L’association CARE dévoile un street-art parisien pour la COP21

Du street art pour la COP21, c'est une idée originale et plutôt bien trouvée ! Miss Lu est allée faire pour vous cette balade urbaine et vous raconte.

La COP21, ça peut être vachement plus cool que des discours interminables et des promesses dans le vide. Miss Lu est allée rencontrer l’association CARE (une ONG internationale qui lutte contre les conséquences du changement climatique), responsable de l’évènement Le climat au pied du mur, et vous raconte cette balade urbaine nommée Au fil de l’eau (que vous pourrez faire vous aussi !).

Le street art se mobilise pour la COP21

La COP21, c’est un évènement important qui se tiendra à Paris très bientôt (en décembre 2015). Pour sensibiliser le grand public aux enjeux de cette grande conférence internationale, plusieurs street artists se sont mobilisés pour faire de Paris le terrain de leurs oeuvres. Et ça vaut le coup d’oeil !

Plusieurs street artists se sont mobilisés pour faire de Paris le terrain de leurs oeuvres

Ainsi, tous les samedis jusqu’à la COP21, l’association CARE qui est à l’origine de ce street art engagé vous propose gratuitement une balade urbaine d’environ 30 minutes dans le 19ème arrondissement de Paris. Vous pouvez réserver votre place ici.

En plus, ces marches sont organisées par L’Alternative Urbaine, une association pour aider les personnes en voie de réinsertion. C’est donc une double bonne action !

C’est aux jeunes d’agir !

Il s’agit donc d’une balade au cours de laquelle les fresques de street art ainsi que des initiatives et des associations sont présentées. Ces fresques tournent toutes autour du changement climatique et de ses conséquences. Les street artists se sont exprimés sur quatre droits fondamentaux des êtres humains vulnérables, des droits mis en valeur pour l’exposition : eau, alimentation, habitat, et justice.

Quatre droits fondamentaux : eau, alimentation, habitat, et justice

Pourquoi ? Pour sensibiliser le grand public ! Comme l’a dit l’une des artistes : « on doit tous avoir conscience que c’est important ». Elle a ainsi représenté une goutte d’eau sous forme de pierre précieuse, pour sensibiliser l’opinion publique au problème que cet élément représentera très bientôt pour des milliers de gens, qu’il s’agisse d’un manque d’eau potable, d’inondations ou encore de la montée du niveau de la mer. D’autres ont représenté le problème de l’habitat, celui de l’inégalité des chances…

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J’ai également rencontré Aurélie, la chargée de mission sur le changement climatique pour l’association CARE, à l’origine de ce projet plutôt cool. Elle explique que son travail consiste à intégrer la problématique du changement climatique dans différents projets autour du monde, ainsi qu’à faire du lobbying auprès des ministères — ceci afin de mieux leur transmettre les idées de CARE sur les éléments à faire entrer dans la COP21.

La société doit comprendre et agir, on ne peut pas tout attendre des gouvernements

Avec ce projet, Aurélie a cependant voulu, pour une fois, toucher un autre public: celui des jeunes. « La société doit comprendre et agir, on ne peut pas tout attendre des gouvernements », martèle-t-elle. C’est donc aussi à nous, la nouvelle génération, de nous impliquer dans la lutte contre le changement climatique !

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Le street art est selon elle le meilleur moyen de mettre ces problématiques en lumière : une image en dit parfois bien plus qu’un long discours, surtout qu’il s’agit souvent de thématiques complexes.

La hausse de température générale, due au changement climatique, est prévue pour être de 2°C à 3°C. Il s’agit d’un chiffre qui ne parle pas forcément beaucoup au grand public, mais qui aura des conséquences concrètes pour des milliers de personnes.

Des problèmes… mais aussi des solutions

Durant cette balade urbaine ne sont pourtant pas présentées uniquement les conséquences négatives : on y parle aussi de solutions, histoire de ne pas propager le climato-fatalisme, très présent dans les esprits aujourd’hui (en gros, ça consiste à reconnaître l’inévitabilité du changement climatique, mais à décider de ne rien faire parce que « de toute façon c’est trop tard »).

Et puis, durant cette balade, on obtient également des infos intéressantes sur l’histoire de Paris et son fonctionnement — par exemple d’où vient le système d’acheminement des eaux de la ville ! Enfin, les femmes sont portées au coeur de ces fresques, car elles sont souvent les personnes les plus directement et les plus durement touchées par les conséquences dramatiques du changement climatique.

En somme, on a là une petite balade bien intéressante, et qui rappelle que la lutte contre le changement climatique est l’affaire de tou•te•s !  

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