5 bons films d’horreur qui sont aussi de bons films tout court

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Les films d'horreur n'ont pas toujours bonne réputation. Souvent, on sursaute... mais la qualité cinématographique n'est pas forcément au rendez-vous. Voici une sélection de BONS films qui font peur !

5 bons films d’horreur qui sont aussi de bons films tout court

Les films d’horreur, j’aime pas ça. Je suis turbo-flippée. En plus, le paranormal ça me fait grave stresser, et j’ai toujours un peu peur du noir.

Mais bon, comme presque tout le monde, j’ai vu quelques films d’horreur, en commençant par Ring (Le Cercle), qui m’a BIEN traumatisée à 12 ans et dont le nouveau volet sort ce mercredi 1er février 2017.

Et si j’ai pas mal couiné, je suis aussi parfois sortie du canapé (je vois pas des films d’horreur au cinéma, c’est vraiment tendre le bâton pour me faire battre) avec la sensation d’avoir vu une belle œuvre. En voici une sélection !

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Kaïro, quand les débuts d’Internet inspirent l’horreur japonaise

  • Le choix de Mymy, rédac cheffe adjointe

Kaïro est sorti en 2001, et je l’ai vu pendant mes années lycée, lors d’un cycle sur le cinéma d’Asie du Sud-Est. La flippette que je suis a TRÈS MAL VÉCU ce film… mais au fond, je l’ai bien aimé.

En 2001, l’Internet était bien moins omniprésent qu’aujourd’hui. Il n’y avait pas de smartphones dans toutes les poches, YouTube n’existait pas et Facebook non plus.

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Mais ce nouvel outil générait déjà bien des peurs. Dans Kaïro, l’horreur se glisse dans une disquette, contamine des personnages informaticiens et fait clignoter des ordinateurs de façon effrayante…

Le rythme de Kaïro est très lent, comme souvent dans l’horreur japonaise, et il n’est pas toujours facile de s’identifier aux personnages, un peu déshumanisés par la mise en scène parfois froide de Kiyoshi Kurosawa.

Mais le film fonctionne ! Il fait peur, c’est sûr, mais il fait aussi réfléchir, et propose une réflexion sur la solitude, l’isolement qui serre le cœur.

Kaïro reste très moderne à l’heure où l’addiction aux réseaux sociaux et au « faux bonheur » qu’ils affichent est très critiquée.

Le Projet Blair Witch, film d’horreur culte, mais pas pour rien

  • Le choix de Juliette, rédac mode

Le Projet Blair Witch, sorti en 1999, c’est un des films dont on parle automatiquement lorsque l’on veut citer des oeuvres d’horreur cultes. Il est tellement célèbre, d’ailleurs, qu’il a eu le droit à son remake en 2016.

Mais si ce long métrage est aussi connu, c’est parce qu’il a, à son époque, révolutionné le genre de l’horreur en proposant une réalisation qui nous propulse à la place des protagonistes !

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Caméras au poing, ce sont eux qui nous font avancer dans l’histoire, avec une certaine frustration, puisque comme eux, on ne sait pas tout de l’histoire et de ce qui est arrivé à leurs camarades.

C’est principalement sa réalisation de style found footage qui fait du Projet Blair Witch un grand film pour moi, mais le scénario lui aussi tient en haleine.

Les relations entre les personnages évoluent au fil du long-métrage, tout comme notre scepticisme se casse la gueule… et à la fin, on ne peut plus lâcher notre écran, retenant notre souffle avant de découvrir ce qu’il s’est vraiment passé.

On a envie que tout cela s’arrête, mais on trépigne aussi d’impatience pour connaître le fin mot de l’histoire. Ressentir un tel mélange de sentiments, c’est souvent le signe qu’on regarde un grand film !

10 Cloverfield Lane, un scénario ficelé au poil avec mystère et suspense

  • Le choix d’Aki, flippette en chef rédac ciné/séries

Quand les premières rumeurs sur 10 Cloverfield Lane sont sorties, j’avais tenté de regarder Cloverfield avant d’avoir mal à la tête au bout de 15 minutes et d’abandonner la partie.

Mais je dois avouer que la présence de John Goodman ET Mary-Elizabeth Winstead m’a donné envie de laisser une chance à ce premier long-métrage de Dan Trachtenberg.

