Live now
Live now
Masquer
Source : Capture d'écran Youtube
Société

Les cyber-harceleurs de Magali Berdah ont été condamnés dans un jugement sans précédent

Sur le banc des prévenus, 28 internautes ayant adressé des messages de haine et des menaces de mort à Magali Berdah, accusée par le rappeur Booba de pratiques commerciales trompeuses.

« Un jugement historique qui doit marquer un tournant dans la lutte contre le cyberharcèlement ». C’est en ces termes que l’avocate de Magali Berdah, papesse des influenceurs, a salué auprès de FranceInfo la condamnation, mardi 19 mars, des 28 personnes jugées entre novembre et janvier pour cyberharcèlement aggravé, menaces de mort ou encore menaces de crime à l’encontre de sa cliente. « La sévérité des peines prononcées est sans précédent dans une affaire de cyberharcèlement » s’est félicité le conseil de Magali Berdah dans un communiqué.

Des peines de prison pour tous les prévenus

C’est donc la totalité des mis en cause, à savoir 26 hommes et deux femmes, qui ont écopé de peines de prison. Pour 14 personnes, il s’agit de prison ferme. La plus longue peine prononcée est de 18 mois de prison, dont 12 ferme, pour l’auteur d’un message à caractère antisémite : « Dommage que Hitler ne s’est (sic) pas occupé de tes grands-parents ».

L’ensemble des condamnés devront aussi faire un stage de citoyenneté et sont privés de leurs droits d’éligibilité pendant deux ans. Le tout assorti d’une interdiction stricte d’entrer en contact avec Magali Berdah pendant deux ans, y compris via les réseaux sociaux, et l’obligation de verser solidairement 54 000 euros de dommages et intérêts.

Les trois procès se sont déroulés entre novembre 2023 et janvier 2024. Magali Berdah, à la tête de l’agence d’Influenceurs Shauna Events, a dénoncé une large campagne de dénigrement en ligne, instiguée par le rappeur Booba. Depuis 2022, ce dernier s’est lancé dans une croisade contre ce qu’il nomme les « influvoleurs ». Le rappeur, également mis en examen dans ce dossier pour cyberharcèlement aggravé contre la femme d’affaires, mais pas concerné par le procès en cours, affirme vouloir « demasquer les escrocs » pour déjouer les arnaques dont sont victimes les internautes.


Vous aimez nos articles ? Vous adorerez nos podcasts. Toutes nos séries, à écouter d’urgence ici.

Les Commentaires

3
Avatar de hellopapimequepasa
21 mars 2024 à 20h03
hellopapimequepasa
ravis de cette condamnastion en espérant qu'elle en sera suivis d'autre. Rien n'excuse le harcèlement (oui parce que plein de gens pense que c'est normal qu'elle se fasse cyberharcelé vu les arnaques qu'elle a fait)
2
Voir les 3 commentaires

Plus de contenus Société

Image by pressfoto on Freepik
Daronne

Bac 2026 : pourquoi les filles restent à la traîne en spécialités scientifiques ?

Image by Drazen Zigic on Freepik
Daronne

Télétravail et fertilité : pourquoi la fin des trajets quotidiens donne envie de faire des bébés

Image by freepik
Daronne

Dénatalité : la « révolution familiale » qui promet 250 € par enfant va‑t‑elle tout changer ?

Image by pvproductions on Freepik
Daronne

50% des ados en 6e n’arrivent pas à courir 5 minutes : et ce sont encore les filles qui trinquent

Image by freepik
Daronne

Ados, réseaux sociaux et santé mentale : ce que l’Anses a vraiment trouvé… et que les discours alarmistes oublient

Image by senivpetro on Freepik
Grossesse

Grossesse, post-partum et sport : pourquoi tant de parents arrêtent… et comment reprendre sans se faire peur

Image by freepik
Daronne

Rougeole : le retour de l’épidémie qui frappe d’abord les enfants

Image by prostooleh on Freepik
Daronne

En France en 2025, il y a eu plus de décès que de bébés

Image by freepik
Daronne

FIV : ce patch indolore pourrait remplacer toutes vos piqûres quotidiennes

Image by freepik
Daronne

Césarienne : le choc invisible sur la santé mentale des mères

La société s'écrit au féminin