Le formidable « À tous les garçons que j’ai aimés » m’a replongée dans mon adolescence

Kalindi a fait un effort pour regarder un teen-movie plutôt qu'un film d'horreur hier soir. Et elle en est RAVIE. Elle te raconte pourquoi À tous les garçons que j'ai aimés lui a rappelé sa propre adolescence.

Le formidable « À tous les garçons que j’ai aimés » m’a replongée dans mon adolescence

Hier soir, sur les conseils de Louise Pétrouchka, j’ai délaissé mon projet d’aller au cinéma pour rester tranquillement à la maison mater Netflix.

Après une petite séance de cuisine qui comprenait la création de boulettes de bœuf aux épices, d’un œuf poché et d’une très classique poêlée de légumes, j’étais prête pour m’en mettre plein la panse devant LE teen-movie dont tout le monde parle. 

Pourtant, si tu me lis de temps à autres, tu sais sûrement que ce genre est loin d’être mon préféré.

À l’exception de quelques pépites de type 10 Things I hate about you et récemment Love, Simon, très peu sont les comédies romantiques destinées aux adolescents qui trouvent grâce à mes yeux.

Pourtant, hier soir, en dépit de poncifs accumulés et d’une résolution plus que convenue, la mayonnaise a prise. À tel point que cette production Netflix m’a fait replonger en plein cœur de mes années lycée. 

Voilà pourquoi.

Parce que je me suis identifiée à son héroïne

À tous les garçons que j’ai aimés, adapté des livres de Jenny Han, c’est l’histoire de Lara Jean, une adolescente réservée qui ne compte qu’une amie dans son entourage. Bien sûr, il y a ses deux sœurs dont elle est très proche.

Mais l’ainée part étudier loin du cocon familial et la cadette aimerait bien ne plus annuler ses projets du soir pour tenir compagnie à sa grande sœur.

Si elle n’a que peu d’amis, Lara Jean a en revanche la tête pleine de garçons.

En tout, il y en a eu cinq. Cinq pour qui elle a eu de vrais crushs, depuis son enfance jusqu’à maintenant. Elle leur a d’ailleurs dédié à chacun une lettre révélant ses sentiments. 

Seulement voilà, ces lettres étaient destinées à rester bien au chaud dans son placard. Un jour pourtant, les cinq garçons reçoivent dans leurs boites aux lettres les fameux mots enflammés…

L’intrigue n’a vraiment rien d’exceptionnel, alors pourquoi ce film vaut-il vraiment le coup ? 

D’abord, il faut en parler : son actrice principale est d’origine asiatique. Et il est TRÈS rare qu’un personnage principal américain soit campé par un acteur ou une actrice d’origine asiatique. 

Ce simple fait a déjà contribué à ce que je me reconnaisse en elle. Quand j’étais ado, à Levallois-Perret, je figurais parmi les seules métisses de ma classe, et me sentais du coup différente. Ce qui contribuait grandement à ma timidité.

Le sujet n’est pas abordé, dans le film. La question des origines de Lara Jean n’est jamais soulevée, ce qui est encore mieux. Toutefois, ce choix de casting m’a ravie.

Aussi, impossible de ne pas me reconnaitre dans cette adolescente au cœur d’artichaut. Comme elle, je m’amourachais vite, sans pour autant donner suite à mes coups de cœur.

Je vivais mes romances seules dans ma chambre ou pendue au téléphone avec mes copines. Mais ça n’allait jamais plus loin. Assumer mes envies ? JAMAIS DE LA VIE. 

Parler au mec que je kiffais était déjà inenvisageable, alors lui proposer une sortie ou lui avouer tout de go mes sentiments ? Impensable. 

Loin d’être la meuf que je suis maintenant, j’ai donc souvent cédé à la panique en pensant que mes inclinaisons avaient été découvertes. Dictée par ma timidité, j’ai donc malheureusement trop souvent fait taire mon cœur.

