Live now
Live now
Masquer
TikTOk
Pop culture

Contre la transphobie et la glamourisation des TCA, TikTok lance de nouvelles mesures

09 fév 2022
TikTok met à jour ses règles pour limiter au maximum la diffusion de contenu dangereux tels que des messages favorisant les troubles du comportement alimentaires ou encore des propos transphobes et sexiste.

TikTok n’est pas toujours un nuage rose constitué de challenges de danse et de lipsyncs. Parfois, des trends naissent sur la plateforme et contiennent des messages dangereux pour les utilisateurs et utilisatrices, particulièrement les plus jeunes.

Nous avons déjà exploré les tendances du réseau social qui glamourisaient les troubles du comportement alimentaire, avec par exemple des vidéos où les gens montrent ce qu’ils mangent en une journée : une pomme, un café, un morceau de chocolat, et c’est tout.

Ce genre de tendances montre qu’il y a un problème de vigilance sur la plateforme et que beaucoup de contenu dangereux passe entre les mailles du filet.

TikTOk

Les nouvelles mesures de TikTok

Le 8 février, TikTok a publié un article expliquant que la plateforme allait renforcer son règlement pour lutter contre différentes problématiques.

Concernant les troubles du comportement alimentaire (TCA), l’article de TikTok explique que les contenus vantant le jeûne intermittent, par exemple, seront à présent modérés.

« Élargir notre approche des TCA : nous censurons déjà les contenus promouvant les TCA, nous allons à présent retirer les contenus autour de l’alimentation perturbée. Nous faisons ces changements en consultant des experts des TCA, des chercheurs, des physiciens. Nous comprenant que certaines personnes ont des TCA, sans pour autant être diagnostiquées. Notre but est de reconnaître que ces symptômes existent — l’abus d’exercice physique ou le jeûne intermittent — mais ne sont pas fréquemment reconnus comme des signes d’un potentiel problème. » 

please stop romanticizing eating disorders on tiktok

En plus d’une vigilance sur les contenus concernant l’alimentation, TikTok va également être plus clair sur les propos haineux qui sont interdits sur la plateforme, particulièrement concernant les discours transphobes.

L’article précise qu’utiliser le deadname d’une personne ou la mégenrer, la misogynie ou encore promouvoir les thérapies de conversion sont explicitement considérées comme des propos haineux et donc sont interdits sur TikTok.

Deadname, mégenrage : le lexique

Beaucoup de personnes trans changent de prénom au cours de leur transition, souvent parce que le prénom qu’on leur a assigné ne correspond pas à leur genre réel. Utiliser le prénom « pré-transition », ou deadname, d’une personne trans est souvent vécu comme une violence : il est recommandé de n’utiliser que son ou ses prénom(s) d’usage.

Dans la même idée, se référer à une personne trans en n’utilisant non pas son genre, mais celui qu’on lui a assigné à tort à la naissance — donc la mégenrer — est une violence. On ne parle pas d’une femme trans au masculin, même en évoquant sa vie pré-transition : elle a toujours été une femme.

Le guide Respecter les personnes trans de l’Association des journalistes LGBTI+ est une précieuse ressource pour éviter les impairs !

À la fin de l’année 2021, 91 millions de vidéos, soit 1% du total de vidéos présentes sur la plateforme, ont été supprimés car elles ne suivaient pas le règlement.

En plus de ce nouveau règlement, le réseau social va créer des vidéos de prévention en collaboration avec des tiktokeurs et tiktokeuses, qui apparaîtront sous le hashtag #SaferTogether.

Ces mesures sont importantes, car TikTok est majoritairement un réseau social utilisé par les jeunes, plus vulnérables face aux discours haineux.

À lire aussi : Qu’est-ce que le clowncore, l’esthétique bariolée et barrée qui envahit TikTok ?

Les Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire sur cet article.

Réagir sur le forum

Plus de contenus Pop culture

Culture Web
Monika Kozub / Unsplash

Comment parle-t-on des règles à l’étranger ? Réponse dans ce podcast du Courrier international

Aïda Djoupa

25 sep 2022

SEXO
Sponsorisé

Oubliez tout ce que vous savez sur les sextoys, LELO présente sa dernière création

Humanoid Native
Pop culture
Interview d’Elsa Miské, co-créatrice du jeu Moi c’est Madame

Lutter contre le sexisme dès l’adolescence, c’est la promesse du jeu de cartes Moi c’est Madame

Anthony Vincent

25 sep 2022

Sélection de films
L’HORREUR ÇA FAIT PEUR

Les 10 meilleurs films d’horreur cultes qui font toujours aussi peur

Maya Boukella

24 sep 2022

7
Musique
L'artiste Tamino photographié par Jeton Bakalli

Interview de Tamino qui sort son 2e album, Sahar : « Mon introversion fait ma force »

Anthony Vincent

23 sep 2022

3
Cinéma
knock at the door

Toc toc : Knock at the Cabin, le nouveau film de M. Night Shyamalan a sa bande annonce

Maya Boukella

23 sep 2022

Interviews cinéma
Motlys ninjababy

« Pourquoi les gens donnent leur avis quand on ne veut pas être mère ? » entretien avec la réalisatrice de Ninjababy, Yngvild Sve Flikke

Maya Boukella

21 sep 2022

Daronne
wish-disney

Ce qu’on sait déjà sur Wish, le prochain Disney tout mielleux

Manon Portanier

20 sep 2022

Mode
5
Sponsorisé

Les vêtements peuvent-ils impacter la créativité ? Rencontre avec l’artiste et comédienne Claire Romain

Oscar Staerman

19 sep 2022

Série télé
blade runner warner bros

La série Blade Runner 2099, produite par Ridley Scott, débarque sur Prime Video

Maya Boukella

19 sep 2022

1
Daronne
Couverture du livre jeunesse Cheveux mouillés, de Joshua Servier

Ce livre jeunesse autour d’une sirène noire qui apprend à aimer ses cheveux va inspirer petits et grands

Anthony Vincent

18 sep 2022

6

La pop culture s'écrit au féminin