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3 conseils pour éviter l’indigestion pendant les fêtes de fin d’année !

Avec l’aide de Tania Totolidis Stoltz, médecin nutritionniste et lectrice de Rockie, nous vous donnons quelques pistes pour enchaîner les repas de fêtes sans faire d’indigestion. En route pour le marathon culinaire !

Article initialement publié en décembre 2019

Retrouvez tous nos articles avec des conseils sur l’alimentation ici !

Au-delà de la frénésie plus ou moins teintée d’enthousiasme que l’on peut ressentir à l’approche de Noël, nombre de personnes en conflit – déclaré ou non – avec leur poids ou leur silhouette vivent cette période fastueuse des fêtes de fin d’année avec inquiétude.

Eh oui, comment va-t-on éviter les Ferrerro Rocher (team Raffaelo perso), les marrons glacés, les calendriers de l’Avent, le pain d’épices, les papillotes (nan mais stop les pétards cordialement merci), le foie gras, les repas qui durent mille ans et qui se suivent sans répit ?

Si vous faites partie de cette catégorie de personnes qui redoutent de prendre dix kilos pendant les fêtes, restez avec moi, nous allons voir ce qu’on peut faire. Si vous n’en faites pas partie, restez quand même, ça va être fun promis et je termine sur un lâcher de colombes (je mens).

Premier conseil : on n’est pas obligé de manger quand on n’a pas faim

La faim est le signal que l’hypothalamus envoie pour nous inviter à apporter de l’énergie à notre petit corps. Il est ainsi cohérent d’y répondre en vous sustentant. À l’inverse, il paraît logique de NE PAS fournir d’énergie à votre organisme s’il ne vous en réclame pas.

Donc, si après un dîner gargantuesque tardif le 24, vous vous éveillez le 25 au matin avec les dents du fond qui baignent encore, il suffit de ne pas manger.

Non, le petit-déjeuner n’est pas le repas le plus important de la journée. Non, le corps ne se venge pas si on « saute un repas ». Ne pas manger quand on n’a pas faim, ce n’est pas « sauter un repas », c’est respecter ses sensations alimentaires.

Cette période de non-faim, autrement appelée « satiété », a une durée modulée par l’apport énergétique du repas précédent ; autant dire que le combo : foie gras-dinde aux marrons-boudin-fromages-bûche crème au beurre peut coller au corps un moment.

La meilleure attitude est donc d’arriver au repas avec un niveau de faim modéré. On oublie les absurdités type « grignoter des bâtonnets de carottes et un œuf dur pour ne pas craquer sur les chips » et on conserve son appétit pour retirer un maximum de plaisir de son dîner.

Zéro faim et on prend le risque de ne rien apprécier et de s’arrêter de manger une fois l’estomac tendu à craquer. Une faim de loup déchaîné et on va probablement défoncer les feuilletés pourrav de l’apéro pour se calmer, ne rien apprécier ensuite et s’arrêter de manger une fois l’estomac tendu à craquer (vous voyez le schéma qui se dessine).

Deuxième conseil : autant manger ce qui vous fait plaisir

La faim étant donc limitée, autant la réserver pour les aliments qui ont notre préférence.

La gourmandise – une qualité – consiste à choisir ce qui est susceptible de fournir le plus de plaisir. Renseignez-vous donc sur le repas pour ainsi « garder de la place » en toute conscience. Si l’entrée ne vous excite pas, faites l’impasse.

Noël, c’est avant tout une fête conviviale : nul besoin de se saigner le bide. Par ailleurs, cela constitue pour certains des moments empreints de tensions familiales déplaisantes, alors pourquoi accentuer la souffrance ?

En cette période d’abondance, posez-vous les justes questions. Avez-vous réellement envie de ce troisième chocolat industriel ? Appréciez-vous cet amuse-bouche ou piochez-vous machinalement dans le bol qui transite sous votre nez ?

Zappons deux minutes les dix milles règles diététiques qui polluent notre cerveau. Choisissez selon vos goûts, votre envie, votre appétence du moment. Ces aliments qu’on diabolise voire qu’on s’interdit une bonne partie de l’année perdent de leur caractère hypnotisant si on les considère tels qu’ils sont : juste des foutus aliments, rien de plus. Et une fois le côté « fruit défendu » dissipé, on est parfois surpris de les découvrir pas si bons que ça, finalement.

Troisième conseil : vous n’êtes pas une poubelle

Noël est un cauchemar écologique à tous les niveaux, pouvant pousser tous les Nicolas Hulot du monde à la démission et pourtant on va s’aventurer à demander aux convives d’achever les plats « parce qu’on ne va pas gaspiller quand même ». Vous forcer à finir équivaut à vous considérer comme une poubelle. Ainsi, limitons les intermédiaires : jetons à la poubelle.

Si cela ne peut pas se conserver, bien entendu. Je n’aime pas le gaspillage non plus mais on en revient à ce qu’on mentionnait plus haut : écouter ses sensations alimentaires, c’est juste du respect de soi tout basique.

Vous n’avez plus faim après l’entrée ? Restez à table avec les autres et ne picorez que ce que vous souhaitez. Sautez le fromage si vous voulez du dessert. Ne vous resservez pas pour faire plaisir à la belle-mère qui a passé dix heures en cuisine et qui insiste un peu. Soyons subversifs, que diable.

Ça ne se fait pas ? En fait, on s’en BALEC, vraiment. Je vous assure, ça se passera bien. L’indignation sera de courte durée voire inexistante. Redoublez d’attentions et de compliments pour vos hôtes qui ont cuisiné, ne lésinez pas sur le léchage de bottes « non je ne prendrai pas de saumon, je veux absolument manger de votre FABULEUX gratin », ça n’a jamais buté personne.

Si malgré toutes vos bonnes intentions, vous n’êtes pas parvenu·e à appliquer ces quelques conseils, commencez par vous pardonner. Ensuite, faites confiance à la régulation. Ce mécanisme physiologique va vous ramener à votre poids antérieur aux fêtes en orientant vos appétences sur des choses plus légères, en différant la faim et en envoyant la satiété plus tôt.

Alors c’est certain, j’évoque ici des signaux assez subtils dont l’écoute attentive peut nécessiter un réapprentissage. Si vous attendiez un e-mail de votre cerveau, je regrette de vous décevoir, mais c’est cuit (et pourtant, ça serait tellement cool !).


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