Histoire de la beauté — Le shampoing

Du shampoing, tu en vides plusieurs bouteilles par an, mais savais-tu qu'on en utilisait déjà au royaume de Babylone, bien avant l'année -12 ? Virginie revient sur l'histoire de ce produit de beauté de la vie courante.

Histoire de la beauté — Le shampoing

Qu’on soit beauty-addict ou non, le shampoing est un élément indispensable à toute routine d’hygiène et de soin. Si le mot « shampoing » (shampoo en anglais, qui vient de l’hindi champna qui désigne une plante dont les fleurs sont utilisées pour réaliser des huiles odorantes pour le massage des cheveux) n’est apparu qu’au XVIIIe siècle, le fait de se laver les cheveux remonte à l’Antiquité.

Les femmes et les hommes utilisaient alors de l’argile, des décoctions de plantes ou du henné pour nettoyer leur cuir chevelu. Le savon, inventé à la même époque, était aussi utilisé pour se laver les cheveux mais sa composition à base d’alcali était irritante pour les yeux et la peau.

Au Moyen-Âge, les femmes portaient les cheveux très longs. Pour les nettoyer, elles utilisaient des onguents à base de graisses animales et des infusions de plantes. Le blond étant alors très à la mode, elles fabriquaient une lotion formulée à partir de noix, d’alun et de pomme de chêne pour décolorer leur chevelure.

À la Renaissance, les femmes suivaient les recettes de beauté des cheveux de l’apothicaire français Michel de Nostradamus. À la fin du XVIème siècle, l’utilisation de l’eau pour la toilette est déconseillée à cause des maladies qu’elle véhicule. On utilise alors des poudres à base d’argile (l’ancêtre du shampoing sec !) pour dégraisser les racines. Ces poudres parfumées servaient aussi à masquer les odeurs dues au manque d’hygiène.

Le shampoing comme on l’envisage aujourd’hui apparaît à Brighton, en Angleterre, au milieu du XVIIIème siècle, avec l’ouverture par l’Indien Sake Dean Mahomed des Bains de vapeur indiens de Mahomed, une sorte de hammam où les clients recevaient des massages du cuir chevelu à partir d’huiles végétales. Cette technique devint si populaire que Mahomed fut nommé très officiellement Chirurgien Shampouineur du roi George IV et de son frère Guillaume IV.

Au fil du temps, le sens du mot « shampouiner » a évolué : de « massage du cuir chevelu », il veut aujourd’hui dire « lavage des cheveux avec du savon ». Les coiffeurs utilisaient alors une pâte réalisée à partir de paillettes de savon et de plantes pour nettoyer et lustrer les chevelures de leurs client-e-s. On doit à Kasey Hebert l’invention de ce premier shampooing baptisé « Shaempoo ».

Au XIXe siècle, les cheveux ne sont pas la priorité et les femmes se les lavent tous les trimestres, les lotions trop fréquemment utilisées semblant provoquer des maux de tête. Ce n’est qu’au XXème siècle que l’hygiène reprend toute sa place. En 1934, les grosses campagnes publicitaires du shampoing Dop, premier shampoing grand public, sensibilisent les Français-es, qui adoptent de nouvelles habitudes.

Dès les années 1990, les coiffeurs deviennent de véritables stars et lancent leurs propres lignes de produits qui font fureur en grande distribution comme en parfumerie.

Aujourd’hui, le shampoing n’a plus pour unique but de nettoyer les cheveux. Il peut aussi protéger les cheveux colorés, débarrasser le cuir chevelu des pellicules et éliminer les frisottis. Les shampoings bio et naturels sont les grands chouchous de ces dernières années pour leur douceur et leur empreinte écologique faible.

Et voilà, maintenant tu en sais plus sur ce produit de beauté capillaire ! Pour continuer sur le sujet, tu peux aller consulter mon dernier article sur comment prendre soin de ses cheveux en automne.

Sélection de shampoings qui décoiffent

  • Crème lavante au citron, Christophe Robin, 34€90 — Cette crème lavante est à appliquer comme un masque, sur cheveux mouillés, avant d’être émulsionnée. Elle est spécialement recommandée aux cheveux colorés auxquels elle redonne brillance et vigueur.
  • Shampooing très doux aux oeufs, DOP, 1€80 — Ce shampooing sans silicones nettoie tous types de cheveux en douceur. Son rapport qualité/prix est excellent. À faire suivre d’un après-shampooing pour éviter les nœuds.
  • Shampoing doux biodégradable à l’amande douce, Garnier, 2€80 — Sans silicones et sans parabens, ce shampoing biodégradable lave les cheveux sans agresser le cuir chevelu. Il conviendra parfaitement aux cheveux normaux. Ne nécessite pas d’après-shampooing ou de démêlant.
  • Shampoing purifiant à l’argile verte, Lovea, 5€ — Ce shampoing bio fera le bonheur des cheveux gras. L’argile verte est réputée pour rééquilibrer les excès de sébum et assainir le cuir chevelu. Avec ce type de produit purifiant, ne pas oublier d’utiliser un masque hydratant sur les longueurs une fois par semaine.
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Voici le dernier commentaire en date :

  • Charlie-Culotte
    Charlie-Culotte, Le 5 novembre 2013 à 10h12

    @Hibourisson Lush non merci, leurs produits ne sont pas assez doux, ils ne sont pas bio et en plus c'est cher (oui je boycotte Lush na:vex:).
    J'ai déjà essayé les HE dans le shampooing mais ça ne fait pas de différence à part me faire sentir bizarre des cheveux lol (et en plus je crois que ça surdose en HE). Bonne chance à toi

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