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Vie quotidienne

NaNoWriMo, journal de bord d’un échec programmé #4 : l’essentiel c’est de participer

C’est la dernière ligne droite ! Dans seulement quelques jours, le challenge NaNoWriMo prend fin. L’occasion de faire le bilan de l’expérience.

Le premier novembre, le challenge NaNoWriMo a donné son coup d’envoi. L’occasion pour des milliers d’auteurs et autrices à travers le monde de se sortir les doigts du cul pour écrire quotidiennement — et, pourquoi pas, avoir un manuscrit terminé à la fin du mois.

Moi je me suis lancée dans le challenge, comme chaque année, avec la meilleure volonté du monde. Et comme l’indiquait déjà le titre choisi pour cet article hebdomadaire depuis le jour 1, j’ai rapidement échoué.

Le NaNoWriMo, la maladie et moi

Il est temps que je vous l’avoue : j’ai lâché l’affaire avec le NaNoWriMo. Enfin pas tout à fait. Enfin peut-être. Enfin je crois.

Pour tout vous dire, la semaine dernière j’ai passé trois jours au fond de mon lit, le bide défoncé par une gastro, partageant ma couche avec mon mec qui lui aussi souffrait du même mal.

Un homme, une femme, un seul WC, je vous fais pas de peinture, mais c’était pas la joie.

Autant dire que l’écriture n’a franchement pas été ma priorité pendant plusieurs jours — ni la lecture d’ailleurs, à part celle des phrases publicitaires écrites sur les paquets de PQ.

Et puis après, parce qu’un malheur en appelle souvent un autre, j’ai aussi chopé une sinusite doublée d’une bronchite (j’ai d’abord cru que j’avais le Covid, ce qui m’a fait flipper, pleurer, flipper etc). D’aucun répondra que l’un découle de l’autre et il aura sans doute raison, car la gastro m’a fatiguée, et quand on est fatiguée eh ben on chope des merdes.

Fermons le chapitre virus, et entamons celui qui vous amène ici : vu mon état, j’ai cessé d’écrire pendant sept jours.

Sept jours sans aucune ligne tapée sur mon ordinateur, à l’exception de celles que je construis pour mon travail chez Madmoizelle.

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À part dimanche dernier, où je me suis sentie vaguement mieux, et lors duquel j’ai du coup proposé à mon meilleur ami et à mon mec de venir bosser dans un café avec moi.

On s’est alors calés dans un petit salon de thé tout ce qu’il y avait de plus charmant, histoire de s’y mettre sérieusement tout en mangeant des pâtisseries japonaises (qu’on vomirait quelques heures plus tard, la gastro étant opiniâtre).

Mon meilleur pote a bossé tout l’aprèm sur ses projets de graphisme, mon mec a bossé sur sa web-série, et moi je me suis remise à mon roman.

Bosser à plusieurs, ça fait la différence

On ne le dira jamais assez : le nombre aide souvent à la motivation.

Même si le fait d’être plusieurs débouche souvent sur des pauses prolongées lors desquelles on bitche sur le nouveau mec de telle copine, la vérité c’est qu’un environnement rieur, bienveillant et chaleureux permet de bosser certes moins, mais plus efficacement.

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En quelques heures j’avais donc écrit pas mal de pages dont j’étais franchement fière, et avais trouvé de nouvelles pistes narratives grâce à une BD japonaise prêtée par mon meilleur pote et ingérée pendant la pause.

Cette semaine, qui est par ailleurs la dernière du challenge puisque le mois touche à sa fin, j’ai eu du mal à tenir le rythme, écrivant un peu sur mes pauses dej mais sans grande conviction, épuisée par la crève et un peu déçue d’avoir mis le challenge sur pause si longtemps.

Qu’à cela ne tienne, il reste encore 4 jours pleins avant la fin du défi.

4 jours sur 30, c’est déjà ça, et je vais essayer de redoubler d’efficacité pour rattraper ma semaine sans écrire, en allant tous les soirs au bar, taper mot sur mot pendant que mes potes ficèlent leurs projets à eux.

J’ai bon espoir que l’énergie du groupe me pousse à profiter pleinement des derniers jours du challenge.

On peut toujours rêver (qui dit bar dit bières et qui dit bières dit papotages) !

Le principal, c’est de participer

Qu’on se le dise, c’est pas en décembre que j’enverrai un manuscrit terminé à une maison d’édition. Et ça n’est pas très grave !

Déjà, parce que je m’en doutais — étant donné ma régularité à suivre le NaNoWriMo chaque année… Ensuite parce que le principal n’est pas d’avoir tenu le rythme, mais d’avoir participé.

En effet, il n’y a pas vraiment d’enjeu à ce challenge, si ce n’est un défi personnel.

Le NaNoWriMo sert surtout à créer de l’émulation autour de l’écriture et permet à de jeunes auteurs d’enfin se trouver des plages horaires entièrement dédiées à leur art.

L’objectif est de nous booster. Peu importe qu’on réussisse à écrire dix pages, cinq pages, une demi-page tous les jours ou qu’on fasse quelques pauses dans le défi.

Souvent, ce qu’il y a de bien avec ce programme international, c’est qu’il permet d’entamer un projet. Même si on ne le finit pas, son début est bel et bien là. Le fait qu’il existe constitue déjà un progrès en soi.

Alors cette année, contrairement aux années précédentes, je ne culpabilise pas une seule seconde d’avoir mis le challenge en standby pendant quelques jours, parce qu’à mon rythme j’ai quand même réussi à avancer dans mon projet, portée par un défi plus grand que moi et motivée par d’autres autrices qui m’ont partagé leur expérience sur Instagram.

Nul doute que l’année prochaine je ferai encore mieux !

À lire aussi : NaNoWriMo, journal de bord d’un échec programmé #2 — Autosabotage et mauvaises critiques

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