devenu à la mode !

Mais les tendances culinaires peuvent aussi être source de complexes, on peut se sentir has been avec son gratin dauphinois pas du tout Instagram-friendly.

Mon conseil ? Fuck it ! Prends la mode pour ce qu’elle est, à savoir l’occasion d’élargir tes horizons, et jette le reste !

Tes repas n’ont pas pour but d’attirer les likes mais de te nourrir et de te faire du bien. Le reste, c’est du bonus, donc tant pis si tu ne deviens pas influenceuse food.

Il n’y a rien de mal à manger souvent la même chose, à se concentrer sur les plats que tu connais et apprécies. La nourriture, ce n’est pas une compétition !

Alors continue à mettre de la crème dans tes pâtes « carbonara » et à ne jamais manger de rutabagas. La vie est trop courte pour stresser sur la bouffe !

Et si ta plus grande peur, c’est de tomber en panne d’inspi, ne t’inquiète pas : tu trouveras chez Bridélice des centaines (littéralement) de recettes pour te donner chaque jour de nouvelles idées légères et gourmandes à souhait.

À lire aussi : Manger plus sain et plus équilibré, un défi – Le Petit Reportage

Mymy Haegel

Mymy Haegel

Mymy est la rédactrice en chef de madmoiZelle. Elle est aussi dans la Brigade du Kif du super podcast Laisse-Moi Kiffer. Elle aime : avoir des opinions, les gens respectueux, et les spätzle.

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Commentaires

Laboukineuze

Merci Mymy pour cet article, j'aimerais que tu ailles encore plus loin, la culpabilité de trop/mal/toujours mieux manger est tellement présente partout.

Moi depuis un an c'est la galère, pourtant j'aime cuisiner, j'aime les défis, mais ça fait yoyo et les soucis médicaux prennent le dessus. Ma diététicienne est en congé mater, le confinement est passé par là, ma doc nutritioniste est euh... Pas très cool même si elle a raison sur des trucs.
Genre :
"mais madame, vous faites un écart tous les jours, en fait."
C'était il y a trois semaines... Plutôt que de faire un journal de bouffe j'ai fait un journal des écarts.
Bah c'est pas forcément mieux avec son programme...
Je suis au désespoir. Je la vois demain.

Bref c'était pas trop pour raconter ma vie, y'a bien pire, je m'en doute. Mais continue sur ce sujet steuplé
 

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