Toutefois, l’âge m’a fait gagner en courage et très rapidement, vers la fin du lycée, j’ai osé être davantage moi-même et parler aux garçons qui me plaisaient.

Aujourd’hui, cette petite fille timide n’existe plus, et j’ai envie de crier aux ados des teen-movies : va juste lui dire que tu l’aimes bien, et invite-le à prendre un verre.

Au pire, il dit non, et tu sais quoi ? C’est pas grave ! Au mieux ? Il dit oui, et c’est la folie !

Allez hop, hop, hop, on se sort les doigts du cul. Comme Lara Jean d’ailleurs, qui parvient vite à évoluer dans sa démarche auprès des mecs.

Parce que je serais tombée amoureuse des mêmes gars

Bien sûr, un teen-movie reste un teen-movie, dont l’un des objectifs est de faire rêver, voire fantasmer l’audience. Et dans À tous les garçons que j’ai aimés, ça marche !

Il y a le voisin adorable et au cœur bien rempli, qui n’hésite pas à mettre une capuche pour jouer les caïds et défendre les filles qu’il pense être en danger, il y a LE beau gosse du lycée qui sort avec la fille la plus populaire, et bien sûr il y a le garçon qui cache un secret.

Voilà les profils les plus mis en avant dans cette production de Susan Johnson. Et le casting est PARFAIT. Chacun excelle dans son rôle, sans en faire trop.

Ainsi, à la place de Lara Jean, je serais également tombée amoureuse de chacun d’entre eux à un moment de mon adolescence.

D’ailleurs j’ai eu un énorme coup de cœur pour Noah Gregory Centineo, qui campe le BG absolu du lycée. J’ai beau avoir 25 ans, j’ai toujours des restes d’ado en moi, apparemment.

Parce que j’aurais fait les mêmes erreurs que Lara Jean

Bien sûr, le chemin du crush est semé d’embûches. Lara Jean se confronte à des obstacles, qu’elle se crée la plupart du temps toute seule. Comme elle, j’étais incapable de me dire que tel ou tel mec pouvait vraiment s’intéresser à moi.

Du coup, je me refermais comme une huitre et m’empêchais toute seule de vivre une relation.

Le plus gros défaut de Lara Jean ? Son manque de confiance en elle. Comme beaucoup d’adolescents, dont je faisais partie.

Ah bordel, ce qu’il peut freiner la vie, ce manque de confiance.

Et c’est là que À tous les garçons que j’ai aimés tape fort : il fait le portrait d’une héroïne qui n’a plus peur d’évoluer. Elle écrase sa timidité pour finalement… OSER.

Allez, je ne t’en dis pas plus, je te laisse découvrir amoureusement cette production Netflix.

Et si tu l’as déjà vu, donne moi ton avis dans les commentaires.

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COMMENT AVOIR UN TEINT PARFAIT ?

Commentaires
  • Caligula
    Caligula, Le 5 septembre 2018 à 23h17

    Je viens de le voir.
    Je suis partagée. C'est un teen moovie bien à l'eau de rose MAIS :
    J'ai l'impression que je sais pas quand je lis les commentaires dessus, il manque un truc. Pour moi c'est pas spécialement un manque de confiance en elle.
    Son problème premier, c'est la peur de donner et que les gens disparaissent. Elle a perdu sa mère, et c'est sa construction avec ce traumatisme qui est pointé, pas le manque de confiance. En connaissant cette douleur tôt, forcement ça aide pas a consciemment tout donner à une personne pour la perdre plus tard. (Et je pense que ça va dans les deux sens, ça fait peur aussi de causer cette souffrance à l'autre) Et je pense pas que ça s'arrange avec 3 mots et un bisou sur un stade ^^
    Quand elle parle de sa culpabilité à parfois oublier sa vie avant, ou quand son pere lui parle de sa mere c'est tellement, réaliste.
    Je crois que j'ai beaucoup aimé ce film, mais visiblement je l'ai vu sur un autre canal :)

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