9 BD lesbiennes à découvrir pour changer de regard


Des Gouines à suivre d'Alison Bechdel au bouleversant Ne m'oublie pas d'Alix Garin, voilà notre sélection d'albums où les lesbiennes sont à l'honneur.

9 BD lesbiennes à découvrir pour changer de regard

Pour clore en beauté cette semaine de la visibilité lesbienne, on vous propose une sélection de BD mettant en scène des personnages de lesbiennes. Des œuvres cultes et des nouveautés, du manga et du roman graphique… tout le monde y trouvera son compte !

Ne m’oublie pas

 

Clémence supporte mal de voir sa grand-mère s’enfoncer peu à peu dans l’oubli, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Sur un coup de tête, elle décide de l’emmener à la mer, retrouver une dernière fois la maison de son enfance. Une quête pour sa grand-mère autant que pour elle-même.

Avec Ne m’oublie pas, qui est son premier livre, la bédéaste Alix Garin met la barre très haut et offre un road trip plein d’émotions. Par souci d’honnêteté, l’autrice de cette sélection se doit de vous informer qu’elle a pleuré toutes les larmes de son corps en lisant cette BD. Vous voilà prévenues. (Le Lombard)

Mes ruptures avec Laura Dean

Ça pourrait ressembler à n’importe quelle romance adolescente, à n’importe quel récit de déboires amoureux quand on a 17 ans. À la seule différence que l’héroïne, Freddy, est amoureuse de Laura Dean, la fille la plus populaire du bahut, qui la fait un peu tourner en bourrique.

Le genre de BD qui nous aurait fait du bien quand on était ado justement. Mais il n’est pas trop tard pour apprécier à sa juste valeur cette BD pleine d’humour, où le coming out n’est pas un enjeu central et où les personnages queers ne sont pas réduits à des faire-valoir de diversité.

Mes ruptures avec Laura Dean, c’est aussi une collaboration parfaite entre Mariko Tamaki, autrice de BD ouvertement lesbienne (Skim, Cet été-là écrit avec sa sœur Jillian, mais aussi plusieurs comics comme She-Hulk) et Rosemary Valero-O’Connell, à qui l’on doit aussi une version en roman graphique de Steven Universe. (Rue de Sèvres)

Spinning

 

Tillie Walden, c’est la petite prodige du neuvième art, celle qui rafle tout à tout juste 22 ans, dont le prestigieux prix Eisner pour son premier livre Spinning sorti en 2018 : elle y raconte son enfance, ses compétitions de patinage artistique et sa découverte de son homosexualité. Elle y capture avec une rare délicatesse le sentiment d’être en décalage et de ne pas trouver sa place.

Formidablement douée et prolifique, Tillie Walden a sorti d’autres albums tout aussi époustouflants que ce premier récit autobiographique : un voyage dans l’espace avec Dans un rayon de soleil, ou encore un road trip fantasmagorique avec Sur la route de West. (Gallimard)

Love and Rockets

Attention œuvre culte ! Love and Rockets, c’est la saga des frangins Hernandez, Jaime, Mario et Gilbert, publiée dans les années 1980. On pourrait trouver un peu étonnant de  trouver des auteurs dans cette sélection lesbienne, mais si on a mis Love and Rockets, c’est bien parce que les aventures de Hopey et Maggie ne sont pas pleines de stéréotypes, et leur relation entre amour et amitié fusionnelle évolue au gré des différentes histoires de la série.

Joyeux mélange bordélique de culture punk-rock et de science-fiction, avec catch féminin et grosses bécanes, Love and Rockets est de ces BD dans lesquelles on aime se replonger à l’envi. (Seuil)

Super Rainbow

Heureusement que les lesbiennes sont là pour sauver le monde ! La désopilante Lisa Mandel nous raconte ses aventures et mésaventures de super-héroïnes avec pour point de départ une combinaison dont les pouvoirs se déclenchent par un orgasme. Ça ne s’invente pas.

Des coupes de cheveux foireuses, une association de chauves terroristes, un caniche géant, des ex et des dramas, une commissaire acariâtre, on ne sait pas trop comment vous convaincre de lire Super Rainbow de toute urgence. Mais vraiment, faites-le, car c’est à se tordre de rire. (Casterman)

Gouines à suivre

Impossible de faire une sélection de BD lesbiennes sans parler d’Alison Bechdel, la papesse du genre. Si son nom vous dit quelque chose, c’est parce que vous avez sûrement déjà entendu parler du test de Bechdel, ce moyen de mesurer la représentation des femmes au cinéma.

Et bien, cette mesure vient justement des Gouines à suivre, feuilleton BD qui s’étend de 1983 à 2008 et qui est enfin sorti en France en 2018. Deux tomes entiers pour se délecter des strips savoureux de Bechdel. C’est un peu The L Word avant l’heure, en plus militant et en plus drôle, mais avec tout autant de dramas. Une fois ouvert, impossible de le refermer, vous serez irrésistiblement happée par les aventures de Mo, Loïs, Ginger, Sparrow et les autres… (Même pas mal)

La Fille dans l’écran

 

La Fille dans l’écran, c’est d’abord une petite prouesse collaborative : deux autrices, Lou Lubie et Manon Desveaux et chacune l’histoire d’un personnage, pour raconter une relation à distance et surtout des sentiments grandissants entre Coline, une illustratrice vivant en France, et Marley, photographe installée au Québec. 

Le résultat est non seulement original, mais aussi tendre et extrêmement bien ficelé, et nous transmet toutes les émotions d’une correspondance sur les réseaux sociaux, avec son lot de doutes et d’attentes. (Marabulles)

Va chercher

Adoubée par Alison Bechdel, Nicole J. Georges a un style reconnaissable entre mille. Dans Va Chercher, elle raconte comment Beija, une petite chienne teigneuse a changé sa vie. Introspectif, doux-amer, ce roman graphique est le récit de l’entrée dans l’âge adulte.

 

Mais il montre aussi comment la présence d’un compagnon nous entraîne dans des endroits inattendus et nous construit. Avec son dernier roman graphique, Nicole J. Georges raconte son éducation féministe, la découverte de son homosexualité, son choix du végétarisme, et tout ça en gravitant autour de cette petite bestiole caractérielle qu’est Beija. (Cambourakis)

Solitude d’un autre genre

Kabi Nagata a fait sensation au Japon en publiant ce récit autobiographique : 28 ans et n’ayant jamais eu de relations sexuelles, elle a décidé de faire appel à une travailleuse du sexe pour sa première expérience.

Elle aborde ce double tabou dans Solitude d’un autre genre, non sans une touche d’humour, et parle de dépression, d’anxiété, du carcan social qui l’empêche d’avoir des relations épanouies, des difficultés à communiquer avec sa famille. Un premier tome qui a donné lieu à une suite : Journal de ma solitude. (Pika Graphic)

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Maëlle Le Corre

Maëlle Le Corre


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Commentaires

Héméra.

La fille dans l'écran <3
Mais quelle pépite, j'en ai pleuré :jv:
Je m'attendais pas à ressentir tout ça en 180 et quelques pages, mais l'histoire est super chouette, moderne, réaliste, bien dépeinte. Un petit bijou ! :jv:
 

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