Lettre ouverte à mon gynécologue

Pondu par Eve Gratien le 4 octobre 2012     

Depuis 15 ans maintenant, Ève a croisé plusieurs gynécologues, qui lui ont fait vivre des expériences pas toujours cool. Petite mise au point nécessaire avec nos amis les gygy.

« Cher gynécologue,

Voilà presque quinze ans que tous les six mois, je te laisse scruter mon col de l’utérus, pour la bonne cause plus que par amitié, bien entendu. Néanmoins, toutes ces années de tête-à-tête – ou, pour être plus précise, de vagin-à-tête – sur la table d’auscultation m’ont donné envie de m’adresser à toi comme à un ami, aussi tu ne m’en voudras pas de te tutoyer , toi le médecin que d’aucunes nomment affectueusement « gygy ».

J’ai envie de commencer en te disant que je t’aime bien. Tu veilles sur mon vagin comme un chien de berger sur son troupeau, prêt à déclencher les hostilités face aux invasions de mycoses, papillomavirus et autres intrus. Et pour tout cela, en vérité je te le dis : merci.

Toutefois, permets-moi de te parler franchement, au nom de la quasi complicité qui nous lie après cette bonne cinquantaine de frottis que nous avons vécus ensemble. Essaie de ne pas le prendre mal, mais je me dois de m’entretenir avec toi sur quelques menus détails qui me taraudent somme toute quelque peu.

Tout d’abord, je sais que ta bienveillance te pousse à faire de ton mieux pour mettre tes patientes à l’aise. Tous les bons médecins font cela, après tout. Les dentistes offrent des mini-tubes de dentifrice aux enfants pour les amadouer, les généralistes remplissent les ordonnances des grand-mères en précisant avec bonne humeur qu’après ce traitement, elles seront aussi requinquées que si elles avaient 20 ans et puis certains médecins – beaucoup – aiment, d’une façon générale, faire de l’humour avec leurs patients. L’humour, c’est bien , ça balaye la peur du Docteur, ça met tout le monde à l’aise, ça ne mange pas de pain.

Oui mais non.

Car il faut que tu saches ceci : tu as beau me raconter des blagues ou me faire la conversation pendant que tu observes mon utérus, rien n’y fait, cela ne contribue aucunement à me mettre à l’aise. C’est très gentil d’essayer de m’aider à me relaxer et de tenter de contribuer à ce que j’oublie que je suis présentement allongée, les fesses à l’air et les jambes grandes écartées, devant un homme affairé à engouffrer tout un tas de doigts et d’objets dans mon vagin, mais NON, arrête, ça n’est plus possible.

Tu te rappelles la fois où tu m’as raconté une blague tout en tâtant mon col de l’utérus pour savoir s’il était bien fermé ? De cette autre fois où tu m’as donné ton avis sur le nouveau gouvernement en me faisant un frottis ? Ou de ces petites anecdotes historiques que tu aimes partager avec moi pendant que tu me tamponnes l’intérieur du vagin avec un coton imbibé ? Oui et bien tout ça, j’aimerais bien que tu arrêtes. Je veux dire, ne le prends pas mal mais arrête de te sentir obligé. Car en vérité, non, cela ne contribue ni à me rassurer ni à calmer mon stress ou l’humiliation que je ressens à chaque fois que je place mes pieds dans les étriers pour t’offrir le spectacle de mon vagin béant. Les blagounettes ou les commentaires sur la météo du jour pendant la palpation des seins, c’est tout pareil, ça aussi tu peux arrêter.

Et s’il te plaît, essaye de comprendre. Essaye d’avoir ne serait-ce qu’une vague idée du malaise et du stress que peut ressentir une femme qui se retrouve dans le cabinet d’un gynécologue. Essaye d’avoir une toute petite idée de ce que l’on ressent en affalant toute notre viande sur la table d’auscultation, prêtes à se faire palper et reluquer tous ces endroits qu’on n’ose même pas déballer à la plage. Imagine dans quel état de malaise je peux bien me trouver lorsque je suis allongée quasiment nue sur cette table, en position d’accouchement, avec ta tête à hauteur de mes orifices. Je veux dire, avec un petit effort, je suis sûre que tu peux avoir ne serait-ce qu’une vague idée du malaise que je ressens dans ces moments-là. La seule chose à laquelle je pense pendant une auscultation, c’est au moment où tu me donneras le feu vert pour aller remettre ma culotte en coton et ré-agrafer mon soutien-gorge.