Au final, c’est surtout la bande-annonce qui m’a convaincue. Pas de monstre à l’horizon immédiat, pas de plans avec une caméra à l’épaule à outrance… rien de ce qui m’avait distancée de Cloverfield, en somme. Juste un grand mystère.

Que font les personnages dans ce bunker ? Est-ce véritablement la fin du monde dehors ?

Tout au long du film, la tension monte petit à petit, et le spectateur commence à échafauder plein de théories. Je vous rassure : on a la réponse à la fin, sans rester frustré•e.

En tout cas, ce huis-clos est diablement efficace, sans sursauts inutiles mais avec une véritable pression psychologique. À découvrir !

American Nightmare, la dystopie qui fait froid dans le dos

  • Le choix de Chloé, rédac Devenir Adulte

En général, je suis de celle qui sont déçues par les scénario des films d’horreur, dont beaucoup se contentent à mon sens du minimum syndical. Alors même en aimant les jump scare d’amour, je ne suis jamais contre une histoire haletante pour alimenter la gêne des spectateur•trices.

Et en la matière, American Nightmare tient ses promesses.

Déjà, il a droit à un casting aux petits oignons avec dans les rôles-titres Ethan Hawke (Bienvenue à Gattaca, la trilogie Before Sunrise/Sunset/Midnight) et Lena Headey (Cersei dans Game of Thrones).

Question contexte aussi, le film se pose là. Dans un futur très proche, les États-Unis ont réussi à réduire la criminalité à presque 0%, avec une loi élaborée par les nouveaux Pères Fondateurs, la Nuit de la Purge.

Pendant 12h une fois par an, tous les crimes deviennent légaux, ce qui permet à chaque citoyen•ne d’exprimer ses pulsions agressives réprimées le reste de l’année. GLA-ÇANT.

James Sandin, incarné par Ethan Hawke donc, est un concepteur de systèmes de sécurité devenu riche grâce à ses protections spécialement conçues pour résister aux nuits de Purge.

Mais celle de cette année risque de virer au cauchemar (tu l’as ?) quand son fils laisse entrer un étranger…

Si tu n’as pas vu American Nightmare, je t’y invite chaudement, sachant qu’il existe également deux suites du film, qui explorent chacune d’autres aspects du concept.

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Shining, la folie meurtrière filmée par Kubrick

  • Le choix de Marina, rédactrice beauté

Shining c’est l’un des chefs-d’oeuvre de Stanley Kubrick sorti en 1980. Je dis chef-d’œuvre parce que pour moi, il rassemble tout les ingrédients d’un film d’horreur façonné pour me plaire !

On a la folie qui s’immisce petit à petit chez un écrivain en panne d’inspiration (incarné par l’excellent Jack Nicholson que j’adule notamment pour ce rôle), une famille qui vacille et un hôtel mystérieux dans lequel les protagonistes vont être de plus en plus isolés avec l’hiver qui arrive…

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Il y a des plans de ce film qui me hantent encore aujourd’hui. Pas parce que c’est sanglant et insoutenable à regarder, mais juste parce qu’il y a des moments où tu te dis que l’histoire est plausible.

C’est cette frontière très mince entre le film d’horreur complètement mystique et une œuvre qui te fait penser « Et moi, aurais-je pu plonger dans la folie, tout comme Jack Torrance ? » qui fait de Shining un film d’horreur magistral.

Note de Mymy : je me permets de vous conseiller l’hilarant épisode de 2H de Perdues, le plus drôle des podcasts ciné, consacré à Shining ! J’ai tellement ri.

Allez, à toi ! Que tu sois fan de films d’horreur ou que tu n’aies qu’une pépite à conseiller, fais tourner tes œuvres horrifiques préférées dans les commentaires !

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Mymy

Mymy, entre deux bouquins qu'elle chronique parfois en vidéos, est la rédac-chef adjointe/correctrice/community manager de madmoiZelle. Elle aime rester chez elle, les chatons mignons, la raclette du dimanche et les séries télé avec des retournements de situation dedans.

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Commentaires
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  • Candyclown
    Candyclown, Le 12 septembre 2017 à 11h01

    J'ai adoré REC, et aussi Drag me to hell, de Sam Raimi. Et tous les Carpenter sont bons. Oui, tous!
    Et les Dario Argento.

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