The Expanse, une ambitieuse série de science-fiction, disponible sur Netflix

The Expanse est une ambitieuse série de science-fiction, adaptée du livre L'éveil du Léviathan, diffusée sur SyFy et désormais disponible sur Netflix France.

The Expanse, une ambitieuse série de science-fiction, disponible sur Netflix

Vous avez peut-être déjà entendu parler de The Expanse, diffusée sur SyFy l’an dernier et adaptée du livre L’éveil du Léviathan, premier tome de la saga de James S.A. Corey. Sous ce nom se cache en fait un duo formé par Daniel Abraham et Ty Frank, et les deux ont collaboré à l’écriture de Game of Thrones aux côtés de G.R.R. Martin. Je vous laisse imaginer l’ambition et la grandeur de la saga…

Ne gardons pas le suspense plus longtemps. Si vous aimez la science-fiction, n’hésitez pas à regarder The Expanse. Alors d’accord, ce n’est peut-être pas un Westworld, mais il s’agit ici d’une aventure intergalactique et on est beaucoup plus dans la science-fiction pure et dure que dans l’anticipation.

The Expanse, un Game of Thrones dans l’espace ?

Avant même la sortie du pilote, SyFy présentait son projet avec des adjectifs dithyrambiques, comme un nouveau Battlestar Galactica, un Game of Thrones (forcément) dans l’espace, etc. Alors est-ce que l’adaptation est à la hauteur de ces promesses ? Car The Expanse loge chez SyFy, et leurs moyens sont à des lieux de HBO, même si la chaîne spécialisée n’a pas lésiné sur les sous, avec un budget estimé à presque 6 millions de dollars par épisode.

En soi, le premier tome de Corey a une histoire finie, et la saison 1 de The Expanse suit bien cette intrigue. À voir par la suite mais les aventures spatiales du Canterbury valent pourtant le coup, et la saison 2 promet d’être encore plus réussie. Puis le moment semble opportun, avec un regain d’intérêt pour le genre au cinéma, comme le prouvent Seul sur Mars, Interstellar, et même des séries comme Killjoys ou encore Dark Matter.

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Un point de départ classique pour des enjeux ambitieux dans The Expanse

Les prémices de The Expanse ne brillent pas d’originalité : Miller (Thomas Jane de Hung), un inspecteur alcoolique blasé avec une coupe de cheveux carrément douteuse, va tomber sur la mauvaise affaire et va s’intéresser à une riche héritière fugueuse disparue car son instinct lui dit que la situation cloche. En gros, que derrière ce cas commun se cache un complot bien plus complexe.

Parallèlement, on fait la connaissance de l’équipage d’un vaisseau de transport, des braconniers de l’espace en somme (non, ce n’est pas le Serenity). Le second aux commandes, Jim Holden (Steven Strait) prendra la tête des hommes rapidement après un incident violent. Pour boucler le trio, on rencontre également la Chrisjen Avasarala (Shohreh Aghdashloo), qui n’occupe rien d’autre que le poste de sous-secrétaire aux Nations Unies.

Petit à petit, les enjeux vont apparaître et quand une guerre intergalactique semble sur le point d’éclater entre la Terre, Mars (oui, il y a des Martiens) et la Ceinture, il faudra les moyens nécessaires pour éviter la catastrophe. D’ailleurs, on cerne les enjeux bien plus vite que dans le livre.

Comme dans Game of Thrones, l’intrigue va être éparpillée géographiquement, avec un Holden dans l’espace, un Miller sur différentes planètes et une Avasarala sur Terre.

Mais rassurez-vous, il n’y a pas 36 000 personnages et ils livrent dès le pilote une très belle performance où ils arrivent à intriguer le public à leur manière. Forcément, on a hâte que leurs chemins se croisent, mais on veut aussi qu’ils se construisent chacun de leur côté et comprendre comment ils sont liés.

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Une réussite sur le plan technique pour The Expanse

Mes craintes concernaient principalement la conception des Ceinturiens (et des Martiens), mais au final, ils ont réussi à trouver un juste milieu plutôt malin en respectant suffisamment la description des livres, malgré leurs coupes de cheveux discutables. En les voyant, ils crient de réalisme et on se dit que oui, s’ils vivaient dans cet environnement en apesanteur, nos descendants pourraient tout à fait leur ressembler.

J’avais également peur que le résultat soit kitsch car on n’a plus l’habitude des épopées galactiques après une longue absence de ce genre… Mais les techniques modernes associées à une bande sonore rythmée imposent le ton, ils ont les moyens pour arriver à leurs fins. Puis cela reste une histoire littéralement humaine après tout, on ne se perd pas dans la diversité des races difficilement réalistes.

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Malgré tout, certains plans dans l’espace font dire que les maquettes sont en carton. Mais la volonté de bien faire se ressent de partout, que ce soit sur la Terre futuriste, dans les images détaillées de l’espace et des vaisseaux spatiaux, enfin de la vraie science-fiction ambitieuse.

C’est visuellement beau. Quand on sait que l’univers de The Expanse est hyper intéressant, que ce soit dans le système politique autant que dans son ambiance révolutionnaire (vivement qu’on en sache plus sur l’alliance des planètes extérieures !), eh bien, on s’impatiente en attendant la suite.

Et maintenant, la série est visionnable sur Netflix depuis le 4 novembre dernier ! La saison 2 débutera normalement le 17 janvier prochain sur SyFy.

big-westworld-critique

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Eliantha
    Eliantha, Le 18 novembre 2016 à 22h16

    Aki
    Je suis complètement d'accord sur les Ceinturiens. Visuellement, j'avais vraiment peur de la façon dont ils allaient être transposés à l'écran, et je suis vraiment satisfaite. Et idem pour "Firefly" et BSG haha, c'est vraiment une promesse de "mieux" "The Expanse". En revanche, Miller, je crois que je l'ai préféré dans le bouquin où il est plus tourmenté et obsessif. C'est pour Chrisjen Avasarala que j'ai eu le plus gros coup de cœur aussi :').
    J'ai dû mal m'exprimer, car c'est aussi dans le bouquin que j'ai préféré Miller! :) Surtout...

    Spoiler

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