Lettre ouverte à mon gynécologue mongygyCette personne n’est pas le gygy d’Ève, qu’on se le dise.

Tiens, prenons un exemple. Tu te rappelles de cette fois où tu me faisais une échographie endovaginale avec ta nouvelle machine que l’on venait juste de t’installer ? Si si, fais un effort, tu dois forcément t’en rappeler vu que moi je n’oublierai jamais. Allons bon, laisse-moi te rafraîchir la mémoire : comme tu n’étais pas encore bien familiarisé avec ce nouvel appareil, tu as jugé bon de faire appel au technicien qui était venu te l’installer afin qu’il te fasse une démonstration. Rappelle-toi, j’étais là, les jambes grandes écartées avec une sonde dans le vagin et tu as fait entrer ce type qui m’a dit « Bonjour Madame » en me serrant la main. Il m’a SERRÉ LA MAIN putain ! Alors que j’étais presque à poil avec une sonde recouverte d’un préservatif coincée dans le vagin ! Sans déconner, qu’est-ce qui t’a pris ? Qu’est-ce qui a pu te laisser penser que je ne verrais aucun inconvénient à ce qu’un enfoiré de technicien vienne t’expliquer sur quel bouton tu avais oublié d’appuyer pendant que j’étais le cul à l’air sur ta table d’examen ? Sur le coup, j’ai cru que c’était une blague de mauvais goût et je m’attendais à voir surgir Marcel Beliveau de derrière un rideau. Sauf que je me suis rappelé que Marcel était mort et qu’il ne s’agissait donc pas d’une blague mais bien d’un fait aussi glauque qu’incongru.

Alors s’il te plaît, essaye juste de garder, dans un coin de ta caboche de médecin brillant et bienveillant, que NON, je ne me sens pas à l’aise quand je viens en consultation et que je dois me déshabiller « juste le bas ». Et non, je ne considère pas qu’il soit de bon ton de considérer que ma chatte ne mérite pas un minimum de considération : le fait que tu en voies défiler toute la journée n’enlève rien au fait que j’ai droit à un minimum d’égard et de respect de mon intimité et crois-moi, la prochaine fois que je vois débarquer ton technicien, ta femme de ménage ou ton coach sportif pendant que tu me fais une échographie, je te fais bouffer ta sonde vaginale par le gosier, avec tout le respect que j’ai pour toi. Et par conséquent, inutile de te préciser que les blagues, les anecdotes en tous genres et autres conversations entre un toucher vaginal et un frottis, ça n’est plus possible. Il faut que tu arrêtes, nom de Dieu !

Et tiens, tant que j’y suis. Ne crois pas que j’aie une quelconque dent contre toi hein, je t’assure que je t’apprécie pour de bon et que je me félicite d’avoir un professionnel aussi compétent que toi pour veiller sur ma santé. Mais il y a encore une chose que tu dois savoir car non, il n’y a pas que les blagues que tu dois proscrire. Arrête aussi avec l’infantilisation. Arrête de me parler de mon vagin comme s’il s’agissait d’un paysage de Disneyland en pensant me rassurer. Non, entendre son gynécologue affirmer avec entrain : « En voilà un beau vagin bien rose ! », ça n’a jamais aidé quiconque à se sentir à l’aise, qu’on soit bien d’accord. Idem pour les blagues à deux francs six sous au moment où, les fesses à l’air, je monte sur la balance, comme cette fois où tu as jugé de bon ton de t’esclaffer « Allez va ! En ce moment c’est les soldes, j’arrondis au kilo inférieur ! ». Mon poids n’est pas un lot de t-shirts dégriffés vois-tu. Et me voir « offrir » un kilo de moins au moment de régler la note, comme on offrirait un yoyo à la petite fille qui s’est bien tenue pendant sa consultation chez le dentiste, je t’assure que ça ne sert à rien et que non, ça ne me détend pas ni ne me fait sourire. Je n’ai pas envie qu’on me serve des vannes au rabais pendant que je me tiens, le cul au vent, debout sur une balance.

