Plan à 4 et polyamour : les couples de « Fluide » explorent leur sexualité bien loin du missionnaire


Fluide raconte les pérégrinations sexuelles et amoureuses de deux jeunes couples français. Une série drôle, enlevée et pédagogue dont vous pourrez vous délecter dès le 29 mars sur Arte.

Plan à 4 et polyamour : les couples de « Fluide » explorent leur sexualité bien loin du missionnaire

Quand on était mômes, on levait les yeux au ciel sitôt que nos parents s’emparaient de la télécommande : bien installée devant le Bigdil, on avait strictement aucune envie de mater un film d’Arte ! Pourtant, c’est ce que nos parents nous contraignaient à faire, privilégiant les fictions élégantes à Vincent Lagaf.

Et aujourd’hui, on les comprend.

D’abord parce que Lagaf représente à lui seul une certaine vision de l’enfer, ensuite parce qu’Arte a su évoluer avec son époque, passant dans l’imaginaire collectif de chaîne trop arty pour le commun des mortels à créateur de contenus passionnants, actuels, et parfois même avant-gardistes.

Outre l’excellente série En thérapie, Arte propose actuellement l’humaniste 18h30, et lance le 29 mars son tout nouveau bébé : Fluide, dont Madmoizelle est la fière partenaire.

Fluide, le nouveau programme d’Arte sur la fluidité sexuelle

Une jeune femme demande expressément à son petit ami de la rejoindre à la pharmacie dans laquelle elle travaille. Il y accourt. Elle lui annonce qu’elle l’aime, qu’elle est heureuse avec lui, mais qu’elle a très envie de coucher avec une femme qu’elle a rencontrée. Lui se vexe, lui demande pourquoi elle ne l’aime plus, passe à côté du discours que lui tient son aimée…

Voilà comment s’ouvrent les premières minutes de Fluide, le programme Arte en 10 épisodes, disponibles dès le 29 mars sur la plateforme (gratuite) de la chaîne.


Imaginée et créée par les bédéistes Thomas Cadène et Joseph Safieddine — à qui l’on devait ÉTÉ, un feuilleton BD qui analysait déjà les choses de l’amour — Fluide explore avec malice, humour et réalisme les envies et expérimentations sexuelles de deux jeunes couples.

Les binômes de la série, de prime abord hétérosexuels, redéfinissent les contours de leurs désirs, tâtonnent en dehors de leur zone de confort, jusqu’à parfois ajouter d’autres humains dans leur lit, d’autres pratiques, et d’autres accessoires comme le gode ceinture.

Les quatre protagonistes principaux expérimentent finalement la fluidité sexuelle, cette notion selon laquelle notre sexualité est moins définie que ce que l’on s’était imaginé : notre orientation sexuelle peut changer, ou au moins évoluer. Debby Herbenick, professeure en sexualité humaine, chercheuse et autrice, expliquait en 2017 au magazine Vice :

« La fluidité sexuelle, c’est l’idée selon laquelle l’orientation sexuelle d’une personne — lesbienne, gaie, bisexuelle, hétérosexuelle — peut changer avec le temps. »

Résulte de ce postulat : 10 épisodes plus agréables qu’une bonne levrette ! Drôle, pédagogue et inspirée, Fluide distrait tout en enseignant et devrait, pour cette qualité trop rare, être placée devant un maximum de paires d’yeux.

Fluide est emmenée par un casting réjouissant

Pour incarner les personnages centraux de Fluide, Arte a fait appel à des acteurs jeunes mais néanmoins déjà bien installés dans la profession, comme Simon Thomas, aperçu dans Le chant du Loup, Manon Kneusé, vue dans le césarisé Alice et le Maire, Pauline Clément qui joue dans L’origine du monde et Matthias Jacquin aperçu dans la série Netflix La Révolution.

Ce joyeux quatuor de talents est l’un des charmes principaux de la série, dont on aurait volontiers avalé encore quelques épisodes.

Pour tomber sous le charme de ces femmes et ces hommes en pleine exploration, ça se passe sur la plateforme d’Arte ! Et pour lire la BD qui accompagne la série, rendez-vous le 2 avril en librairies.

À lire aussi : 3 séries passionnantes et inédites dans l’Hexagone à voir gratuitement sur Arte

Kalindi Ramphul

Kalindi Ramphul


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Commentaires

Pelleas

Autant le sujet me parle puisque je suis complètement concernée, autant je n'accroche pas vraiment au ton générale du trailer. J'ai du mal à dire ce qui cloche ... peut être le coté "non naturel" de certains dialogues/situations.

Mais bon, c'est une bonne chose que ce genre de thématique émerge dans des programmes grand publique.
 

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