Et puis allez, soyons foufous, abordons cette toute dernière chose que j’aimerais mettre au clair avant d’en finir avec cette mise au point que, je l’espère, tu ne prendras pas mal. S’il te plaît, pour l’amour du ciel, arrête de me prendre pour une buse en me rabâchant à tout bout de champ tes « ça ne fait pas mal ». A t’entendre, rien ne fait mal. Les contrôles gynécologiques, c’est de la rigolade. Limite je pourrais faire des sudokus pendant un frottis et en oublier que tu es affairé dans mon vagin avec tous tes ustensiles, tellement c’est indolore. La prochaine fois si tu veux, je te laisse faire ta colposcopie en lisant Voici et à la fin je m’exclame : « Quoi ? C’est DÉJÀ fini ? Ben dites donc, j’ai rien senti. » Car sache-le, tous ces examens que tu me vends comme « indolores, juste désagréables », ça fait un mal de chien. Un foutu mal de chien.

Tu te rappelles de cette fois où tu m’as prélevé un morceau d’utérus à vif avec ta petite cisaille pour le faire analyser ? Et où tu n’arrêtais pas de me demander de ne pas bouger en me signalant que tu me trouvais drôlement douillette ? Eh bien laisse-moi t’expliquer. Cette fois-là, chaque petit prélèvement que tu effectuais me donnait l’impression d’un morceau de barbaque qu’on m’arrachait à vif. En sortant, j’ai juste pleuré et appelé ma mère tellement j’en revenais pas qu’un acte que tu m’avais vendu comme indolore ait pu me faire souffrir à ce point. Tu vas dire que je suis douillette, je sais ouais, peut-être même que j’en fais des tonnes. Ce qui me rassure, c’est que les copines avec qui j’en parle et qui ont subi ce genre d’examens l’ont vécu à peu près aussi mal que moi (ce qui au final, n’est pas tellement rassurant). J’en connais même une qui a ordonné à son médecin de tout interrompre et qui s’est enfuie en pleurant. Et une autre qui a failli tomber dans les pommes pendant la pose de son stérilet, suppliant son gynécologue d’arrêter avec pour toute réponse un refus catégorique et une exaspération manifeste. Alors bien entendu, je sais que ce n’est pas de ta faute, que c’est un examen nécessaire, et qu’il vaut mieux souffrir le temps d’un examen plutôt que crever d’un cancer de l’utérus non diagnostiqué.

La seule chose que je te reproche, c’est de me vendre systématiquement ça comme un acte anodin et indolore. Ça et aussi ta façon de t’agacer quand je bouge ou que je lâche un malencontreux « aïe ! » sur la table d’examen. Alors s’il te plaît, sois gentil, à l’avenir essaye d’arrêter de te foutre de ma gueule avec tes « même pas mal ». Ca fait vraiment mal, tâche de l’admettre, de t’en souvenir et de bien le prendre en compte quand tu soupireras d’agacement parce que je ferai ma « douillette » sur ta table d’examen. Et dis-toi bien qu’il faut être un peu fou pour oser traiter de douillette une femme qui a mis au monde quatre enfants : un pied qui se barre de l’étrier et vient se loger dans les dents d’un médecin est si vite arrivé.

Voilà, cher gynécologue. J’espère que tu pardonneras cette franchise nécessaire. Mais après toutes ces années, je crois que je peux bien m’autoriser cette mise au point. Après tout, toi tu t’autorises bien de mauvaises blagues pendant que tu observes mon vagin, j’ai donc bien le droit de m’octroyer cinq petites minutes de règlement de compte après toutes ces années de docilité. Allez, sans rancune hein. J’te bise, de toute façon on se revoit à Noël pour mon frottis bisannuel. »

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  1. GringoGringo

    Le 11 octobre 2012 à 19:51

    La semaine dernière j'ai appelé tous les gynécos de ma ville:
    -déjà j'ai viré ceux en secteur deux, beaucoup trop cher pour moi.
    -le deuxième critère était qu'ils ne devaient pas être réfractaire à la pose d'un DIU chez une nullipare.

    Sur les 7, 3 ne prenaient plus de nouveaux patients, 2 ne voulaient pas poser de DIU, un que je n'ai pas appelé car je venais de trouver une qui remplissait les exigences.
  2. ToulietteTouliette

    Le 14 octobre 2012 à 16:41

    Vengeance !
  3. MarlenitaMarlenita

    Le 28 juin 2013 à 19:09

    Article un peu vieux peut-être, mais je me dois de réagir, pour mon vagin et moi : je hais les gynéco. Je trouve que ce qu'ils font à nos vagins et d'une violence…!!!
    Moi j'y fous plus les pieds. Terminé !!! C'est peut-être inconscient et tout ce genre de blabla bien pensant, mais merde, je suis pas un bout de viande.
  4. Erialc12Erialc12

    Le 28 juin 2013 à 20:34

    Je viens juste dispenser une petite information
    Depuis peu, les Sages-femmes sont habilitées à suivre des femmes pour leur suivi gynécologique "classique", dès lors que tout est physiologique. Elles peuvent prescrire et poser, absolument toutes les contraceptions, et sont souvent plus disponibles, et moins réfractaires aux nouveautés que les médecins (en particulier les vieux).

    Toutes les SF libérales sont loin de le faire, mais si jamais vous en trouvez une, ça vaut le coup d'essayer :)
  5. LolauteLolaute

    Le 29 juin 2013 à 18:21

    Merci merci merci mille fois pour cet article! Il etait franchement temps que quelqu'un parle de la douleur physique et psychologique que l'on subit quand on va chez un gyneco qui 'en a vu d'autres'. Je suis franchement choquee des reactions des filles ici qui trouvent normal de se faire engueuler par leurs gynecos comme des gamines. Lisez "Le choeur des femmes".
    Oui, on peut changer de medecin, mais la tendance generale est quand meme de nous faire sentir comme des patates si on accepte pas la douleur sans broncher, et si on agit comme si ca nous mettait clairement mal a l'aise.

    J'aimerais vraiment voir comment les medecins se conduiraient face a des hommes. Entre parentheses, eux pleurent comme des bebes quand il s'agit d'aller chez le medecin une fois tous les trois ans.

    Je vis aux Etats-Unis depuis 9 ans, et on voit clairement que les gynecos sont formes a une autre ecole. Deja, on nous couvre d'une chemise ET d'un drap pour les examens. Ensuite, ils sont tres doux et disent tout le long: "oui ca fait mal, je suis vraiment desole, ca va aller". Au debut, j'ai cru que c'etait la chance du debutant, mais j'ai habite dans trois etats et ils se comportent tous (a peu de chose pres) comme ils le doivent. C'est a dire qu'ils traitent les femmes qu'ils voient, non comme des idiotes qui ne savent pas s'occuper d'elles memes et qui font les chochottes des qu'on les touche, mais comme des etres humains pour qui venir chez le gyneco, c'est une epreuve.

    La derniere fois, j'ai du me faire faire une cystoscopie et j'ai eu tellement mal que le medecin a tout arrete de lui meme, en me disant qu'il trouverait un autre moyen de me diagnostiquer, car il ne voulait pas me faire subir ca.

    Le pire dans tout ca, c'est qu'apres mon traitement en France, je trouve leur attitude formidable, alors qu'elle devrait etre normale.

    Il est GRAND TEMPS de reformer les gynecos francais.
  6. Stalowa WolaStalowa Wola

    Le 29 juin 2013 à 23:48

    Bon, je suis une future gynéco alors cet article m'a paru très agaçant :cretin:

    Réactions:
    -"Essaye d’avoir ne serait-ce qu’une vague idée du malaise et du stress que peut ressentir une femme qui se retrouve dans le cabinet d’un gynécologue."
    => Non sans blague. Franchement, y a plusieurs types de gynécologues. Et moi je préfère ceux qui me parlent. Et en tant que professionnelle (étudiante pour l'instant), j'attend vos conseils pour détendre une fille mal à l'aise avec les jambes ultra serrées. Je trouve que faire des blagues et papoter est une solution plutôt honorable. Vous préférez que le médecin rougisse et n'ose pas vous regarder dans les yeux? Non, je pense que vous préférez que votre médecin n'accorde pas trop d'importance à votre position "jambes écartées".

    -"comme tu n’étais pas encore bien familiarisé avec ce nouvel appareil, tu as jugé bon de faire appel au technicien qui était venu te l’installer afin qu’il te fasse une démonstration".
    => Ça devait probablement être un médecin ou alors quelqu'un formé pour savoir faire des échographies, pas un simple "technicien". Y a pas d'autres façons d'apprendre à utiliser une échographie que de le faire sur le patient… Pour l'écho cardiaque, faut être les seins à l'air et bah pour les échos endo-vaginales, faut être en position gynécologiques. Non, c'est pas drôle d'être nue en position vulnérable pendant ce temps là. Mais si le médecin n'avait pas d'autres choix, merci de penser que ce n'était pas par manque de respect de l'intimité de la patiente.

    -"le fait que tu en voies défiler toute la journée n’enlève rien au fait que j’ai droit à un minimum d’égard et de respect de mon intimité"
    => Oui c'est sur.

    -"Arrête aussi avec l’infantilisation. Arrête de me parler de mon vagin comme s’il s’agissait d’un paysage de Disneyland en pensant me rassurer. "
    => Oui ça c'est bizarre :eh: Jamais entendu ça.

    -"La seule chose que je te reproche, c’est de me vendre systématiquement ça comme un acte anodin et indolore."
    => Il ne faut minimiser la douleurs des patientes, je suis vraiment d'accord avec ça. Et je suis aussi consciente du fait que beaucoup n'y font pas vraiment attention, et passent outre la douleur de la patiente. Mais non, un frottis / une pose de spéculum / un toucher vaginal (sauf exceptions) ne fait pas mal. C'est désagréable mais ce n'est pas vraiment douloureux. Et en plus ça dépend des gens. Il y a des filles qui se tordent de douleur au moment de l'insertion du spéculum, et d'autres qui ne sentent même pas la pose d'un spéculum.


    Au total, il faut retenir de ne pas hésiter à changer de gynéco s'il ne vous convient pas. Mais je crois aussi qu'il est impossible d'être enthousiaste d'aller chez son gynéco (à part pour les rendez-vous de grossesse et encore) à cause de sa propre gêne, du fait que le moindre contact est douloureux parce qu'on est crispée et du fait que c'est un médecin, donc y a pas toujours des bonnes nouvelles.
    Mais merci de ne pas faire passer tous les gynécos pour des sadiques qui aiment faire mal et qui en ont rien à foutre de la douleur des patientes. Merci?
  7. BLS19BLS19

    Le 30 juin 2013 à 00:41

    Ma première expérience chez la gynéco a été une horreur. J'avais 13 ans et mal mis un tampon, du coup je suis allée chez la gynéco de ma mère. Forcément elle a utilisé un spéculum pour regarder (pas le choix) et ça faisait hyper mal. Déjà comme si c'était pas assez traumatisant d'être examinée à ce niveau à 13 ans, il fallait en plus qu'elle soit assez désagréable, du style à t'apostropher sèchement et tout. Bref, c'était assez atroce et j'ai changé de gynéco. Ma mère a aussi fini par le faire parce qu'elle trouvait que celle-là n'avait rien à faire de ses patientes.
    Mais bon aujourd'hui j'ai une nouvelle gynéco, beaucoup plus sympa et qui met les gens à l'aise.
    Par contre, pour reprendre les propos de la Madz, je préfère quand les médecins font des blagues pour détendre l'atmosphère. Je me sens plus en confiance du coup =)
  8. FreehugFreehug

    Le 12 octobre 2013 à 21:20

    @destynova: tu écris "Pour le lubrifiant, je ne sais pas dans quel sens tu dis ça. En tout cas avec moi on en a jamais utilisé", ça me choque tellement!! C'est horriblement douloureux! L'article aussi d'ailleurs. Un spéculum ou une écho sans lubrifiant c'est juste atroce comme idée. D'ailleurs, si tu n'es pas malade, aucun examen gynécologique ne doit faire mal! Sinon c'est un mauvais médecin.

    D'ailleurs mon ancienne gynéco c'était tout un poème aussi… Pas aimable, pas de DIU, pas d'implant (c'est pour les débiles qui sont pas capables de penser à leur pilule, sic), et le "meilleur", c'est de me reprocher d'avoir pris 4 kilos en six mois: à l'époque, je pesais 54kg pour 1m70, prise de poids incluse, et j'avais 16 ans (encore en train de grandir, donc). Non mais MERCI. Et je passe les "conseils" sur ma vie sexuelle, du genre attention pas plus d'un copain par an, on ne couche pas le premier soir, les lesbiennes sont incapables d'être fidèles et essaieront de te convertir (je n'invente rien).

    Pour les parisiennes, c'est peut-être un peu loin, mais je vous conseille l'hôpital de Melun, en Seine-et-Marne (45mn de Gare de Lyon jusqu'au service gynécologie). J'y ai consulté trois médecins et ils étaient tous très compétents.
  9. MymyMymy

    Le 12 octobre 2013 à 21:33

    Posté par freehug
    @destynova: tu écris "Pour le lubrifiant, je ne sais pas dans quel sens tu dis ça. En tout cas avec moi on en a jamais utilisé", ça me choque tellement!! C'est horriblement douloureux! L'article aussi d'ailleurs. Un spéculum ou une écho sans lubrifiant c'est juste atroce comme idée.

    Moi j'ai déjà eu sans lubrifiant et j'ai pas eu mal :shifty: à choisir je préfère avec puisque j'ai du mal à juger de ma sécheresse interne comme ça, les pieds dans l'étrier :cretin: mais j'avoue que je ne vois pas un spéculum sans lubrifiant comme « une atrocité », je crois même que mon premier passage chez la gynéco (j'avais 16 ans je crois) c'était sans, et je l'ai bien vécu !

    Par contre une fois j'ai autorisé une interne à « s'entraîner » sur mois pendant un rendez-vous et ouhhhhh j'ai douillé un peu… Mais bon faut bien qu'elle apprenne pour s'améliorer !
    Posté par freehug
    D'ailleurs mon ancienne gynéco c'était tout un poème aussi… Pas aimable, pas de DIU, pas d'implant (c'est pour les débiles qui sont pas capables de penser à leur pilule, sic), et le "meilleur", c'est de me reprocher d'avoir pris 4 kilos en six mois: à l'époque, je pesais 54kg pour 1m70, prise de poids incluse, et j'avais 16 ans (encore en train de grandir, donc). Non mais MERCI. Et je passe les "conseils" sur ma vie sexuelle, du genre attention pas plus d'un copain par an, on ne couche pas le premier soir, les lesbiennes sont incapables d'être fidèles et essaieront de te convertir (je n'invente rien).

    :halp: Mais enfin :halp:
  10. FreehugFreehug

    Le 12 octobre 2013 à 22:45

    @Myriam H. ah bon? Tu as bien de la chance! Remarque une fois on m'a fait une écho sans lubrifiant supplémentaire, mais le médecin avait mis un préservatif dessus, donc je n'ai pas eu mal. Sinon oui cette gynéco c'était n’importe quoi, particulièrement quand elle truffait ses discours de remarques homophobes!

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